Sans changer de génération, le Caddy a récemment été amélioré dans pas mal de domaines. De nouvelles motorisations, dont les TDI à rampe commune permettant de réduire bruit et consommation, un traité stylistique de la face avant dans l’esprit des autres modèles de la marque ou un intérieur plus modulable avec une deuxième rangée de sièges enfin amovibles sont les changements les plus marquants.  Evolution suffisante pour  recoller au trio des ludospaces tricolores ?

Essai - Volkswagen Caddy 1.6 CR TDi 102 BlueMotion : enfin dans le rang

Taux d'émission de CO2 :

152 g/km

Début de commercialisation du modèle :

Août 2010

Annoncé fin juillet 2010, le « nouveau » Caddy n’a débuté sa carrière en France que en fin d’année. Le Caddy VP (voiture particulière) perd l’appellation Life, tandis que les versions utilitaires conservent celles de Caddy Van.
 Il vient batailler avec les Citroen Berlingo, Peugeot Partner (Partner Tepee en VP) et Renault Kangoo, tous trois renouvelés de fond en comble en 2008, avec notamment des dimensions à la hausse. A tel point que les deux frères jumeaux de PSA (et le nouveau Fiat Doblo lancé début 2010) rejoignent avec près de 4,40 m de long le gabarit de l’allemand. Si ce dernier s’affranchit d’une refonte complète, c’est sans doute pour faire des économies (qui semblent au passage plus grossir les bénéfices du constructeur que profiter au client) et certainement parce qu’il est déjà à la bonne taille parmi les grands ludospaces.
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Par rapport au Caddy Life commercialisé en 2004, pas grand chose ne change à l’extérieur, si ce n’est la face avant qui reprend les codes stylistiques pour les projecteurs et la calandre inaugurés par la Scirocco et instillés depuis à quasiment tous les modèles de la marque, de la Polo à la Phaeton en passant par le récent pick-up Amarock. Le Caddy restylé en profite pour se doter de l’éclairage diurne en série, et en option, il peut désormais s’équiper de l’éclairage d’intersection (intégré aux antibrouillards avant optionnels). Les barres de toit sont maintenant de série sur la finition haute Confortline.  A l’arrière, les feux arrière ont aussi droit à un nouveau traitement. Ils encadrent l’imposant volet de hayon qui nécessite de l'espace, difficile ou impossible à ouvrir en "créneau serré" et qui une fois ouvert culmine à plus deux mètres du sol, une hauteur problématique dans certains parkings couverts. Seul remède, choisir les portes AR assymètriques à ouverture latérale de la version utilitaire facturée 217 €, soit plus du double que l’option portes battantes du Berlingo Multispace ou du Partner Tepee. Le hayon de ces deux là peut disposer d’une lunette ouvrante bien pratique, solution que le Caddy aurait pu copier pour son restylage.   Enfin, plus difficile à modifier, les montants A et B toujours aussi épais entravent encore la visibilité 3/4 AV et latérale. Pour les montants centraux, la faute aux portières arrière à ouverture coulissante.
Rustique mais pas rustre
A bord, le ludospace VW se pare d’un nouveau volant, d’une instrumentation de bord légèrement revue, de commandes sur la console centrale redessinées et d’une boite à gants avec couvercle dès le niveau de finition médian. Si le traitement des matériaux employés est par endroit un plus qualitatif, la planche de bord reste presque totalement en plastique dur. C’est encore plus brut de décoffrage que ses rivaux, mais à vrai dire on peut apprécier cette rusticité qui lui permet par ailleurs de s’afficher à au moins 10 % moins cher qu’un raffiné Touran. Il dispose aussi de nouveaux équipements en options, dont le récent système de radionavigation RNS 315.
 
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Les sièges passagers sont du second rang sont toujours rabattables et repliables, et pour la première fois amovibles. A priori, le Caddy gagne enfin en modularité et en espace de chargement (environ 180 litres) si nécéssaire. Malheureusement le fauteuil de droite est déjà lourd (presque 20 kg) et la banquette pour les deux autres places demande une force d’haltérophile pour être enlevée ou remise en place. Pourquoi ne pas proposer trois sièges indépendants comme le Kangoo ou d’autres ? Reste que le Caddy offre une bonne habitabilité et la soute la plus vaste de la catégorie avec près de 750 litres, une bonne cinquantaine de litres de mieux que le Berlingo et environ une centaine de mieux que le Kangoo en 5 places. En deux places, le volume disponible atteint 3 030 litres.


Si cela ne suffit pas, le Caddy Maxi avec empattement rallongé de 47 cm (4,88 m de long en propose 3 880 litres sans sièges en second et troisième rangs. Les  deux places supplémentaires sont en standard sur le Caddy Maxi et en option sur le Caddy normal, disponibles contre supplément de 611 €. En 7 places, le coffre se réduit à 190 litres (530 litres sur le Maxi).


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 Trois niveaux d’équipements sont toujours disponibles sur le Caddy : Startline, Trendline (+ 2 740 €) et Confortline (+ 2 460 €) comme sur notre modèle d’essai. Mis à part l’ESP de série partout et des jantes alliage sur le Confortline, la dotation de série reste comparable à la concurrence. Le Maxi n’a droit qu’aux niveaux médian et supérieur. On trouvera également la finition Tramper, la version camping-car du Caddy, disponible à la fois en Caddy et Caddy Maxi courant 2011.


A ce choix assez large, s’ajoute une large palette de motorisations efficientes, doublé de quelques avantages exclusifs dans la catégorie.