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Ces familiales françaises qui osaient la puissance et la qualité font toujours envie

Dans Rétro / Youngtimer

Stéphane Schlesinger

Peu encombrantes, confortables, bien équipées et encore très performantes, les Citroën Xantia V6 et Renault Laguna V6 partageaient leur moteur V6 de 3,0 l de près de 200 ch. Pratiques avec leur hayon et bien fabriquées, elles ont encore beaucoup à donner pour pas très cher : dès 5 000 €.

Ces familiales françaises qui osaient la puissance et la qualité font toujours envie

Conçu sur un budget très limité, le V6 PR, remplaçant le PRV, a connu une jolie carrière d’une quinzaine d’années, équipant malgré sa cylindrée importante de 3,0 l, des autos relativement compactes, certes la délirante Clio V6, mais aussi les Citroën Xantia V6 et Renault Laguna V6. A l’époque, à la fin des années 90, en France, on n’avait pas peur de la noblesse mécanique ni même de la haute technologie, surtout chez Citroën où la fameuse suspension hydropneumatique atteignait des sommets de raffinement.

On soignait également la finition et la fiabilité, au détriment certes du prix, mais on n’a rien sans rien. Les Xantia et Laguna incarnent bien cette époque où les françaises montaient sans vergogne en gamme en offrant de belles qualités de confort, de tenue de route, voire de finition tout en se vendant fort bien. Elles ont de beaux restes dont on peut encore profiter sans se ruiner. Alors, Xantia V6 ou Laguna V6 ?

 

Les forces en puissance

La ligne de la Citroën Xantia se signale par sa grande finesse (merci Bertone) et, très tendue, ne cède pas à la mode du bio-design. Ici en 1998.
La ligne de la Citroën Xantia se signale par sa grande finesse (merci Bertone) et, très tendue, ne cède pas à la mode du bio-design. Ici en 1998.

Citroën Xantia V6 Exclusive (1997 – 2001) berline 5 portes, 5 places, 6 cylindres, 2,9 l, 194 ch, 1 470 kg, 225 km/h, à partir de 7 000 €

Même si elle est influencée par le bio-design, la ligne arrondie de la Renault Laguna I ne manque pourtant pas de dynamisme, grâce à sa ceinture de caisse plongeante. Ici en 1998.
Même si elle est influencée par le bio-design, la ligne arrondie de la Renault Laguna I ne manque pourtant pas de dynamisme, grâce à sa ceinture de caisse plongeante. Ici en 1998.

Renault Laguna V6 (1997 – 2000) berline 5 portes, 5 places, 6 cylindres, 2,9 l, 194 ch, 1 395 kg, 235 km/h, à partir de 5 000 €

 

 

Présentation : deux familiales à 5 portes et dotées du même moteur mais pourtant si différentes

La Citroën Xantia V6 sort début 1997, avant le restylage donc. Ici, on la voit en finition Exclusive, plus luxueuse que l'Activa.
La Citroën Xantia V6 sort début 1997, avant le restylage donc. Ici, on la voit en finition Exclusive, plus luxueuse que l'Activa.

Fin 1992, la Xantia commence à se montrer. Succédant à la BX, elle est entièrement inédite, par sa plate-forme (qui servira plus tard, modifiée, à la Peugeot 406), son design discret, fin et élégant qui se laisse apprécier avec le temps, et ses trains roulants raffinés. Elle conserve l’hydropneumatique chère à  Citroën mais l’associe à un essieu arrière auto-directionnel, voire à une gestion électronique héritée de la  XM : l’Hydractive. Par ailleurs, la Xantia effectue un grand bond en avant qualitatif face à la BX, ce qui se solde par un poids et des prix en hausse.

La Xantia Exclusive phase 1, ici en 1997 janvier 1997, conserve les feux à partie supérieure fumée. La V6 a droit à deux sorties d'échappement, non visibles ici.
La Xantia Exclusive phase 1, ici en 1997 janvier 1997, conserve les feux à partie supérieure fumée. La V6 a droit à deux sorties d'échappement, non visibles ici.

Mais le succès est là, renforcé en 1994 par l’apparition de suspension antiroulis Activa qui mérite un article à part. Légèrement modifiée cette année-là, la Xantia attend toutefois le 20 janvier 1997 pour s’équiper du gros V6 PR (nommé ES9 chez PSA), en 194 ch. Outre l’Activa, elle l’associe à la finition huppée Exclusive, l’attèle uniquement à la boîte auto ZF 4HP20 en berline.

Elle marche assez fort : 225 km/h en pointe, pour un 0 à 100 km/h 9,7 s. Pas sportif mais son but est l’onctuosité générale. D’ailleurs, de série, la Citroën, très bien équipée, offre la suspension Hydractive, la sellerie mixte cuir-Alcantara à réglages électriques, la clim régulée, l’airbag, la sono, les quatre vitres et rétros électriques, l’ABS, les jantes en alliage, le garnissage tout cuir étant en option gratuite.

Très bel habitacle pour la Citroën Xantia V6 Exclusive, dotée en série de la sellerie cuir et des parements en bois. La boîte auto est imposée
Très bel habitacle pour la Citroën Xantia V6 Exclusive, dotée en série de la sellerie cuir et des parements en bois. La boîte auto est imposée

Le prix est costaud : 216 500 F, soit 51 400 € actuels selon l’Insee. Dès décembre 1997, la Xantia est restylée (face avant, feux arrière, tableau intégrant l’airbag passager). Les prix sont revus à la baisse (- 20 000 F) et le V6 peut s’associer à la carrosserie break, en finition Exclusive là encore. Selon une logique comprise seulement par le marketing Citroën, seul le break V6 a droit à la boîte manuelle interdite à la berline non Activa ! En 2000, la Xantia arrive en fin de carrière, sa remplaçante C5, révélée, au Mondial de Paris, étant commercialisée en 2001. Ce sera la fin de l’ère de la qualité…

Initialement, la Renault Laguna V6 reçoit le PRV, et attenda 1997 pour accueillir le plus moderne L7X. Ici, en finition supérieure Initiale.
Initialement, la Renault Laguna V6 reçoit le PRV, et attenda 1997 pour accueillir le plus moderne L7X. Ici, en finition supérieure Initiale.

Chez Renault, en 1993, comme chez Citroën, on remplace une berline à succès, la R21, légère mais pas très bien fabriquée, par un modèle plus qualitatif et lourd : la Laguna. Elle aussi change radicalement de look, adoptant des lignes douces et rassurantes, bien dans le ton du bio-design alors en vogue mais sans verser dans la mollesse.

Uniquement proposée en 5 portes initialement, la Renault repose sur une base inédite, même si elle conserve une suspension arrière indépendante à bras tirés et barres de torsion. C’est simple, efficace et solide. Sous le capot, le sportif 2,0 l 175 ch de la R21 Turbo cède la place au bon vieux V6 PRV, fiable et paisible, en 3,0 l 170 ch. Agréable, plutôt performant mais gourmand, ce bloc est proposé dans versions bien équipées et chères, donc peu vendues.

En phase 1, la Renault Laguna V6 conserve les gros feux arrière mais adopte un aileron et de belles jantes en alliage.
En phase 1, la Renault Laguna V6 conserve les gros feux arrière mais adopte un aileron et de belles jantes en alliage.

Mais en mai 1997, le PRV cède la place au PR, comme sur la Xantia, bloc codé L7X chez Renault. La puissance progresse notablement : 194 ch malgré une cylindrée ramenée à 2,9 l. Les performances aussi : 235 km/h au maxi, pour un 0 à 100 km/h en 7,7 s. Renault a la bonne idée de proposer la boîte manuelle, la boîte auto ZF restant en sus. Deux finitions richement dotées sont proposées : RXT (clim auto, velours, airbag, jantes alliage, hifi à télécommande, direction à assistance variable, vitres et rétros électriques) et Initiale (sellerie cuir et lin à réglages électriques, housse à vêtement, radio CD, airbag passager, peinture nacrée).

La Renault Laguna V6 s'offre en deux versions, ici la RXT entrée de gamme mais déjà bien équipée, notamment du régulateur de vitesse et de l'ordinateur de bord. La boîte mécanique est proposée d'origine, l'auto en option.
La Renault Laguna V6 s'offre en deux versions, ici la RXT entrée de gamme mais déjà bien équipée, notamment du régulateur de vitesse et de l'ordinateur de bord. La boîte mécanique est proposée d'origine, l'auto en option.

Les prix sont lourds : 195 000 F en RXT, soit 46 300 € actuels selon l’Insee, et 219 000 F en Initiale (52 000 € actuels selon l’Insee). Comme la Xantia, la Laguna V6 est vite restylée : dès 1998. Face avant revue, nouveaux feux arrière plus fins, équipement enrichi (GPS possible), prix en baisse, la Renault affûte ses arguments. Mais la finition baisse quelque peu. En 1999, la RXT est remplacée par la Pack Luxe, puis, toujours comme sa rivale, fin en 2000, la Laguna I aborde sa retraite, sa remplaçante la Laguna II, apparaissant au Mondial de Paris. Malheureusement, comme la C5, elle aussi sera bien peu fiable

 

Fiabilité/entretien : la Renault profite de sa simplicité.

Capot très encombré pour la Citroën Xantia V6, dont la suspension exige un entretien spécifique. Le changement de courroie de distribution est assez onéreux. Ici en 1997.
Capot très encombré pour la Citroën Xantia V6, dont la suspension exige un entretien spécifique. Le changement de courroie de distribution est assez onéreux. Ici en 1997.

Le V6, bien conçu, passe aisément les 300 000 km dans la Xantia, moyennant un entretien sérieux, qui passe par un changement régulier (tous les 120 000 km) de la courroie de distribution. Une opération hélas chère (1 500 €) vu le manque de place. Les bougies côté habitacle ne sont accessibles qu’en déposant les pipes d’admission, ce qui prend un peu de temps. Autre inconvénient, le vase d’expansion trop fragile, à remplacer impérativement pour qu’il n’engendre pas de surchauffe. Pas de souci pour la  boîte manuelle, ni l’automatique, si on la vidange avant 100 000 km, alors que Citroën ne recommande qu’une vérification du niveau tous les 60 000 km…

Le problème de la Xantia, c’est la suspension. Outre le LHM à purger régulièrement et les bras arrière qui prennent du jeu à fort kilométrage, les fuites se multiplient passé 100 000 km. De plus, les durits ne sont souvent plus disponibles chez Citroën, à l’instar de la pompe haute pression (mais des spécialistes peuvent s’en occuper). Heureusement, les sphères de suspension se changent aisément et ne coûtent pas très cher. Le boîtier électronique dysfonctionne parfois (souvent réparable), et la durit de direction assistée, mal protégée, finit par se dessertir à cause de la rouille. Problème, elle est très peu accessible… Dans l’habitacle, bien fabriqué, le radiateur de chauffage peut fuir, et sera très pénible à remplacer, alors que ciel de toit finit par s’affaisser. Enfin, la Xantia peut rouiller : les passages de roue arrière, bas de caisse et planchers sont à inspecter, surtout sur le break.

Techniquement plus simple que la Xantia, la Renault Laguna est aussi d'une maintenance plus aisée, surtout du côté de la suspension, classique.
Techniquement plus simple que la Xantia, la Renault Laguna est aussi d'une maintenance plus aisée, surtout du côté de la suspension, classique.

Logiquement, le V6 est tout aussi costaud dans la Laguna que dans la Xantia, et la courroie de distribution coûte aussi cher à changer. Mais la boîte manuelle résiste aussi bien, tout comme l’automatique ZF, là encore si elle est vidangée régulièrement. Là où la Laguna prend l’avantage, c’est par sa suspension sans entretien (hormis les changements de silentblocs dus à l’usure) et bien plus solide : pas de jeu aux bras arrière ici.

Cela dit, l’assistance de direction est sujette à des fuites. De plus, l’habitacle vieillit moins bien : la sellerie cuir/lin est fragile, les pépins électriques plus nombreux surtout avant le restylage (afficheur central, régulation de la clim). Après, on note une baisse de la qualité de la moquette de certains plastiques. Enfin, elle aussi âgée, la Laguna peut souffrir de la rouille, notamment du côté des passages de roue arrière.

Avantage : Renault. A fiabilité mécanique égale, la Laguna gagne grâce à sa suspension plus robuste et sans maintenance, même si sa finition est inférieure.

 

Vie à bord : une Xantia plus sérieuse

Tableau un peu austère pour la Citroën Xantia V6, ici en 1998, mais la finition est très sérieuse et la dotation riche. L'airbag passager est initialement en sus.
Tableau un peu austère pour la Citroën Xantia V6, ici en 1998, mais la finition est très sérieuse et la dotation riche. L'airbag passager est initialement en sus.

Dans la Xantia, on n’est pas subjugué par le dessin sans audace de la planche de bord. Mais, celle celle-ci se taille dans des plastiques de qualité et s’avère solidement assemblée. On aime aussi l’équipement riche, la sellerie cuir très agréable et le vaste espace offert aux passagers, que ce soit à l’avant et à l’arrière. Et sur les phases 2, l’airbag ne condamne pas la boîte à gants. Lumineux, ce cockpit se révèle agréable à vivre, même si les rangements n’abondent pas. Quant au coffre, accessible via un large hayon, il se révèle des plus pratiques surtout que son volume, important, varie de 435 l à 1 435 l banquette rabattue.

En Initiale, la Renault Laguna est très, très bien équipée, recevant le GPS Carminat. Ici en 1998. En phase 2, l'airbag passager ne condamne plus la boîte à gants mais les rangements manquent.
En Initiale, la Renault Laguna est très, très bien équipée, recevant le GPS Carminat. Ici en 1998. En phase 2, l'airbag passager ne condamne plus la boîte à gants mais les rangements manquent.

Incontestablement, le dessin du tableau de bord harmonieux de la Laguna est plus original que celui de la Xantia, et certainement plus réussi. En revanche, la qualité de ses plastiques reste un peu moins bonne. Les sièges, dépourvus du cuir du moins en RXT, ne sont pas tout à fait aussi accueillants, et on note que l’airbag passager condamne la boîte à gants. Heureusement, ce cockpit demeure agréable à vivre, même si l’habitabilité arrière semble légèrement inférieure à celle de la Citroën. Il se seconde, lui aussi, d’un coffre très pratique avec son large hayon. Il est plus grand que celui de la Xantia banquette en place (450 l) mais un peu moins quand elle est rabattue (1 335 l).

Avantage : Citroën. Légère victoire de la Xantia qui peut compter sur une finition et une habitabilité un peu meilleures.

 

Sur la route : la Renault, plus dynamique, la Xantia plus confortable

La Citroën Xantia V6 Exclusive régale surtout par sa sécurité, son confort et son raffinement général. Mais sa mécanique n'est pas sportive, la faute à la boîte auto. Ici une version restylée en 1998 (feux arrière blancs).
La Citroën Xantia V6 Exclusive régale surtout par sa sécurité, son confort et son raffinement général. Mais sa mécanique n'est pas sportive, la faute à la boîte auto. Ici une version restylée en 1998 (feux arrière blancs).

Même si la position de conduite est un peu haute, on est bien installé dans la Xantia, grâce notamment au volant réglable dans les deux sens. D’emblée, le moteur séduit par sa sonorité raffinée, son onctuosité et sa disponibilité de tous les instants. A lui seul, il transfigure la Xantia en voiture chic, ce que confirme la douce boîte auto. Seulement, s’il est costaud, autorisant des reprises musclées, ce n’est pas un violent et ne démontre pas un caractère très marqué à haut régime, surtout que la BVA mange un peu de puissance.

Son truc, c’est l’aisance à mi-régime. Dommage, car le châssis est d’une rigueur et d’une sérénité encore enviables à l’heure actuelle. La Xantia tient extrêmement bien la route, surtout quand les conditions se dégradent, c’est d’ailleurs là qu’elle creuse l’écart. Sa direction, très précise, rassure encore un peu plus. Le confort ? Là encore, c’est excellent, malgré quelques menues trépidations à basse vitesse sur mauvaise route. L’insonorisation apparaît soignée et l’efficacité du freinage n’est plus tout à fait aux normes actuelles.

Plus performante que la Xantia, la Laguna V6 est aussi plus agile, mais elle reste un petit cran en-dessous côté sécurité active.
Plus performante que la Xantia, la Laguna V6 est aussi plus agile, mais elle reste un petit cran en-dessous côté sécurité active.

On est assis un peu plus bas dans la Laguna que dans la Xantia, et là aussi, le moteur séduit par son caractère crémeux. L’ambiance y gagne en raffinement ! D’emblée, armée d’une boîte manuelle et d’un poids inférieur d’une centaine de kilos, la Renault semble nettement plus vive que sa rivale. L’écart se resserrerait nettement en BVA, mais la Laguna conserverait un léger avantage.

En découle une conduite plus dynamique, la puissance du moteur étant plus exploitable, ce qui se traduit par des accélérations et reprises bien meilleures. Comportementalement, surprise, la Laguna ne s’en laisse pas tellement compter par la Xantia. Elle se révèle un peu plus agile, rançon d’un poids inférieur et d’une excellente direction, tout en s’accrochant bien à la route. Elle sera moins à l’aise sur chaussée glissante, mais ce n’est pas le jour et la nuit. En revanche, elle ne filtre pas tout à fait aussi bien les inégalités et freine un peu plus long, mais se révèle un peu mieux insonorisée.

 

Avantage : égalité. Performances et dynamisme sont à l’actif de la Renault, confort et sécurité à l’avantage de la Citroën, pas de victoire ici.

 

Budget : chics et pas chères

Pour 1998, la Citroën Xantia V6 modifie légèrement son museau, qui s'affine. Mais la mécanique ne change pas. 
Pour 1998, la Citroën Xantia V6 modifie légèrement son museau, qui s'affine. Mais la mécanique ne change pas. 

En très bel état, la Xantia V6 Exclusive se dégotte dès 7 000 € à 150 000 km environ. Une auto réellement impeccable et tourant autour des 100 000 km dépassera les 12 000 €. Quant à la consommation, elle n’a rien d’économique : comptez 12,5 l/100 km en moyenne.

En 1998, la Renault Laguna bénéficie de nouveau feux arrière, plus fins qu'auparavant. Comme sur la Citroën, la mécanique n'évolue pas.
En 1998, la Renault Laguna bénéficie de nouveau feux arrière, plus fins qu'auparavant. Comme sur la Citroën, la mécanique n'évolue pas.

En très bon état, la Renault Laguna débute à 5 000 € à 150 000 km, alors qu’une auto impeccable de moins de 100 000 km ne dépassera pas 6 500 €. La Renault est assez gourmande, mais moins que la Citroën : comptez 11 l/100 km en moyenne.

Avantage : Renault. Nettement moins chère et moins gourmande, la Laguna remporte ici une victoire logique.

 

Verdict : redécouvrez la Laguna !

La Renault Laguna V6, ici en 1998, demeure une berline pratique, performante, dynamique, fiable et très homogène. Un bon plan !
La Renault Laguna V6, ici en 1998, demeure une berline pratique, performante, dynamique, fiable et très homogène. Un bon plan !

Le nom Laguna est devenu un handicap à cause de la 2e série de la familiale Renault, très peu fiable en début de carrière. Dommage, car la première génération se montrait réussie sur ce point. Cela pèse à la baisse sur les prix, ce qui rend la Laguna V6 bien plus attractive que la Xantia en la matière, et supérieure à la Xantia, grâce à sa suspension sans soucis.

Contrairement à la Laguna, la Xantia V6 est, en France, disponible en break. Elle bénéficie alors de la boîte manuelle...
Contrairement à la Laguna, la Xantia V6 est, en France, disponible en break. Elle bénéficie alors de la boîte manuelle...

La Renault prend aussi l’avantage par ses performances, son comportement plus dynamique et sa consommation moindre. La Citroën réplique par sa finition, son habitabilité et son équipement un peu supérieurs, tout comme son confort et sa tenue de route, voire son freinage. La Laguna est donc plus raisonnable, mais la Xantia exhale un caractère typiquement Citroën qui comptera pour les collectionneurs. Et en V6 Exclusive, elle coûte nettement moins cher qu’en Activa, la faute aussi à la boîte auto imposée, certes…

 

Thème Avantage
Fiabilité/entretien Renault
Vie à bord Citroën
Sur la route Egalité
Budget Renault
Verdict Renault

 

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Certes, elle n'est plus produite depuis déjà un bon nombre d'année. Mais la qualité de sa conception était telle qu'elle permet encore aujourd'hui de disposer d'un modèle techniquement à la page et, concrètement, encore très valable dans les prestations qu'il offre. Si les premiers modèles, les plus anciens, se montraient imparfaits en fiabilité, ils sont désormais bien raréfiés sur le marché, et le gros de l'offre qui porte sur des exemplaires de seconde partie de carrière est constitué de modèles le plus souvent très attrayants. D'autant que les prix, eux, demeurent réduits.