Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

Maquette mystère de Citroën DS : d’ultimes éclaircissements

Dans Salons / Retromobile

Stéphane Schlesinger

Plusieurs spécialistes de la DS et du design se sont succédé sur le stand Caradisiac de Rétromobile pour éclaircir le mystère de la maquette prêtée par Citroën. Le dernier sera Dominique Hok, président de l’Amicale Idéale DS, qui nous livre des explications en vidéo.

Maquette mystère de Citroën DS : d’ultimes éclaircissements

 

Elle aura suscité une grande curiosité ! La maquette prêtée par Denus Huille, de l’Aventure Citroën, n’avait jamais été vue ni en public ni même dans un ouvrage spécialisé, semble-t-il, et a attiré quelques spécialistes, avec lesquels nous avons échangé. Notamment Christophe Bonnaud, de Lignes/Auto, et Olivier Guin, de Car Design Archives, notamment. Un dernier grand connaisseur de l’histoire Citroënest venu nous voir dimanche soir, juste avant la fermeture d’un salon Rétromobile à la fréquentation record : Dominique Hok, président de l’Amicale Idéale DS.

La maquette de DS (ou d'une éventuelle remplaçante) a attiré du beau linge sur le stand Caradisiac à Rétromobile.
La maquette de DS (ou d'une éventuelle remplaçante) a attiré du beau linge sur le stand Caradisiac à Rétromobile.

Alors que les noms de Robert Opron, Jean Giret, Michel Harmand, Jacques Charreton ou encore Régis Gromik ont été avancés, alors qu’on a imaginé qu’il s’agissait d’un projet menant au restylage dont la DS a bénéficié en 1967, Dominique nous livre d’autres hypothèses. Lui explique avoir vu un dessin du profil de notre maquette signé par Jacques Charreton, de l’équipe de Robert Opron, mais révèle aussi avoir bien connu Henri Dargent, l’assistant de Flaminio Bertoni, patron du style Citroën, remplacé par Robert Opron, avec qui Dargent a aussi travaillé. Des archives de ce dernier, Dominique Hok explique que le museau de notre maquette a été d’abord étudié pour le projet F, modelé par Jean Giret qui a donc été impliqué dans le dessin.

Ce projet signé Régis Gromik et daté de novembre 1967 évoque furieusement notre maquette.
Ce projet signé Régis Gromik et daté de novembre 1967 évoque furieusement notre maquette.

Il confirme aussi qu’il ne s’agit pas du restylage de la DS, mais bien d’avant travaux pour sa remplaçante, effectués collectivement. Car un design est, même s’il est signé d’un seul, est toujours le fruit d’un travail de groupe. Certains dessinent des détails, d’autre la silhouette, puis lors du passage à la maquette, des idées supplémentaires surgissent, et le tout est orchestré par le directeur du bureau de style. Et encore ne s’agit-il là que des travaux précédant l’industrialisation, qui peut mener à des modifications parfois importantes.

C’est d’ailleurs à ce stade de que des projets séduisants se sont vus gâchés, comme c’est le cas pour l’Austin Allegro ou encore la Renault 14. Le double bossage du pavillon de la Renault Clio IV est, lui aussi, le fruit non pas d’une inspiration artistique, mais d’une adaptation à la fabrication, les designers ayant oublié d’intégrer les articulations du hayon. D’une contrainte, on a tiré un avantage, c’est ça l’essence du design.

Commentaires ()

Déposer un commentaire

En savoir plus sur : Citroen Ds

Citroen Ds

SPONSORISE

Actualité Citroen

Toute l'actualité