Le van électrique qui n’a plus besoin d’être rechargé existe déjà
Et si la panne de batterie n’était plus qu’un souvenir ? Xavier Meyer, fondateur de Vanroad Évasion, a relevé le défi : transformer un Toyota Proace électrique pour qu’il soit capable de se recharger sans la moindre borne. Grâce à un système inédit de panneaux solaires, cet aménageur français promet une autonomie totale, à condition d’adopter le mode « slow travel ».

Il est déterminé, et persuadé que l’électrique va l’emporter, dans la vanlife comme ailleurs sur la route. Alors Xavier Meyer s’est mis à creuser le sujet depuis plusieurs décennies. Aménageur de profession, il dirige Vanroad Évasion et, avec son équipe de 11 personnes, aménage des vans sur mesure pour ses clients.
Mais depuis quatre ans, dans son atelier du côté de Grenoble, il travaille aussi sans relâche à la création d’un van électrique suffisamment autonome pour affronter (presque) toutes les situations, et en cherchant surtout à résoudre le problème de l’autonomie, talon d’Achille de l’électrique en général et de la vanlife à watts en particulier.
Des panneaux solaires déployés à l’arrêt seulement
Après quelques tentatives et plusieurs échecs, il est tombé sur la base gagnante : un Toyota Proace électrique avec sa batterie de 75 kWh capable de 330 km d’autonomie, « disons plutôt 250 » corrige le patron bricoleur.
Mais pour lui, ce n’est pas suffisant, car une fois la batterie vide, il faut absolument se brancher à une borne, adieu la liberté, bonjour le fil à la patte. Alors Xavier Meyer a réinventé le prolongateur d’autonomie. Sauf que dans son van, ce n’est pas un moteur thermique qui recharge les batteries du Proace, mais une autre batterie, de 10 kWh, capable de livrer 35 km d’autonomie supplémentaire.

Mais il a voulu aller plus loin, par la grâce de panneaux solaires fixés sur le toit du van, il dispose de sa propre borne de recharge. Un système qui pourrait même, selon l’inventeur, rendre l’engin totalement autonome. Mais à une condition : ne pas dépasser 80 km de trajet par jour.
Car les panneaux, montés en série, doivent être dépliés pour être efficaces. Au nombre de cinq, ils font ressembler le van à un drôle d’hélicoptère. Une architecture qui, évidemment, n’est opérationnelle qu’à l’arrêt.
Évidemment, les aménagements de l’engin fonctionnent eux aussi à l’électricité, comme les plaques à induction, ou le chauffage qu’il est possible d’installer à tout moment.
Une commercialisation dans quelques mois
Un chauffage dont Xavier Meyer compte bien se passer pour son ultime test. Car dans quelques jours, il compte rallier le Maroc avec son électro van en se passant autant que faire se peut de toute borne de recharge.
Il compte bien amasser des masses de données au cours de cet ultime essai, car dès la fin de l’année, il envisage de commercialiser son idée en vendant des vans électriques neufs et déjà aménagés, ou en aménageant ceux des clients. À quel prix ? Il n’est pas encore fixé, mais pour Xavier Meyer, l’investissement dans un tel engin peut être totalement rentabilisé en 6 ans, puisque l’on n’a plus la moindre dépense en électricité ou en carburant.
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