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L’Europe importe désormais plus de voitures chinoises qu’elle n’en exporte là-bas et les marques allemandes en souffrent beaucoup

Pour la première fois de l’histoire, la balance commerciale entre l'Europe et la Chine sur les ventes automobiles a basculé en faveur de cette dernière sur une année complète. Les marques automobiles françaises souffrent beaucoup moins que les allemandes de ce changement d’équilibre.

L’Europe importe désormais plus de voitures chinoises qu’elle n’en exporte là-bas et les marques allemandes en souffrent beaucoup
Le MG ZS Hybrid+, l'un des gros succès chinois chez nous.

Pendant des décennies, le marché automobile chinois a été un formidable vecteur de développement et de croissance pour les marques européennes. Alors que l’Empire du Milieu est progressivement devenu le premier marché automobile mondial devant celui des Etats-Unis, il a permis aux constructeurs allemands d’inonder le pays de leurs voitures depuis la fin des années 90, souvent grâce à des joint-ventures en construisant localement les véhicules avec l’aide d’un partenaire national.

Les autres groupes du Vieux Continent ont également visé le marché chinois, mais avec moins de succès pour des constructeurs comme Renault ou Stellantis. Et maintenant que la part des marques étrangères dans les ventes de voitures neuves baissent continuellement en Chine, les clients favorisant désormais les marques nationales y compris sur le segment des véhicules « premium », la balance commerciale entre la Chine et l’Europe a basculé pour la première fois à l’avantage du second pays le plus peuplé au monde.

6 milliards d’euros de déficit

En 2025, les ventes de voitures neuves européennes et de pièces vers la Chine ont représenté 16 milliards d’euros comme le détaillent les chiffres du cabinet EY, en baisse de 34 % par rapport à 2024. Dans le même temps, les importations chinoises en Europe ont grimpé de 8 % à 22 milliards.

Il y a donc un déficit commercial de 6 milliards d’euros en 2025, chiffre vertigineux quand on se rappelle que l’Europe bénéficiait d’un excédent de 23 milliards d’euros en 2019. Et ce chiffre doit naturellement grossir lors des prochaines années puisque l’Europe importe de plus en plus de voitures chinoises alors qu’elle en vend de moins en moins dans le pays.

Les marques allemandes souffrent vraiment

Dans le contexte actuel, les marques automobiles françaises peuvent presque s’estimer heureuses de ne pas dépendre plus que ça de ce marché chinois qu’elles n’ont jamais réussi à pénétrer. Car pour les Allemands, c’est une véritable boucherie : en 2024, la Chine restait pour eux le second plus gros marché mondial du monde. Il n’était plus que le sixième en 2025, avec des volumes divisés par deux par rapport à 2022 (13,6 milliards d’euros l’année dernière contre 30 milliards trois ans plus tôt).

Ces chiffres des marques automobiles allemandes en Chine expliquent en partie tous les mauvais résultats financiers publiés récemment par Volkswagen (y compris Porsche), Mercedes ou même BMW qui parvient à limiter la casse grâce à de bonnes performances sur les autres marchés.

Les Chinois accélèrent en Europe

Outre la baisse des ventes de voitures étrangères en Chine, l’augmentation des ventes de voitures chinoises en Europe devrait elle aussi se poursuivre dans les prochaines années. MG et BYD arrivent désormais au niveau de grosses enseignes historiques comme Nissan ou Fiat et profitent avant tout du succès de leurs modèles hybrides à bas coût, désormais attaqués par de nouveaux acteurs comme Jaecoo. Les marques chinoises ont vendu 6 % des voitures neuves en Europe sur l’ensemble de l’année 2025, mais cette part de marché a fortement augmenté ces derniers mois (elle était par exemple de 9,5 % en décembre 2025 et vient encore d’augmenter de 8 % sur le mois de février 2026 par rapport à février 2025).

Sachant que le marché automobile chinois baisse aussi pour ses acteurs locaux depuis quelques mois, l’Europe est devenue une priorité pour toutes les marques de l'Empire du Milieu. Entre BYD, SAIC, GAC, Chery ou encore Geely, qui va s’en sortir le mieux chez nous à moyen terme ?

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