Véhicules électriques : est-ce enfin le moment de tourner la page du moteur thermique ?
Le bilan des ventes du mois d’août l’a encore prouvé : les véhicules électriques deviennent de plus en plus présents sur le marché automobile européen, notamment grâce à une différence de prix de plus en plus favorable entre les véhicules électriques et thermiques.

L’électrique bat des records en termes de parts de marché des véhicules particuliers (VP). En effet, durant ce mois d’août 2026, le marché des VP a vu la part des ventes de véhicules électriques monter en flèche. L’électrique représente désormais 38 % du marché automobile français, soit une hausse de 3 % par rapport au mois de juillet 2026.
Cette évolution n’est pas notable uniquement à l’échelle nationale : elle est également remarquable à l’échelle européenne. En 2025, la forte demande pour les véhicules électriques a littéralement transformé la production automobile. Selon le Conseil international pour les transports propres (ICCT), la production de voitures à moteur à combustion est passée de 91 % en 2020 à 72 % de la production totale en 2025, tandis que celle des véhicules électriques à batterie représente désormais 19 %. Cela s’explique notamment par une chose : les écarts de prix.
La chute des coûts de production
À l’heure actuelle, les véhicules électriques deviennent de plus en plus accessibles par rapport aux véhicules thermiques, notamment grâce à leur prix de vente initial, qui ont fortement évolué depuis 2020. En effet, d’après l’ICCT, les coûts initiaux des voitures électriques à batterie ont diminué de 18 % entre 2020 et 2025 en Allemagne, tandis que ceux des voitures thermiques ont augmenté de 2 % sur la même période.
La baisse des coûts initiaux de ces véhicules s’explique notamment par la diminution du prix des batteries. Entre 2020 et 2025, le coût des batteries a chuté de 35 % à l’échelle mondiale. Cette baisse devrait se poursuivre dans les années à venir, selon Peter Mock, directeur de l’ICCT Europe: « Nous avons constaté que les prix des voitures n’ont pas baissé aussi rapidement que les batteries l’ont fait, ce qui nous indique qu’il y a encore davantage de possibilités pour que les voitures électriques deviennent moins chères dans les années à venir. »
Un usage moins coûteux
Mais il n’y a pas que le prix de vente initial des voitures électriques à batterie qui les rend plus accessibles que les véhicules thermiques. La différence de coûts énergétiques entre les véhicules électriques et thermiques joue également un rôle important. En effet, dans le contexte actuel, où les prix des carburants sont élevés, les voitures thermiques sont moins avantageuses sur le plan économique.
Marie Rajon Bernard, chercheuse principale à l’ICCT, a notamment déclaré que « les conducteurs de voitures électriques en Europe paient environ un tiers de moins que ceux qui possèdent des voitures à essence ».
En effet, d’après le communiqué de l’ICCT, « les véhicules électriques à batterie chargés avec un mélange de recharge privée et publique étaient 33 % moins chers à conduire que leurs homologues à essence en 2025 dans l’UE, et la crise pétrolière débutée en février 2026 a encore creusé cet écart ».
Et l’ICCT d'ajouter qu'au « début 2026, les coûts énergétiques des voitures à moteur à combustion ont augmenté de 12 % à 36 %, tandis que ceux des voitures électriques à batterie sont restés en grande partie inchangés ».
Tous ces éléments contribuent à la hausse de la part des véhicules électriques sur le marché automobile, à l’échelle nationale, continentale et même mondiale. On en aura prochainement l'illustration dans les allées du Mondial de l'automobile, où l'électrique se taillera la part du lion.



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