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Les constructeurs peinent pour baisser leurs émissions de CO2 : SUV et moteurs essence en cause ?

Les émissions moyennes de CO2 en 2019, soit 112 g/km, sont restées stables par rapport à 2018. Ce qui est déjà une mauvaise nouvelle en soi, avec une échéance 2021 qui fixe un seuil maxi à 95 g. Mais pire, de nombreux constructeurs font face à une hausse de leurs émissions moyennes. La cause semble assez claire : le retour en force des moteurs essence, moins vertueux sur ce point, et la mode des SUV.

Les constructeurs peinent pour baisser leurs émissions de CO2 : SUV et moteurs essence en cause ?

Les objectifs sont clairs et établis depuis quelques années déjà. Les constructeurs automobiles européens, et ceux qui vendent en Europe, devront respecter une moyenne d'émission de CO2 de 95 g pour 95 % de leur flotte en 2020 et pour 100 % en 2021. Avec quelques pondérations, mais c'est le principe. En cas de non-respect de cette obligation, des sanctions financières sont prévues : 95 € d'amende par gramme excédentaire et par voiture vendue. Ce qui pourrait se concrétiser par des amendes extrêmement lourdes pour certaines marques.

Or, après de très nombreuses années de baisse régulière des émissions moyennes, due en majorité à l'amélioration constante des consommations en carburant, la tendance s'est inversée. De 176 g/km en 1995, la valeur est passée à un plus bas de 110 g/km en 2016. Mais depuis, ça remonte : 111 g/km en 2017, 112 g/km en 2018.

Les constructeurs peinent pour baisser leurs émissions de CO2 : SUV et moteurs essence en cause ?

Sauf miracle, les constructeurs n'arriveront pas à respecter les objectifs CO2 de l'Union européenne 

 Et en 2019, c'est resté stable, avec 112 grammes par kilomètre également. Ce qui est déjà une mauvaise nouvelle en soi. La tendance n'est pas orientée dans la bonne direction, au grand désespoir des constructeurs, qui font du coup feu de tout bois pour proposer des modèles plus vertueux (hybrides, hybrides rechargeables, et bien sûr électriques). Encore faut-il arriver à les vendre !

Cette stabilité de la moyenne cache aussi une réalité contrastée. Si certains constructeurs ont réussi à améliorer leur performance, d'autres, et ils sont nombreux, ont carrément vu leur moyenne augmenter, et parfois dans de grandes proportions. Ainsi, sur les 33 constructeurs qui ont vendu plus de 1 000 voitures en France en 2019, 13 ont observé une hausse. Ainsi, Renault passe de 107 à 110 g, Dacia de 117 à 119 g, mais aussi, Ford de 116 à 123 g, ou encore Alfa Romeo de 126 à 141 g (voir tableau) !

Les constructeurs peinent pour baisser leurs émissions de CO2 : SUV et moteurs essence en cause ?

Les moteurs essence et les SUV responsables ?

Comment expliquer ce retournement de tendance ? Les causes sont en réalité bien connues et déjà maintes fois évoquées. En premier lieu, c'est la désaffection du diesel et le retour en grâce des moteurs essence qui est responsable. C'est un fait immuable, à niveau de puissance équivalent, un moteur essence émet plus de CO2 qu'un moteur qui fonctionne au gazole. En 2008, le diesel représentait 3 ventes sur 4. En 2017, déjà moins d'une vente sur deux. Et en 2019, le diesel ne représente plus que 34,1 % des ventes, et l'essence 57,9 %, le reste étant des hybrides, rechargeables ou non et des électriques. Mais ces derniers n'arrivent pas encore à compenser la percée des moteurs 100 % essence.

 

Par ailleurs, autre cause, le boom des SUV, urbains, compacts ou gros. Leur succès ne se dément toujours pas. Ils sont passés de 9 % de part de marché en 2010 à 38 % en 2019 ! Leur masse légèrement plus importante, leur aérodynamique moins favorable les rend très légèrement plus gourmands en carburant et donc plus émetteurs de CO2, ce qui accentue encore la mauvaise tendance.

 

De quoi, donc, donner des sueurs froides aux constructeurs (sauf Tesla, Toyota et Smart, qui avec leur gamme électrique ou hybride, sont déjà dans les clous), qui voient se profiler le spectre de grosses amendes, à moins que les ventes d'hybrides et d'électriques décollent (très) très vite cette année et l'année prochaine. Car, par exemple, chaque modèle électrique vendu compte pour deux dans le calcul de la moyenne de CO2 émis. Si l'on en tient compte, Renault passe déjà de 110 g/km à 105 g/km. Mais ça, ce sont les acheteurs qui vont le déterminer. L'incertitude est donc grande.

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