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Le patron d'Audi ne veut pas de SUV, et relativise les problèmes des constructeurs

Dans Economie / Politique / Personnalités

Le patron d'Audi ne veut pas de SUV, et relativise les problèmes des constructeurs

Dans une interview sur sa vision de l'avenir de l'automobile, Markus Duesmann, le patron d'Audi, a profité de l'occasion pour préciser qu'il "n'avait pas besoin de SUV".

Markus Duesmann a livré une interview pleine de bon sens et d'objectivité au Süddeutsche Zeitung. Celui qui a fait ses armes chez BMW est, depuis avril 2020, le patron d'Audi. Et sa vision de l'automobile est nettement plus affirmée et moins policée que celle de ses prédécesseurs, peut-être parfois un peu trop sur un discours visant à rassurer les investisseurs.

Ce n'est visiblement pas le cas de Duesmann. L'homme avait déjà annoncé ces derniers mois que l'industrie automobile n'avait pas besoin de subventions supplémentaires ou de crédits d'Etat pour survivre à la crise actuelle. "Presque toutes les entreprises - fabricants et fournisseurs - peuvent survivre", selon lui. Il va même plus loin : "je n'ai pas toujours été ingénieur et manager, j'ai été batteur, c'est pourquoi je connais encore le monde normal : s'il n'y a pas de concerts, aucune bière n'est vendue, alors tout meurt. Regardez également combien de magasins doivent fermer définitivement. Cela me fait très mal. C’est tragique. Il n'est pas tragique que nous ayons 10 % de volume de ventes en moins. Nous pouvons faire face à cela. Par conséquent: je considère qu'il est présomptueux de continuer à promouvoir l'industrie automobile". 

L'interview, réalisée au domicile du patron d'Audi, montre un personnage passionné par les deux roues (beaucoup de BMW), et par la personnalisation. Certaines marchent au protoxyde d'azote. Duesmann aime mettre la main à la pâte...

Le SUV ? Très peu pour lui

Une marque qui dispose d'un catalogue composé en grande partie de SUV se doit, logiquement, d'avoir un patron au diapason de cette politique de produits. Mais Duesmann reconnaît que ce type de véhicule subit une forte "pression" et que les prochains projets d'Audi ne seront pas des véhicules surélevés, mais des voitures plus compactes.

"En Europe, le SUV suscite parfois des craintes en raison de sa taille. Les véhicules sont certes meilleurs (qu'avant) dans les accidents de piétons, mais ils semblent incompatibles avec les villes étroites. C'est pourquoi je comprends parfaitement quand il y a de la pression. C'est aussi pourquoi nous regardons comment nous développons d'autres concepts."

La question suivante amène toutefois une réponse plus personnelle. Le journaliste demande à Markus Duesmann si le patron d'Audi veut pouvoir "rouler en hauteur". L'intéressé dit ceci : "non, je n'ai pas besoin d'un SUV, je n'en conduis pas".

Le "risque Tesla

Duesmann avoue qu'il surveille ce que fait Tesla, tout comme son patron Herbert Diess, le PDG du groupe Volkswagen. La machine géante allemande est d'ailleurs en train de subir une métamorphose, avec une déconstruction de la production par "secteurs" au profit d'un ensemble plus flexible, porté sur l'informatique, les nouvelles technologies et les nouvelles mobilités.

"Selon tous les scénarios que nous avons établis, du pire des cas au meilleur des cas, rien de plus que le démantèlement prévu (d'une usine) n'est nécessaire. Et le concurrent Tesla est toujours pris en compte. La seule chose que nous n'avons pas dans notre plan est la pandémie numéro 2". Markus Duesmann répond ici à une question sur le risque que Tesla vole peu à peu des clients à Audi en Europe avec la nouvelle usine du constructeur américain, qui va voir le jour dans les prochains mois du côté de Berlin.

Un PDG bien trop occupé

En plus d'être le patron d'Audi, Markus Duesmann est aussi directeur du développement et directeur des logiciels du groupe Volkswagen, responsable des affaires en Chine, et directeur des conseils de surveillance de Lamborghini et Ducati. Alors forcément, sa montre connectée n'arrête pas de sonner. Lui-même reconnaît qu'il est ici à ses limites physiques et intellectuelles, et qu'il est obligé de "déléguer" et de "faire confiance" à d'autres. Une notion de confiance qui semble amuser le journaliste allemand, lequel pointant la culture très "rigide" et parfois tendue au sein du groupe VW, où la confiance n'est clairement pas le maître mot.

Duesmann l'assure, il est capable de travailler une semaine pleine, et faire un nombre d'heures important pour se libérer totalement le week-end. Enfin... presque : si Herbert Diess l'appelle, il "répondra, évidemment".

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Commentaires (39)

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Etonnant mais bienvenu, ce discours.

Par

Effectivement !

Mais ça n'est pas son avis qui fait la tendance du marché, et il devra la suivre quelle qu'elle soit; bref, si le client continue à vouloir du SUV, il fera alors du SUV !

Par

Discours un peu facile et démagogique. Dans la palette produits d‘Audi il y a tous les SUV imaginables. Je me demande bien quel genre de SUV ils pourraient encore développer.

Sachant que de nombreux SUV notamment électriques sont à suivre: eQ5, eQ6 clones du Macan, Q4 étron sur base MEB.

Tout le monde sait que la hausse de l‘autonomie passe par des voitures plus profilées, plus aérodynamiques. La mort du SUV est déjà programmée et pas que par Audi. Les SUV ne ne sont là que pour satisfaire un client encore demandeur de ce type de carrosserie et générateur de marges plus élevées pour les constructeurs.

Par

En réponse à BigL

Etonnant mais bienvenu, ce discours.

Oui....enfin.... quand tu lis l'article, la phrase est " non, je n'ai pas besoin d'un SUV, je n'en conduis pas".

Pas idiot au point de couper la branche sur laquelle s'épanouissent les bourgeons les plus rentables de l'activité de la boite dont il a la gestion.

Sino, il va vite être éjecté et retourner à sa batterie le gars Markus...

Par

Il ne veut pas de SUV chez Audi?

Ben, il a du taf devant lui, alors... en commençant par supprimer... l'E-Tron.

Par

« La machine géante allemande est d'ailleurs en train de subir une métamorphose, avec une déconstruction de la production par "secteurs" au profit d'un ensemble plus flexible, porté sur l'informatique, les nouvelles technologies et les nouvelles mobilités. »

Bon’ chance :wink:

Par

En réponse à roc et gravillon

Oui....enfin.... quand tu lis l'article, la phrase est " non, je n'ai pas besoin d'un SUV, je n'en conduis pas".

Pas idiot au point de couper la branche sur laquelle s'épanouissent les bourgeons les plus rentables de l'activité de la boite dont il a la gestion.

Sino, il va vite être éjecté et retourner à sa batterie le gars Markus...

Au-delà des actions, entendre un discours digne de la situation qui ne brosse ni les clients de SUV ni les actionnaires dans le sens du poil est déjà bon à prendre.

Dans le même temps, nos patrons français encore à chouiner dans les jupons de l'état pour des réseaux de recharge, des primes, des normes assouplies, des prêts garantis, etc.

Par

Si Bentley, Ferrari et Rolls se sont fendus d'un SUV ce n'est pas par passion pour ce type de carrosserie...

Par

En réponse à BigL

Au-delà des actions, entendre un discours digne de la situation qui ne brosse ni les clients de SUV ni les actionnaires dans le sens du poil est déjà bon à prendre.

Dans le même temps, nos patrons français encore à chouiner dans les jupons de l'état pour des réseaux de recharge, des primes, des normes assouplies, des prêts garantis, etc.

Dans la gamme Audi, il y a plus de SUV que d‘autres carrosseries. Et il est prévu qu‘il y en ait plus encore! Les beaux discours n‘engagent que ceux qui les croient, le bas peuple. Les actionnaires peuvent être rassurés, ne vous en faites pas pour eux.

Par

Plutôt facile de dire qu'on peut se passer des SUV quand ce type de véhicule représente 50 à 60% des ventes de la marque. C'est juste une dépendance économique aux enclumes hautes sur pâtes, c'est tout.

Sans les SUV, la gamme Audi serait franchement réduite, reste les exceptions avec les modèles S et RS encore exceptionnels (à mes yeux).

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