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Réouverture des concessions: la pression sur l'État augmente

Dans Economie / Politique / Social

Olivier Pagès

A l'heure où les usines automobiles commencent à faire repartir leurs chaînes de production, de plus en plus de voix se font entendre pour l'ouverture des concessions se fassent le plus rapidement possible, au risque de plonger le secteur dans une crise longue et durable.

Réouverture des concessions: la pression sur l'État augmente

Après l'usine de Toyota à Valenciennes, c'est maintenant au tour de Renault de remettre en route progressivement son outil de production. Pour cela, les constructeurs se sont adaptés et ont mis en place des processus de protection pour les salariés.

Produire c'est bien, mais il faut également vendre et là ce n'est pas encore gagné. En effet, on ne connaît pas pour l'instant la date officielle d'ouverture des concessions. Alors certes, certains ateliers ont continué leur activité pour dépanner notamment les véhicules d'urgence, mais les points de vente sont fermés. Certaines marques se sont organisées à l'image de Citroën qui propose l'achat en ligne avec livraison à domicile mais ce phénomène n'est pas généralisé et représente une activité bien inférieure à la moyenne.

Devant ce constat, la majorité des syndicats de PSA (FO, CFE-CGC, CFTC, CFDT représentant plus de 80% des salariés du groupe) ont demandé au gouvernement de " mettre en œuvre rapidement les premières mesures de relance de notre secteur d'activité" . Cette intersyndicale souhaite que l'État permettre l’ouverture des concessions "dès les premiers jours de mai". "C'est cette étape qui nous permettra d’effectuer les livraisons encore bloquées et de recueillir les demandes commerciales si nécessaires à la création d'activités dans nos sites industriels", écrivent les représentants syndicaux.

Une opinion partagée également par la Fiev (Fédération des équipementiers) qui estime que les stocks totaux de voitures neuves dans les parcs en France, toutes marques confondues, "équivalent à quatre mois de production". Fabriquer c'est bien, mais il faut surtout vendre, au risque de devoir gérer, après le Coronavirus, une autre crise liée à la surproduction qui pourrait avoir également de conséquences très graves sur l'emploi.

Il ne reste donc plus qu'à attendre les annonces du gouvernement qui devraient avoir lieu la semaine prochaine.

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