Pourquoi un van est 1 000 fois préférable à un fourgon ou un camping-car
Autoroute plus chère, consommation plus élevée, entrée des villes souvent interdite : le camping-car n’a pour seul avantage que ses m2 supplémentaires à bord. Passage en revue des avantages des vans, et des inconvénients de leurs gros cousins.

Propriétaires d’un gros camping-car, que ce soit une capucine, un fourgon ou un Intégral, voir d’un fourgon aménagé, ne lisez pas ce qui suit. Au mieux vous jugerez ces arguments de mauvaise foi, au pire vous regretterez votre achat.
Mais tout de même, objectivement, qu’est ce qui peut bien pousser un amateur de vanlife à choisir un bon gros engin pataud plutôt qu’une roulotte plus petite et autrement agile ?
Un budget incomparablement inférieur
Inutile d’évoquer le prix de départ, car entre un van façon Citroën Holidays et un Mercedes Marco Polo, les différences sont sensiblement similaires à ceux en vigueur dans l’automobile, passant du simple au triple. Il en va de même pour les camping-cars ou un Niesmann-Bischoff sera beaucoup plus cher qu’un simple Chausson profilé.
Mais en parlant de prix, examinons ce que consomme un van vs un camping-car. Conçu sur la base d’un utilitaire de taille moyenne (un peu plus de 5 m), le premier consommera, en moyenne, 8 1/100 km, alors que le gros engin, quant à lui, oscillera entre 10 et 12 1. De quoi réfléchir par ces temps de gazole élevé.
Une fois le plein effectué, prenons l’autoroute. Un van, sauf exception, ne dépasse pas les deux mètres de haut. Résultat, au péage, il reste en catégorie 1, alors qu’un camping-car, plus haut et pouvant atteindre 2,80 m, passe en catégorie 2. La différence se ressent au moment de l’addition. Sur un Paris-Nice, il en coûtera 80 euros pour un « petit » van et 130 pour un fourgon ou un camping-car.
Certes, quand on aime on ne compte pas. Mais on apprécie de passer partout. Or, de nombreuses communes interdisent purement et simplement l’accès de leur centre vile aux camping-cars et plus encore leur stationnement.

Rien de tel pour les vans qui, après tout, ne se différencient absolument des utilitaires dont ils sont originaires, du moins visuellement. Et aucune ville française n’interdisant l’accès de leurs artères aux VU, ils ne le font pas plus pour les vans.
Ces derniers peuvent également stationner ou bon leur semble et rien n’empêche leur propriétaire d’y dormir. À condition, bien sûr, de ne pas déployer le toit dépliable, de ne pas sortir la table les chaises et l’auvent sur le trottoir pour se faire un petit barbecue.
Le camping-car, en revanche, est prié de rejoindre ses congénères sur une aire, souvent payante, prévue à cet effet ou, plus traditionnellement, dans un camping. Mais la vanlife, et tous ses adeptes le revendiquent, est avant tout destiné à s’arrêter ou l’on veut, sans contrainte. Pas vraiment l’usage d’un gros engin encombrant qui, en plus, aura quelques soucis à s’aventurer hors des routes goudronnées et balisées.
Trois fois plus de surface dans un camping-car
Bien sûr, les camping-cars ont quelques atouts à faire valoir. Leur surface moyenne d’habitation peut atteindre les 15 m2, alors qu’un van se contente généralement de 5 m2. La cuisine et la douche sont souvent minuscules et pour aller se coucher il faut faire son lit et le déplier. Soit, mais la vie au grand air et ses activités se passent plutôt à l’extérieur.
Mais si l’on préfère prendre ses aises et vivre en camping « comme à la maison » on choisira le camping-car. Et pourquoi pas, dans ce dernier cas, opter plutôt pour une caravane ? Car elle coûte beaucoup moins cher qu’un gros engin, offre la même surface habitable et, une fois au camping, lorsqu’elle est posée, on dispose librement de sa voiture pour aller ou bon nous semble. On peut même se garer dans les centres-villes interdits aux camping-cars.




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