Malgré l’explosion des prix à la pompe, les Français roulent toujours autant...et toujours plus mal!
On croyait la France résignée à la sobriété sous la pression d'une flambée historique des prix à la pompe. Il n'en est rien. Les livraisons de carburant sont à la hausse, tout comme le nombre de décès sur le réseau routier.

Malgré l’envolée record des prix à la pompe, les automobilistes n’ont pas levé le pied sur leurs déplacements. Avec semble-t-il un regain d'insouciance.
La dégradation du bilan de la sécurité routière de mars 2026 pointe un relâchement des comportements.
Les Français continuent de rouler ...
En mars 2026, les livraisons de carburants routiers n’ont pas baissé. Elles ont même progressé de 1,1 % d’après les chiffres publiés par la fédération des industries pétrolières Ufip Énérgies et Mobilités.
Selon le Comité professionnel du pétrole (CPDP), les livraisons de supercarburants sans plomb ont bondi de 8,6 % ce mois-ci. Un chiffre « historique », selon Olivier Gantois, président d’Ufip Énergies et Mobilités, pour qui la flambée exceptionnelle des prix n’a " pas affecté la demande ".
Sur la route, la France continue de se déplacer à plein régime avec un certaine insouciance.
... mais de plus en plus mal
Le mois dernier, 246 personnes (vs 232 en mars 2025) ont perdu la vie (+6%) sur les routes de France métropolitaine. Pourtant, le nombre total d'accidents baisse légèrement (-1 %), selon le dernier baromètre de la Sécurité routière, dévoilé ce jeudi matin. Au cours de 12 derniers mois (3 305 tués) le nombre de décès sur les routes de métropole est en hausse de +7 %. Avec une explosion de l’accidentalité des trottinettes électriques et des vélos.
L’hécatombe des vulnérables en agglomération
En agglomération, là où la cohabitation entre voitures et nouvelles mobilités est la plus inflammable, on compte 11 tués de plus qu’en mars 2025. Les Engins de Déplacement Personnel motorisés (EDPm), voient leur mortalité s’envoler de +62 % sur les 12 derniers mois.
Les cyclistes ne sont pas épargnés. Avec 235 décès sur les douze derniers mois, la mortalité vélo bondit de 10% par rapport à mars 2025 et de 26 % par rapport à 2019, année de référence. « Les Français montrent un engouement pour l'utilisation de modes de déplacements individuels (...), mais cette transition ne s'accompagne pas encore d'une baisse des risques », souligne l'ONISR.
Cela témoigne surtout d'une cohabitation de plus en plus difficile, voire anarchique, entre les différents usagers de la chaussée.
Les jeunes et les seniors en première ligne
Le rapport met en lumière une fracture générationnelle face au risque routier. Les 65 ans et plus payent un tribut particulièrement lourd avec 941 tués sur l'année écoulée (+8 %). Cette catégorie, souvent victime en tant que piétonne en agglomération, pèse désormais pour près de 30 % du bilan national.
À l'autre bout de la pyramide des âges, les 18-24 ans demeurent la classe d'âge la plus exposée, avec 522 jeunes vies fauchées (+4 % sur un an).
Inquiétude sur l’autoroute
Historiquement considéré comme le réseau le plus sûr, la mortalité autoroutière a bondi de 15 % sur les douze derniers mois. Inattention liée aux écrans, somnolence ou vitesses excessives ? La mortalité y a progressé presque deux fois plus que sur les routes hors agglomération (+8 % sur les 12 derniers mois), réseau toujours le plus meurtrier en volume (2 020 tués).
La seule note positive de ce triste bilan provient d'Outre-mer. Au cours du premier trimestre 2026, le nombre de tués y a chuté de -28 %.
Si malgré la crisé pétrolière, les français n'ont pas renoncé à leur déplacement, il y a un certain relâchement dans leur comportement.




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