Camping-car et van : ce changement radical dans les habitudes de vacances des Français
Les vacances longues ou les petites excursions deviennent de plus en plus chères, avec des nuits d’hôtel, de camping ou sur Airbnb qui atteignent parfois des prix particulièrement élevés. Pour passer de bonnes vacances à moindre coût, certains Français se tournent donc vers le camping-car, le van, le fourgon aménagé ou encore la caravane.

Les vans, les fourgons aménagés, les caravanes ou encore les camping-cars deviennent de plus en plus une solution pour se vider la tête, que ce soit lors d’un séjour de deux jours à proximité de son domicile ou à l’occasion de longs road trips à travers les régions françaises, voire à l’étranger, le tout pour un coût souvent inférieur à celui d’un voyage en voiture. Selon l’étude Ipsos réalisée pour Uni VDL, les propriétaires utilisent leur véhicule entre 10 et 11 semaines par an en moyenne.
« Cette facilité d’organisation explique en grande partie la fréquence d’utilisation des véhicules de loisirs. Camping-cars, vans et fourgons permettent de partir facilement, pour un week-end comme pour plusieurs semaines, sans planifier chaque étape. Ils répondent ainsi aux nouvelles envies de courts séjours, d’escapades de proximité et de départs toute l’année. Le véhicule de loisirs multiplie les occasions de partir », indique Michel Freiche, président d’Uni VDL.
Qui sont ces vacanciers ?
En 2026, les propriétaires de camping-cars restent majoritaires par rapport aux propriétaires des autres types de véhicules. En effet, selon une étude de la Banque des Territoires, réalisée du 7 au 17 mai 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 9 619 camping-caristes et vanistes européens (français, espagnols, anglais, allemands et belges), 83,3 % d’entre eux sont propriétaires d’un camping-car. Les propriétaires de fourgons aménagés représentent 12,5 % de l’échantillon, tandis que ceux de vans représentent 3,7 %. Enfin, 0,4 % sont propriétaires d’un autre type de véhicule.
Parmi ces 9 619 camping-caristes et vanistes européens, 58,8 % sont âgés de 55 à 69 ans, devant les 70-74 ans (20,9 %) et les 75 ans et plus (13,3 %). Les moins de 55 ans représentent, quant à eux, 7 % de l’échantillon.
Lorsqu’il s’agit de vacances, ces voyageurs ont déjà leurs destinations favorites. D’après l’étude, la Bretagne confirme son statut de destination privilégiée, captant à elle seule 25 % du poids total des intentions de séjour. Une attractivité qui se retrouve également dans le Top 5 des départements, largement dominé par le Grand Ouest.
En dehors de cette domination bretonne, la Nouvelle-Aquitaine conserve sa deuxième place, avec 14 % des intentions de séjour, devant la Normandie, qui en réunit 10,5 %. Cette dernière est talonnée par l’Occitanie et les Pays de la Loire.
Mais pourquoi ces régions s’avèrent-elles être les préférées des usagers ? Cela s’explique notamment par le fait que ces derniers cherchent avant tout à voyager dans des régions littorales. En effet, ce type de séjour est privilégié par 41,7 % des usagers, tandis que la campagne (27,8 %) et la montagne (17,5 %) « confirment la propension naturelle du public itinérant à s’orienter vers un tourisme vert, propice à la déconnexion et à la valorisation des économies locales », selon l’étude.
Le prix élevé des carburants ne freine pas les départs
Que ce soit pour une excursion de deux jours ou un long road trip, les départs des usagers ne semblent pas compromis par la hausse du prix des carburants ces dernières semaines. En effet, parmi les 9 619 usagers interrogés au mois de mai dernier dans le cadre de l’étude, 78,3 % ont déclaré « certainement » partir cet été.
Cette hausse ne remet pas en cause leurs départs, mais les modifie. Les usagers réduisent notamment la durée de leurs séjours. Ainsi, 52,4 % d’entre eux privilégient les séjours de deux nuits à proximité de leur domicile plutôt que d’entreprendre un long voyage à travers les régions françaises. Une typologie de séjour qui a fortement progressé puisque, l’an dernier, elle représentait 40 % des voyages des camping-caristes et/ou vanistes.
Pour partir en vacances, les usagers ne privilégiaient pas les longues périodes de chassés-croisés des mois de juillet et août. Au contraire, ils semblaient préférer le calme de la rentrée pour prendre la route. D’après l’étude réalisée par la Banque des Territoires, le mois de septembre devient ainsi le mois préféré des camping-caristes, avec 73,3 % d’intentions de séjour, contre 64 % en 2025.
À l’inverse, août devient de moins en moins attractif : seuls 45 % des Français prévoyaient de partir à cette période au moment de l’étude, réalisée en mai 2026.
Un levier pour le tourisme local
Bien que la vie quotidienne coûte de plus en plus cher aux Français, notamment en raison de l’inflation, il n’est pas question pour ces voyageurs de renoncer aux vacances. Pour continuer à partir, ils sont toutefois prêts à faire des sacrifices sur leur budget.
Le budget moyen par jour et par personne, hors coût de stationnement, est ainsi en baisse et atteint désormais 39 euros.
Cela ne signifie pas pour autant que ces restrictions budgétaires sont sans conséquence pour l’économie locale. Selon l’étude, l’impact du tourisme itinérant sur l’économie locale devrait atteindre 1,6 milliard d’euros pour la saison estivale 2026, en hausse par rapport à la saison précédente, qui avait généré 1,54 milliard d’euros.
Les camping-caristes et vanistes continuent donc de représenter une clientèle importante pour les territoires traversés, notamment grâce à leurs dépenses réalisées auprès des commerces et des acteurs touristiques locaux.
Le Salon des Véhicules de Loisirs 2026
Alors que les véhicules de loisirs continuent de séduire les Français, les amateurs pourront découvrir les dernières nouveautés du secteur à l’occasion du prochain Salon des Véhicules de Loisirs, qui se tiendra au Parc des expositions Paris-Le Bourget, du 26 septembre au 4 octobre, de 10 heures à 19 heures.



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