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Le 30 km/h, le nouveau jackpot des villes

Dans Economie / Politique / Politique

De plus en plus d'agglomérations dont récemment Paris, Lyon et Bordeaux, ont décidé de réduire leur vitesse à 30 km/h. Les objectifs officiels sont la réduction de la mortalité et de la pollution, mais l'aspect financier apparaît aussi comme une motivation officieuse.

Le 30 km/h, le nouveau jackpot des villes

Depuis le 30 août dernier, les automobilistes doivent circuler à 30 km/h dans la majorité des rues de la Capitale. Cette décision, qui a fait tant parler, n'est pas à proprement nouvelle puisqu'une quarantaine de villes à commencer par Grenoble, Lille, Nantes ou Rennes l'avait déjà adopté il y a plusieurs mois ou années. Après Paris, d'autres grandes métropoles comme Lyon et Bordeaux ont annoncé leur intention d'appliquer la même politique.

À chaque fois, les différents édiles utilisent les mêmes arguments pour convaincre leurs électeurs : la baisse du nombre et de la gravité des accidents ainsi que la limitation du bruit et de la pollution. En clair, rendre la route plus apaisée. Si certaines mesures comme la lutte contre le bruit semblent particulièrement efficaces puisque le passage de 50 à 30 km/h entraîne une baisse de 3,4 dB, soit une réduction du bruit par deux, il existe tout de même des dessous cachés à cette nouvelle politique urbaine.

Ainsi, la première motivation est de faire baisser la circulation dans les agglomérations en tentant de compliquer au maximum voire à écœurer l'automobiliste. Cela fonctionne plutôt bien à Paris avec une diminution lente mais constante du trafic dans la capitale (entre 3 et 5 %) suivant les années. La seconde est plus sournoise puisqu’économique. Avec le passage aux 30 km/h, les amendes se multiplient de façon significative. Ainsi, nos confrères de BFM ont constaté que le nom de flashs avait considérablement progressé depuis la fin août. Par exemple, rue Daumesnil, c'est près de 70 % des usagers qui se seraient fait verbaliser durant les premiers jours. Sachant que l'amende se monte à 135 € et qu'une partie des recettes fiscales va dans la poche des communes, cela représente une belle manne financière. En effet, la répartition du produit des amendes de police, chaque année, est établie par le Comité de finances locales. Elle est « proportionnelle au nombre de contraventions dressées l’année précédente sur le territoire de chaque collectivité », selon le Code général des collectivités territoriales. Ainsi, en 2019, les collectivités territoriales se sont réparties 120 millions d’euros de ces recettes pour financer des projets liés aux transports en commun ou à la circulation. Dans son budget primitif de 2021, la Ville de Paris a inscrit 46 millions d’euros au titre du compte d’affectation spéciale. Une somme allouée aux transports en commun qui ne prend bien évidemment pas en compte la baisse de la vitesse et la multiplication des PV.

À l'heure où l'État se désengage de plus en plus des administrations territoriales, le passage à 30 km/h apparaît comme du pain béni pour les agglomérations. Ainsi, à Paris, seuls trois radars sont concernés - puisque les autres détruits par les gilets jaunes n'ont pas été remis en place - mais cela ne devrait pas durer. De quoi accroître cette fabuleuse récolte d'argent frais.

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