3. Notre avis sur la Porsche 911 Turbo S et son prix

A 275 400€, la Porsche 911 Turbo S coûte quasiment le double d’une 911 Carrera de base (145 500€) et 60 000€ de plus qu’une GT3. A 288 700€, la 911 Turbo S Cabriolet s’impose même comme la version la plus chère de tout le catalogue de la sportive allemande, devant la GT3 S/C (276 500€). Cette 911 Turbo S, donnant hélas accès comme toutes les autres 911 au malus écologique maximal (80 000€ en 2026), atteint désormais le prix d’une vraie super-sportive de chez Ferrari ou Lamborghini (pour ne pas dire supercar) : comptez en comparaison 308 000€ pour une Lamborghini Temerario de 920 chevaux, 287 800€ pour une Ferrari 296 GTB de 830 chevaux ou 232 100€ pour une Mercedes-AMG GT 63 E-Performance hybride de 816 chevaux, moins performante et nettement moins sportive. L’Allemande devient aussi plus chère qu’une Ferrari Amalfi (235 000€ pour 620 chevaux), très raffinée bien que moins performante. Elle surclasse aussi à l’addition une Aston Martin DB12 S de 700 chevaux, plus luxueuse et moins efficace elle aussi.
A retenir : objectivement, la meilleure 911 ?
Fort de mon souvenir de la précédente mouture et de discussions intéressantes avec certains collègues, j’avais hâte de prendre le volant de cette 992.2 Turbo S. Pour moi, il s’agissait assurément de la variante la plus sous-cotée de la gamme de la 911, alliant des performances époustouflantes à une efficacité dynamique très surprenante et une facilité de conduite hors normes chez les voitures de sport de cette puissance. A ces qualités vérifiées, la nouvelle Turbo S ajoute un confort d’amortissement inédit sur la génération 992 et s’impose donc « objectivement » comme la meilleure de toutes les 911 (et probablement même la meilleure GT du marché loin devant la concurrence). J’idéalisais sans doute un peu trop cette auto, malgré tout : elle possède une mécanique proche de la perfection technique et même pas ennuyeuse à utiliser (la sonorité se rapproche de celle des 911 de la série Carrera). Mais quand on sort d’une 911 GT3 à la motorisation uniquement conçue pour le pur plaisir de pilotage et rien d’autre, on se retrouve parfois frustré par les restrictions de la pourtant très bonne boîte PDK. La Turbo ne pourra jamais offrir ce degré de pure extase mécanique et il s’agit vraiment de sa seule limite. Dans tout le reste, elle surclasse la terre entière et paraît mille fois plus polyvalente que les autres machines de son « rang ».
Va-t-elle servir de base à une future GT2 RS dont les performances pourraient atteindre de nouveaux sommets avec une telle mécanique et un châssis radicalisé ? Dans le même temps, la GT3 RS pourrait elle aussi prochainement devenir une « Turbo » en renonçant à son flat-six atmosphérique ! Et d’une certaine façon on comprend pourquoi Porsche ne propose pas des pneus encore plus tendres sur cette 911 Turbo S : ses chronos sur circuit seraient trop embarrassants pour les GT3 atmosphériques à la vocation de pures pistardes…
Caradisiac a aimé
- Le confort en nette amélioration et la polyvalence imbattable
- Les performances colossales
- Le plaisir de pilotage et l’efficacité sidérante
Caradisiac n’a pas aimé
- La boîte PDK trop restrictive en mode manuel
- Le prix qui atteint lui aussi des sommets
- Pas possible d’avoir des pneus semi-slick
Photos (44)
Sommaire




Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération