
Jusque-là à couteaux tirés avec les taxis, les acteurs des véhicules de transport avec chauffeur proposent une aide financière pour faire la paix. Mais attention, la proposition n’est pas gratuite.

Jusque-là à couteaux tirés avec les taxis, les acteurs des véhicules de transport avec chauffeur proposent une aide financière pour faire la paix. Mais attention, la proposition n’est pas gratuite.

L’histoire est passée au second plan de l’actualité mais elle risque de retrouver très vite la lumière des projecteurs. Surtout si les personnes concernées se décidaient à se mobiliser, ce qui ne manquerait pas de se faire remarquer en cette période de vacances. Imaginez des aéroports sans des taxis bloquant les autoroutes. Pourquoi ? Parce que l’indemnisation les chauffeurs qui veulent vendre leur licence annoncée par nos dirigeants n’a toujours pas été conceptualisée.

Ce sont les chauffeurs de taxi qui ont été les premiers à monter au créneau lors de l'arrivée de VTC en France en 2010 pour dénoncer une concurrence qu'ils estimaient déloyale, mais selon une étude de l'Ademe, ce ne sont pas les seuls à être impactés puisque le changement des habitudes des usagers concernerait l'ensemble des modes de transport… jusqu'à la marche.

Le think tank Terra Nova propose ce matin une solution à l’impasse du conflit opposant taxis traditionnels et VTC. Le principe : faire racheter les licences des taxis par une structure privée agissant sous le contrôle de l’État, et couvrir le montant de la dépense grâce aux cotisations de l’ensemble des acteurs de la profession, dont le nombre doublerait par rapport à aujourd’hui.

Etre chauffeur taxi rapporte-t-il gros, ou bien est-ce une activité peu rémunératrice ? Le Figaro nous apporte la réponse avec un salaire moyen relativement faible en comparaison de la moyenne française dans le privé. Evidemment, il s'agit là d'un résultat tiré de données communiquées et qui ne tient pas compte de tout ce qui pourrait ne pas être déclaré.

Les syndicats des taxis nous préviennent. Mardi 26 janvier, ils seront dans la rue. Et l’ambiance sera plus chaude qu’en juin 2015, au moment d’une manifestation contre l’application UberPop de l’enseigne Uber. UberPop a depuis disparu mais les raisons de la colère des taxis sont toujours d’actualité. Leur ressentiment contre les Véhicules de Transport avec Chauffeurs est vivace. Et ce n’est pas une ressente décision du Conseil Constitutionnel qui va les amadouer.

Sayah Baaroun, Mohamed Djijelli, Farid Aïeche, voici les noms qui se sont mis en tête d’empêcher le monde d’Uber de tourner en rond. Le trio, à des degrés divers, est entré en guerre contre un système qui a d’abord bousculé un monde des taxis aux valeurs et au fonctionnement établis, avant de s’empêtrer dans les contradictions de ses multiples applications cannibales. Alors qu’un syndicat des exploitants du transport des personnes doit voir le jour sous l’impulsion du dernier précité, c’est l'Unsa SCP-VTC qui a décidé de croiser le fer avec Uber devant les Prud’hommes.

Le virus Uber frappe à nouveau les taxis parisiens qui ont une montée de fièvre ce mardi. Et les symptômes devraient perdurer jusqu'à mercredi au moins. La congestion du trafic devrait en être la conséquence tandis que le chaos pourrait bien survenir avec une grogne concomitante dans les bus. Encore heureux que la capitale n'ait pas encore banni tous les véhicules dans ses rues. Sinon, Madame la maire, comment ferait-on pour aller gagner notre croûte ?

Les taxis auront beau vivement le regretter, de nouveaux profils d'acteurs apparaissent dans le domaine du transport de la personne. Un mouvement qui se confirme comme irréversible puisque les acteurs collatéraux l'ont pris en compte dans leur calcul. Et non des moindres, puisqu'il s'agît des assurances. On aurait pu penser que, pris dans ses procédures judiciaires qui doivent apporter beaucoup de réponses, l'enseigne Uber, si puissante soit-elle, ferait fuir. Il semblerait que non puisque l'on apprend qu'en France, l'enseigne a trouvé un partenaire de choix : la filiale tricolore d'Allianz.

Dans Paris, comme dans les autres grandes villes de France, les taxis jouissent de quelques tolérances. Comme l'autorisation de circuler sur les voies de bus... Et qu'en est-il des VTC ?
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