Oui, le prix des carburants a vraiment baissé, mais risque de remonter à nouveau ! N’attendez plus pour faire le plein
Le cessez-le-feu en Iran accompagné du déblocage du détroit d’Ormuz a fait baisser le cours du baril de pétrole. Et oui, la baisse des prix à la pompe attendue a bien eu lieu. Hélas, ils pourraient remonter aussi sec, et voici pourquoi.

Mardi 7 avril 2026. Après moult rebondissements, les Etats-Unis (avec l’aval d’Israël) et l’Iran se mettent d’accord pour un cessez-le-feu de deux semaines dans le conflit qui opposent leurs pays. Une baisse de la tension qui s’accompagne d’un déblocage partiel du détroit d’Ormuz, dont la fermeture avait provoqué, tous les automobilistes l’avaient constaté, une tension sur l’approvisionnement mondial en pétrole brut et un bond aussi rapide que spectaculaire du prix des carburants dans les stations.
Cette trêve a été très bien accueillie, sans surprise, par les marchés mondiaux, et le prix du baril de pétrole (brent) a rapidement chuté, passant d’un maximum à 112 dollars le 20 mars 2026, à 94 dollars le 10 avril, soit - 16 %. Une baisse que le gouvernement d’Emmanuel Macron a souhaité voir se répercuter rapidement au niveau des prix à la pompe.
Ainsi, on annonçait une baisse rapide de 5 à 10 centimes sous 2 à 3 jours, soit avant le 10 avril. Mais est-ce que cela a bien été le cas ? La réponse est oui. Les distributeurs ont joué le jeu. Et même si les baisses sont toujours moins promptes à arriver que les hausses, tous les carburants ont bien baissé dans des proportions assez importantes.

Dans les faits, après un pic record enregistré le 8 avril 2026, avec un gazole à 2,39 €, un SP95-E10 à 2,024 €, un SP95 à 2,073 €, un SP98 à 2,105 €, un E85 à 0,843 € et un GPL à 1,046 €, la décrue s’est vite amorcée.
Et aujourd’hui 13 avril 2026, le gazole s’affiche en moyenne à 2,246 €, soit une baisse de 14,4 centimes (- 6 %). Le SP95-E10 a moins baissé mais s’affiche à 1,968 € (moins 5,6 centimes, - 2,8 %). Le SP95 tombe à 2,038 €, soit - 3,5 centimes (- 1,7 %). Le SP98 passe à 2,019 € (moins 8,6 centimes, soit - 4,1 %). Quant aux E85 et GPL, ils affichent respectivement 0,849 € et 1,026 €, soit une hausse de 0,6 centime pour le premier et une baisse de 2 centimes pour le second.
Les effets attendus ont donc bien été là et ont soulagé quelque peu le portefeuille des automobilistes, sans toutefois, évidemment, revenir aux tarifs d’avant le début du conflit. Mais certains, pas encore à court de carburant, ont attendu et attendent encore avant de remplir le réservoir, espérant que les tarifs baissent encore.
L’échec des négociations entre Iran et USA fait repartir à la hausse le pétrole !
Hélas, leur patience pourrait n’avoir servi à rien. En effet, ce dimanche 12 avril, les négociations entre l’Iran et les USA, menées au Pakistan à Islamabad, ont tourné court. Le Vice-président de Donald Trump, JD Vance, a donné une conférence de presse annonçant l’échec des discussions entre les deux pays, Téhéran refusant selon lui de renoncer à la bombe nucléaire. Et l'armée américaine a annoncé dans la foulée un blocus des ports iraniens, prévoyant toutefois de laisser la voie libre aux navires ne faisant que passer dans le détroit d'Ormuz, sans passer par les ports iraniens.

Les marchés ont immédiatement réagi, et le baril de brent a, après une baisse continue du 6 au 10 avril, à nouveau bondi, repassant bien au-dessus du seuil des 100 dollars. Il s’affichait ce matin à 102,26 dollars. Et il y a fort à parier que les prix vont en conséquence à nouveau remonter dans les prochains jours, ou du moins ne plus baisser.
Un nouveau coup dur à venir a priori pour les automobilistes, donc. Et une trêve qui aura été de courte durée dans la série des prix record du carburant chez nous (et ailleurs).




Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération