Les voitures sportives, sympas et accessibles, un véritable casse-tête pour Fiat et Abarth
Le passage au 100 % électrique a été une catastrophe commerciale pour la marque Abarth, cousine sportive de Fiat. Stellantis réfléchit donc à réintroduire des moteurs essence dans la gamme de la marque au scorpion, peut-être avec la Grande Panda. Mais comment faire ?

La gamme actuelle de la marque Abarth a été conçue sous l’ère de Carlos Tavares au début de la décennie, une époque où le groupe préparait un passage quasi-total à la technologie 100 % électrique pour ses enseignes. La petite 500 décidée bien avant la fusion entre PSA et FCA et le 600 sont deux modèles 100 % électriques (développant respectivement 155 et 280 chevaux), avec dans le cas du SUV sportif des performances de haut niveau.
Mais ils n’intéressent quasiment personne : alors qu’Abarth parvenait à vendre très correctement sa petite 500/595/695 à essence jusqu’au début de la décennie, ses volumes ont fortement diminué depuis le passage au tout électrique. Jusqu’à atteindre des niveaux quasiment homéopathiques partout en Europe y compris en Italie où la marque n’a écoulé que moins de 300 autos l’année dernière. Au point, il y a quelques mois à l’occasion de notre essai de la nouvelle Fiat 500 Hybrid, d’entendre les dirigeants ne plus être fermés à l’idée d’imaginer à nouveau des Abarth thermiques.
Une Abarth Grande Panda qui fait du bruit ?
Les journalistes anglais d’Autocar remettent une pièce dans la machine à l’occasion de discussions avec Olivier François et Gaetano Thorel, respectivement directeur de Fiat et directeur de Fiat et Abarth sur l’Europe.
Non seulement ces derniers leur confirment qu’un nouveau modèle est en préparation chez Abarth (probablement sur la base de la Grande Panda), mais ils avouent que la clientèle de la marque au scorpion reste finalement très attachée au bruit des moteurs. « On prend en compte ce paramètre. Les clients d’Abarth veulent le son et l’émotion du pilotage. On réfléchit à des moyens de les satisfaire », lâche Olivier François.
Que peut-on faire avec la plateforme « Smart Car » ?
Le problème, c’est que la Fiat Grande Panda repose sur l’architecture Smart Car. Différente de celle des 500 et 600, cette architecture est plutôt pensée pour des modèles d’entrée de gamme. L’idée de transformer la voiture en vraie sportive (électrique ou thermique) nécessite donc sans doute un profond travail d’adaptation du châssis, des suspensions et des trains roulants. Par ailleurs, quel moteur faudrait-il utiliser pour une Grande Panda Abarth thermique ? Une version poussée du bloc 1,2 litre turbo d’origine française, ou un Firefly italien modernisé et adapté aux prochaines normes Euro 7 ?
Une chose est sûre : ça doit réfléchir dur chez Abarth en ce moment pour définir la stratégie de la marque à moyen terme.


















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