Pourquoi acheter un van déjà aménagé est (parfois) plus rentable que de le faire soi-même
Face à l’explosion des prix de la vanlife, la tentation du « fait maison » est grande pour économiser quelques milliers d’euros. Pourtant, entre la flambée du prix des utilitaires d’occasion, les galères techniques et le parcours du combattant de l’homologation VASP, le calcul n’est pas si simple.

La vanlife est chère. Alors il est tentant de chercher des alternatives, ou du moins de se poser la question : faut-il acheter, neuf ou d’occasion, un van déja aménagé, ou se contenter de s’offrir un utilitaire et de l’aménager soi-même, voir de la confier à un professionnel ?
Le métier d’aménageur semble créer des vocations et depuis cinq ans, et l’engouement pour ce loisir, le nombre de PME qui se chargent de transformer les utilitaires a triplé, et elles seraient près de 200 aujourd’hui en France.
La tentation du sur-mesure
Ces petites entreprises proposent des kits complets qu’elles intègrent à l’arrière des fourgons, mais sont aussi capables de travailler à la demande, en réalisant des aménagements entièrement à la carte. Ces pros se chargent également de l’homologation VASP, indispensable pour ne pas avoir à retirer l’ensemble de son mobilier à chaque contrôle technique.
La liberté, et le choix proposé par ces entreprises, est donc immense, comme les différences de leurs tarifs. Il faut compter entre 15 000 et plus de 50 000 euros, en plus de l’achat de l’utilitaire, selon ce que l’on souhaite, d’une isolation hivernale au top, à des sanitaires intégrés, en passant par des panneaux solaires et toute la panoplie du petit nomade.
Ce tarif élevé, c’est le prix de la tranquillité, mais il peut faire hésiter les candidats, tentés de réaliser ces aménagements seuls. Mais nul n’est égal devant les difficultés du bricolage. Certains disposent de deux mains gauches quand d’autres sont capables de construire une Tour Eiffel et pas seulement en allumettes.

Car ce type de travail réclame des compétences, ou oblige à les acquérir, en matière d’électricité, d’isolation, de menuiserie et de plomberie pour mener à bien un long chantier. En ne prenant en compte que l’achat des divers matériaux nécessaires, qui sont les mêmes que ceux qu’un pro devra acheter, on réduit le budget de moitié et il faut compter 10 000 euros pour un aménagement complet. Mais à ces sommes épargnées, et au temps de loisir passé, il faut ajouter les tracas et les allers-retours administratifs en vue de l’homologation.
Il existe une troisième voie, de plus en plus utilisée. Elle consiste à faire soi-même les travaux les plus simples (isolation, installation du mobilier) et à confier les tâches plus complexes (électricité, plomberie, homologation) à un pro. Une manière de couper la poire budgétaire en deux.
Entre le do it yourself, la délégation totale des travaux et le mélange des deux, il existe également une quatrième solution, pas forcément beaucoup plus chère, mais beaucoup plus sécurisante : acheter un van déjà aménagé. Il existe aujourd’hui des modèles, chez Hanroad, Renault ou Citroën flambant neufs qui avoisinent les 50 000 euros. Soit à peine 15 000 euros de plus qu’un utilitaire neuf.
Et pourquoi pas un van déjà aménagé ?
Or, 15 000 euros c’est justement le tarif moyen d’un aménagement, sans la garantie du neuf. En achetant un van aménagé d’occasion chez un distributeur professionnel, on bénéficie là encore d’une garantie, même si elle est plus courte. Et en achetant du neuf, on s’évite même le malus, puisque les véhicules sont déjà homologués VASP.
De quoi hésiter entre toutes les options disponibles. Même si la formule de l’achat neuf ou usagé d’un engin tout équipé semble une formule plutôt rentable. À une seule condition : accepter d’avoir le même van, avec les mêmes aménagements, que son voisin de camping. Le recours à un aménageur pourrait donc être réservé à ceux qui recherchent une véritable personnalisation de leur van. Une liberté qui a un certain prix.


















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