Les garagistes sont-ils de plus en plus malhonnêtes ?
Le dernier rapport de la DGCCRF au sujet des garagistes n’a rien de réjouissant, bien au contraire. Il note une augmentation des entorses commerciales, mais cela n’explique pas forcément qu’ils sont plus nombreux à vouloir nous arnaquer. Explications.

« Serruriers, plombiers, garagistes, tous les mêmes ! » Vous avez forcément entendu ce genre de remarque. S’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, il faut avouer que certains acteurs nuisent à l’image de toute une profession, et les garagistes n’y échappent pas.
Le dernier rapport de la DGCCRF a de quoi inquiéter. Publié ce jeudi 4 juin, il indique qu’en 2024, « près de 40 % des 1 600 établissements contrôlés (concessionnaires automobiles, garages indépendants ou non, centres auto franchisés) ont présenté des manquements faisant l’objet de suites correctives et répressives. » La plupart du temps, il s’agit de défauts d’information sur les prix avec des tarifs incomplets ou illisibles ou, plus grave, des pratiques commerciales trompeuses avec des prix facturés au consommateur plus élevés que ceux annoncés.
Les sanctions sont tombées : 500 injonctions de mise en conformité, plus de 220 procès-verbaux administratifs ou pénaux et plus de 580 avertissements.
Des contrôles mieux ciblés
Cette enquête révèle 40 % de manquements (sur 1 600 établissements), un chiffre en hausse de 10 % par rapport à celle effectuée en 2022 (30 % sur 1 400 garages). Les garagistes sont-ils de moins en moins sérieux ?
En réalité, la DGCCRF a davantage ciblé les professionnels problématiques et précise que « la hausse du taux de suites correctives et répressives ne reflète pas un taux représentatif de la moyenne du secteur, mais peut traduire un meilleur ciblage. »
L’année dernière, la plateforme Signal Conso a reçu plus de 10 000 signalements concernant l’entretien et la réparation automobile. En ciblant encore davantage, les chiffres du prochain bilan pourraient être supérieurs. Point positif, les professionnels se mettent majoritairement à conformité suite à un contrôle, et de façon volontaire.
La DGCCRF est particulièrement vigilante avec ce secteur en rappelant « une augmentation du coût moyen d’une réparation automobile de plus de 20 % entre 2019 et 2023, l’entretien d’un véhicule représente l’un des postes de dépenses les plus importants pour les ménages ».
Faire appel à des pièces de réemploi, ou issues de l’économie circulaire (PIEC) est un moyen de baisser la facture. Pourtant, les enquêteurs ont constaté que « plusieurs professionnels de la réparation ne remplissaient pas leurs obligations d’information des consommateurs » pour l’utilisation de ces pièces. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à en faire la demande.
Enfin, la DGCCRF invite à la vigilance sur ces points :
- Toujours demander un devis ou un ordre de réparation au professionnel
- Prendre le temps de consulter les affichages (prix) et les conditions générales de vente
- Faire attention aux publicités concernant des offres de modification des caractéristiques du véhicule




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