Lance Stroll, seul pilote de F1 qui n'a pas besoin de gagner pour rester, insulte sa voiture
Aux prises comme son coéquipier Fernando Alonso avec une monoplace très peu compétitive pour l’instant, le pilote Lance Stroll a eu des mots très durs dans la radio lors du dernier Grand Prix. La situation est quand même insolite quand on sait que son père finance l’écurie désormais partenaire de Honda.

Sur le papier, la saison 2026 du championnat du monde de Formule 1 promettait beaucoup pour Aston Martin Racing. Non seulement l’écurie est devenue le partenaire exclusif du motoriste Honda, victorieux avec Red Bull depuis le début de la décennie, mais elle bénéficie désormais de l’expertise de l’ingénieur Adrian Newey qui a largement contribué aux succès de l’écurie de Max Verstappen.
Hélas, le début de cette saison 2026 est une véritable catastrophe pour Aston Martin Racing : Honda, dont les effectifs seraient très différents de ceux de l’époque où le motoriste japonais gagnait tout avec Red Bull, ne parvient pas pour l’instant à concevoir une mécanique à la hauteur de celles des concurrents. Pire, le niveau d’exigence atteint par Adrian Newey a été tel que ses équipes ont été incapables de répondre à son cahier des charges. Il vient d’ailleurs de revenir au « simple » poste de directeur technique alors qu’il avait été propulsé directeur de l’écurie tout entière l’année dernière par Lawrence Stoll, milliardaire canadien et principal propriétaire.
« La pire merde jamais conduite » par son fils
Lance Stroll, le fils de Lawrence Stroll, n’hésite plus à insulter directement la monoplace tant il se sent frustré de terminer les courses loin derrière toutes les autres voitures du plateau. Dans un enregistrement sorti quelques jours après le dernier Grand Prix de Chine, on l’entend expliquer à la radio que l’Aston Martin est « la pire merde qu’il a conduit de toute sa putain de vie ».
Le jugement est dur mais compréhensible, sachant que l’auto navigue à la régulière à plus de trois secondes des meilleurs chronos pour l’instant lors de chaque grand prix. Mais quand on sait que Lance Stroll n’a jamais conduit en Formule 1 que les voitures de l’écurie où son père était au moins l’un des plus gros actionnaires sinon sponsors (depuis ses débuts avec Williams en 2017), cette déclaration prend évidemment une connotation assez cocasse.
Lance Stroll, quasiment toujours battu par ses coéquipiers
Il faut évidemment relativiser : très au-dessus du commun des mortels, Lance stroll est assurément un excellent pilote dans l’absolu, dont le niveau lui permettrait sans le moindre problème de gagner des courses avec la meilleure Formule 1 du plateau (ou n’importe quelle excellente auto des catégories GT, Hypercar ou encore de la Formula E). Mais c’est aussi l’un des seuls qui parvient à rester sur la grille chaque année tout en se faisant régulièrement battre par ses coéquipiers : Felipe Massa chez Williams, puis Sergio Perez chez Force India et ensuite Sebastian Vettel puis Fernando Alonso chez Aston Martin Racing. Il avait seulement réussi à surclasser le Russe Sergey Sirotkin en 2018 chez Williams, connu pour être un pilote payant sans le talent nécessaire pour piloter en Formule 1.
Généralement, les pilotes régulièrement battus par leurs coéquipiers ne restent pas longtemps en Formule 1. Mais Lance Stroll, qui s’est fait battre chaque saison depuis 2019, est toujours là. Le fait que son père est le propriétaire de son écurie y est certainement pour quelque chose. Hélas pour lui, la voiture n’est guère plus compétitive ce week-end au Grand Prix du Japon : elle reste la lanterne rouge du plateau à plus de trois secondes des meilleures autos.




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