La 7e génération de Land Cruiser apparue fin 2010 n’avait qu’un seul défaut : son diesel. « Le Land Cruiser 2010 se bonifie tout azimut, sauf pour son quatre cylindres diesel qui commence à dénoter. C’est sans doute la seule grosse lacune de ce monument du 4x4 », témoignait à l’époque le vénérable François Chapus.

En marge d’une concurrence qui propose un V6 diesel (Land Rover Discovery 4, Nissan Pathfinder), Toyota a choisi de faire évoluer le 4 cylindres diesel de son Land Cruiser. D’une part pour faire face en matière puissance, de l’autre pour passer aux normes Euro 5 en vigueur depuis le 1er Janvier 2011. Le client aura toutefois la possibilité d’opter pour l’ostensible V8 bi-Turbo (286 ch) disponible à partir de 72 000 €. Malheureusement pas d’entre-deux.

Cette évolution du 3.0 D4-D passe par le remplacement des injecteurs piézo-électriques, et un ajustement de la suralimentation. La puissance en profite pour grimper à 190 ch, contre 173 auparavant. Le couple maxi, lui, progresse à 420 Nm. Un gain de couple profitable pour animer un gabarit comme celui du Land Cruiser (1985 kg). Les émissions ont été ramenées à 214 g de CO2/km (malus de 1600 €) et la consommation mixte abaissée à 8,1l/100 km, selon Toyota.

Essai  -Toyota Land Cruiser 3.0 D4-D 190 ch : remise à niveau

En dehors de plastiques passables, le Land Cruiser offre un intérieur spacieux et lumineux


Sur le papier, tout est réuni pour renforcer l’agrément qui faisait tant défaut sur la précédente version. Malheureusement ce gain est quasiment imperceptible. L’agrément n’est toujours pas au rendez-vous et le dynamisme est inexistant. On se console avec un niveau sonore en nette réduction. Accouplé à la boite mécanique à 6 rapports (ferme en guidage), il nous a gratifié d’une consommation moyenne d’environ 12 l/100 km selon nos relevés. L’autonomie reste toutefois confortable puisque le réservoir fait presque 90 litres.

Au royaume des 4x4, le Land Cruiser est roi. En 60 ans d’existence et 7 générations, il bénéficie de toute l’expertise de la marque en matière de offroad. Essieu arrière rigide, réducteur, blocage de différentiel, et suspensions pilotées, etc. En excellent franchisseur, il avale les obstacles naturels sans difficultés, mais sur route, le modèle nippon n’a rien d’un seigneur et n’aime pas être brusqué. Ce Land Cruiser manque de raffinement et d’aisance. Il séduira davantage un public de baroudeurs qui n’a pas peur de la boue. Le confort reste quant à lui étonnement bon pour un véhicule à pont arrière rigide. Notre essai détaillé (route/offroad) vous donnera plus d'informations à ce sujet

Le Land Cruiser est toujours proposé en 3 ou 5 portes. Avec une habitabilité généreuse et un vaste coffre (380 l/1430l). Une version 7 places est proposée en option (2400 €). Grimper aux places arrière dans la version 3 portes reste problématique et oblige à quelques contorsions. Hormis ce désagrément, le Land Cruiser offre un intérieur accueillant, lumineux et confortable. 4 niveaux de finition au catalogue : Le Cap, Légende, Lounge, Lounge Pack Premium. Cette dernière reçoit tous les équipements de luxe comme la suspension pilotée, les caméras 360°, la sellerie cuir, etc. Le ticket d'entrée est fixé à 38 350 €.