Pourquoi l’immobilisation des voitures électriques au garage turlupine les professionnels ?
Moins cher à utiliser, plus cher à réparer. L’inflation des coûts d’intervention et d’immobilisation des véhicules électriques par rapport à leurs équivalents thermiques oblige les professionnels à adapter leurs budgets prévisionnels.

S’ils séduisent par un coût d’usage maîtrisé, le poste réparation des voitures électriques en cas d’accrochage dépasse largement celui de son équivalent thermique.
Cette inflation portée par la complexité technologique, la durée d’immobilisation et le manque de pièces génériques pèse financièrement sur les gestions de flottes.
Un surcoût de 20 %
La récente étude de la plateforme technologique DinGo est éloquente. Réparer la carrosserie d’un véhicule électrique coûte en moyenne 20 % plus cher que son équivalent thermique.
Dans le détail la facture s’alourdit d’environ 700 dollars pour un véhicule particulier. Le surcoût atteint même un pic de 2 000 dollars pour le passage en atelier d’un VUL.
Ce résultat est largement partagé. L’observatoire 2026 de l’association Sécurité et Réparations Automobiles (SRA), l’organe référence des assureurs en France, relève de son côté un surcoût moyen de remise en état d'un véhicule électrique après une collision de 15 %.
Les causes de l’inflation
Le poids et la structure des véhicules sont les premiers éléments en cause. Plus lourds que leurs équivalents thermiques les BEV, l’énergie cinétique lors du choc aggrave les dommages structurels du véhicule. Par ailleurs l’aluminium utiliser pour alléger la structure du véhicule coûte également plus cher à remplacer. Comme un VE classique en contient 67 % de plus qu’un modèle thermique (283 kg vs 169 kg), la facture à tôt fait de s’envoler.
La nature même de l’énergie électrique bouscule l’économie du temps de réparation. Intervenir sur une carrosserie abritant un système à haute tension exige une « consignation » (mise en sécurité) préalable du véhicule, facturé en main-d’œuvre.
Le délai d’immobilisation en question
Enfin la dépendance logistique, plombe un peu plus le budget réparation. Majoritairement réparés dans les réseaux constructeurs, les ateliers commandent prioritairement des pièces neuves de la marque automobile, plus cher que son équivalent standard.
Au-delà du seul montant des devis, les gestionnaires de flottes doivent composer avec un ennemi pernicieux, synonyme de perte d’exploitation : le temps d’immobilisation du véhicule. En moyenne un véhicule électrique passe 1 à 3 jours de plus au garage qu’un thermique à dommages similaires.
Pour limiter l’impact de ces inconvénients, les gestionnaires négocient avec leurs loueurs et les réseaux d’assistance des engagements stricts sur le temps de prise en charge, avec l’intégration systématique d’un véhicule de remplacement.




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