Voitures électriques : ce que dit vraiment la dernière grande étude de l’ADEME sur leur impact
L’agence vient de présenter sa dernière étude concernant la voiture électrique. Émissions, usage et coût écologique, voici l’état des lieux de l’aspect écologique de la watture en 2026.

Il ne vous a peut-être pas échappé que les ventes de voitures électriques en France sont en forte augmentation, avec un record absolu atteint en septembre avec 42 % des parts. Les différentes aides à l’achat, l’offre de plus en plus riche de modèles, et surtout la flambée du prix des carburants expliquent cette soudaine transformation du marché.
Pourtant, une question revient souvent : la voiture électrique est-elle vraiment plus écologique, ou plutôt son impact est-il moins important ? À l’issue de deux ans de travaux, l’ADEME y répond en apportant un éclairage plus global sur le VE.
Pour son président, Sylvain Waserman : « Le véhicule électrique plie le match, il est 2,25 fois moins impactant en termes de carbone que le véhicule hybride. » L’étude complète cette affirmation en indiquant que « sur l’ensemble de son cycle de vie, le bilan carbone d’une voiture électrique (en France, compte tenu de l’électricité faiblement carbonée dont nous disposons) est divisé par deux par rapport aux voitures thermiques. »
À noter que la batterie constitue « près de la moitié » de l’empreinte carbone d’un véhicule électrique. Plus la batterie est grosse, plus son empreinte est conséquente. Toutefois, l’ADEME explique « que l’empreinte carbone de la batterie s’améliore d’environ 15 à 25 % lorsque sa fabrication est au moins partiellement relocalisée dans une région disposant d’une électricité faiblement carbonée. »

En prenant en compte cette dette, une voiture électrique est amortie après 70 000 km environ, « le reste de sa vie ne fait que consolider cet avantage ». Après 240 000 km, cette empreinte est alors divisée par 2,25. Ces chiffres sont obtenus avec comme modèle une voiture compacte dotée d’une batterie de 60 kWh (430 km d’autonomie), ce qui correspond à la moyenne des VE vendus en France.
Des particules moindres
En l’absence de moteur thermique, on serait tenté de croire qu’un VE n’émet aucune particule. Ce n’est pas le cas puisque le poids de la batterie les alourdit, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’abrasion des pneumatiques et des routes. Quant au freinage, les émissions sont compensées par des systèmes de récupération d’énergie. Le bilan reste positif, l’ADEME annonce moitié moins de PM10 et un tiers de moins pour les PM2.5.
Un recyclage des batteries à améliorer

Reste la question du recyclage, d’autant qu’un VE contient six fois plus de métaux et minéraux critiques qu’un modèle thermique. L’ADEME indique que « les procédés de recyclage existent », mais précise tout de même que l’Europe « ne dispose pas encore, à une échelle industrielle, de solution de recyclage opérationnelle permettant la récupération sélective des métaux critiques tels que le cobalt, le nickel ou encore le lithium ». Une problématique qu’il va falloir régler à moyen terme puisque le volume plus important vendu aujourd’hui arrivera en fin de vie d’ici dix à quinze ans.




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