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Un gros coup de jus qui n’empêche pas le marché des flottes de disjoncter

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

Le marché des flottes termine le mois de septembre en baisse de 4 %. Alors que les entreprises immatriculent toujours moins de voitures en propres, les loueurs longue durée parviennent à tirer leur épingle d’un marché en berne, dominé par l’électrique.

Un gros coup de jus qui n’empêche pas le marché des flottes de disjoncter
Depuis début 2026 les immatriculations des BEV se sont envolées de + 72 % dans les flottes d'entreprise ©L'ALSACE/MAXPPP

Grisaille et sérieux coup de frais. Pour les flottes c’est l’automne avant l’heure. Les entreprises, de plus en plus perplexes face à une équation économique complexe, serrent les dents et le portefeuille.

Les immatriculations des flottes reculent de 4 % en septembre (60 742 immatriculations). Un résultat qui aurait pu être bien pire si les loueurs longue durée ne venaient à la rescousse du marché.

Un marché porté par les loueurs longue durée

Les entreprises hésitent toujours et encore à renouveler leur parc en propre (- 8 %). Seuls 19 000 véhicules ont été mis à la route sur le mois via ce canal. Soit à peine 12 % du marché national, selon les chiffres de AAA Data.

Frileuses, elles préfèrent s’en remettre aux leasers. ceux-ci voient leurs immatriculations progresser de 10 % (19 862 mises à la route) et grappiller ainsi 13 % de parts de marché.

Le tout électrique s’impose par décret et calcule

Contraintes par les quotas de la LOM, la taxe incitative et l’impératif d’alléger le coût total de détention (TCO), les grands comptes basculent massivement vers les modèles à batteries.

Avec une croissance 57 % en septembre, la part de l’électrique sur les neuf premiers mois de 2026, atteint 33,8 % sur l’ensemble des flottes (VP + VUL) et plus de 43 % sur le seul créneau de véhicules particuliers. Sur les neuf premiers mois de l’année, les immatriculations des BEV s’envolent de + 72 %. Depuis le printemps il s’immatricule chaque mois davantage de modèles électriques que d’hybrides ou de thermiques.

Hier carburant roi, le diesel (-17,25 % et 30,8 % de PDM) ne représente plus qu’une part résiduelle (3,97 %) du marché des voitures particulières. Seuls les VUL lui permettent de revendiquer péniblement 30 % des immatriculations à professionnels.

L’utilitaire et l’attentisme

Si les voitures particulières parviennent à préserver leurs volumes mensuels (+ 0,36 % en septembre 39 337 unités), les véhicules utilitaires s’effondrent littéralement (-11 % en septembre).

Outil de travail des flottes d’entreprises, le VUL subit les arbitrages d’investissement. Face aux incertitudes conjoncturelles, les entreprises préfèrent reporter le renouvellement de leurs modèles et prolonger les contrats de location.

Les entreprises confirment leur transition énergétique. Mais celle-ci, menée à marche forcée se paie au prix d’un renouvellement contraint, de plus en plus externalisé.

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