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Beauté pure ou folie futuriste : dilemme entre deux icônes françaises que tout oppose sauf le moteur V6

Dans Rétro / Youngtimer

Stéphane Schlesinger

Un seul moteur et deux concepts de coupés aux antipodes l’un de l’autre. Formule traditionnelle et élégance totale pour la Peugeot, allures de monospaces et look de concept-car pour la Renault. Mais laquelle choisir ?

Beauté pure ou folie futuriste : dilemme entre deux icônes françaises que tout oppose sauf le moteur V6

Une telle situation serait impossible aujourd’hui. Alors que les designers font l’aller-retour entre Renault et Stellantis, avec pour conséquence des ressemblances inédites entre les productions du losange et de Peugeot, à la fin des années 90, chaque marque affichait une identité visuelle propre. De plus, elles pouvaient s’aventurer dans le haut de gamme de façon crédible, car elles disposaient d’un moteur infiniment plus raffiné que n’importe quel 1,6 l hybride actuel : le V6 PR.

La mode du SUV n’en étant qu’à ses balbutiements, Peugeot et Renault proposent chacun un coupé, au début des années 2000, la 406 d’un côté, merveille de classicisme dessinée par Pininfarina, l’Avantime de l’autre, du pur Renault (voire Matra) dans l’esprit vu qu’il s’agit d’un monospace, le premier à monter si haut en gamme. Aujourd’hui, ces autos inimitables par leur caractère et leur « francitude » assumée se dénichent dès 6 000 € en bon état. Laquelle choisir ?

Les forces en présence

On a tellement vanté la beauté classique de la Peugeot 406 Coupé qu'on tend à l'oublier. Pourtant, quelle réussite ! Accusant bientôt 30 ans, elle séduit toujours par sa finesse. 
On a tellement vanté la beauté classique de la Peugeot 406 Coupé qu'on tend à l'oublier. Pourtant, quelle réussite ! Accusant bientôt 30 ans, elle séduit toujours par sa finesse. 

Peugeot 406 Coupé V6 (1996 – 2005) : coupé 2 portes, 4 places, 6 cylindres en V, 3,0 l, 194 - 210 ch, 1 464 kg, 235 km/h, à partir de 6 000 €.

 

L'Avantime est en quelque sorte l'opposé de la 406 Coupé. Proportions improbables, lignes abruptes, silhouette haute. Mais l'originalité, l'audace du concept et le caractère sont sans pareils ! Ici en 2001.
L'Avantime est en quelque sorte l'opposé de la 406 Coupé. Proportions improbables, lignes abruptes, silhouette haute. Mais l'originalité, l'audace du concept et le caractère sont sans pareils ! Ici en 2001.

Renault Avantime V6 (2001 – 2003) : coupé 3 portes, 5 places, 6 cylindres en V, 3,0 l, 210 ch, 1 740 kg, 220 km/h, à partir de 7 000 €.

 

Présentation : beauté classique ou avant-gardisme clivant ?

Davide Archangeli, chez Pininfarina, signe une ligne sans audace mais si séduisante. Ce sera l'inverse chez BMW, où on lui devra la Série 5 E60, elle aussi très fine mais clivante.
Davide Archangeli, chez Pininfarina, signe une ligne sans audace mais si séduisante. Ce sera l'inverse chez BMW, où on lui devra la Série 5 E60, elle aussi très fine mais clivante.

Après avoir déserté la catégorie en 1983 quand a disparu la 504, dessinée par Pininfarina,  Peugeot décide de s’offrir un nouveau coupé dans les années 90. Le véhicules de niche ont le vent en poupe !  Le Lion demande à nouveau au carrossier italien de transformer en coupé sa familiale en vogue, la 406. En Italie, Davide Arcangeli produit un superbe dessin, validé en 1994 puis présenté au salon de Paris 1996. Merveilleuse synthèse de beauté et de fonctionnalité, la carrosserie, travaillée tout en finesse, arbore ces montants arrière entre lesquels la lunette est incrustée et non pas affleurante, comme sur la 504 Coupé.

La lunette arrière de la 406 Coupé s'enfonce entre les montants, à l'image de celle de la 504 Coupé. La Peugeot osait des coloris originaux !
La lunette arrière de la 406 Coupé s'enfonce entre les montants, à l'image de celle de la 504 Coupé. La Peugeot osait des coloris originaux !

Equilibrée, la 406 Coupé recèle en sus un habitacle spacieux. Face à la berline, côté châssis, les voies s’élargissent, l’assiette s’abaisse et un amortissement piloté apparaît en option. Sous le capot, le coupé a notamment droit à un V6 codé ES9, développé avec Renault. Développant 194 ch (pour 267 Nm), ce 3,0 l s’attèle soit à une boîte 5 manuelle soit une automatique à quatre rapports. Nantie de ce bloc puissant, la belle franco-italienne (elle est assemblée chez Pininfarina) tire le meilleur de ses excellents trains roulants raffinés, comprenant à l’arrière un essieu multibras. Ses performances sont, il est vrai, intéressantes : 235 km/h en pointe pour un 0 à 100 km/h annoncé en 7,9 s.

De beaux sièges et une finition fort convenable dans la Peugeot 406 Coupé. Mais, étrangement, il manque un accoudoir central à l'avant.
De beaux sièges et une finition fort convenable dans la Peugeot 406 Coupé. Mais, étrangement, il manque un accoudoir central à l'avant.

Comme les Peugeot de son époque, la 406 Coupé V6 est onéreuse : dès 210 000 F (49 850 € actuels selon l’Insee). Ce tarif inclut vitres et rétros électriques, le double airbag, le capteur de pluie, la clim auto ou encore les jantes en alliage. En Pack, la belle hausse ses exigences : 235 800 F soit 56 000 € actuels selon l’Insee. Mais là, les sièges en cuir à réglages électriques, notamment, sont de série. Réussi, coupé démarre sa carrière en trombe : en novembre 1999, il a déjà été vendu à 50 000 unités, non sans avoir reçu cinq mois plus tôt un tableau de bord légèrement modifié (airbag passager mieux intégré, nouvel ordinateur de bord) et un circuit électrique partiellement multiplexé.

Dès la fin 1999, la 50 000e Peugeot 406 sortait de l'usine Pininfarina de San Giorgio Canavese. L'Avantime ne pourra que rêver de ce chiffre !
Dès la fin 1999, la 50 000e Peugeot 406 sortait de l'usine Pininfarina de San Giorgio Canavese. L'Avantime ne pourra que rêver de ce chiffre !

Début 2000, le V6, remanié par Porsche, passe à 210 ch, grâce à l’adoption de déphaseurs sur ses arbres à cames d’admission. En 2001, la 406 s’équipe de l’ESP et le multiplexage devient total. Le coupé est à son firmament ! Patatras, en mai 2003, il s’affuble d’une invraisemblable calandre criarde et chromée : Pininfarina a perdu la main ! Suit une série limitée Griffe, puis, en juin 2004, le coupé n’est plus disponible qu’en variante Ultima Edizione, très bien équipée. Il tire sa révérence 2005, après avoir été produit à plus de 107 000 unités. Un vrai succès, car l’objectif initial se situait à 70 000.

Aucune retenue dans la ligne très personnelle de la Renault Avantime, et c'est ça qui fait une bonne partie de son intérêt. On est loin des SUV actuels, tous formatés !
Aucune retenue dans la ligne très personnelle de la Renault Avantime, et c'est ça qui fait une bonne partie de son intérêt. On est loin des SUV actuels, tous formatés !

C’est la soupe à la grimace au mondial de Paris 1996 chez Matra. Celle-ci produit l’Espace III qui sort alors, mais Renault annonce qu’il fabriquera lui-même son remplaçant, en le dotera d’une carrosserie entièrement métallique et non plus en plastique. Pour sauver son usine de Romorantin, Matra a environ cinq ans pour concevoir un nouveau véhicule qui y remplacera l’Espace dans son usine de Romorantin. Par souci d’économie, on conserve la plate-forme du monospace Renault, et son pense que la bonne solution est de développer un engin plus haut de gamme, destiné aux CSP+ aimant la position de conduite surélevée et la praticité d’un monospace, par exemple pour aller chiner. Pour plus de chic, on le dotera de deux portes latérales, ce qui donne un concept inédit : le coupéspace.

La conception de l'articulation des immenses et lourdes portes entrainera beaucoup de retard dans la conception de l'Avantime.
La conception de l'articulation des immenses et lourdes portes entrainera beaucoup de retard dans la conception de l'Avantime.

Chez Renault, on trouve l’idée pertinente, et dans son bureau de design, Thierry Metroz crée un projet fort en caractère et ultramoderne. Mais voilà, les études prendront plus de temps que prévu : prévu pour 2000, l’engin, dénommé Avantime, ne sera commercialisé qu’en septembre 2001. L’articulation complexe des immenses portières, notamment, a posé bien des tracas ! Néanmoins, nanti d’un look fort et de qualités inimitables dans sa catégorie, l’Avantime suscite une curiosité bienveillante. Il dispose en effet d’un immense toit ouvrant et de vitres latérales s’escamotant entièrement, tout en se passant de pied-milieu. Quand tout est ouvert, l’Avantime offre presque les plaisirs d’une découvrable !

L'habitacle de l'Avantime baigne dans la lumière, une qualité qui s'est totalement perdue, les modèles actuels préférant la tôle au verre...
L'habitacle de l'Avantime baigne dans la lumière, une qualité qui s'est totalement perdue, les modèles actuels préférant la tôle au verre...

Mais c’est sans compter une stratégie de commercialisation étrange. A une époque où le diesel est en vogue, le Renault n’est proposé qu’avec le gourmand V6 PR (en 3,0 l et 210 ch), à essence et, si l’on dispose d’une moderne boîte 6 manuelle, bizarrement, la transmission automatique n’est pas proposée. De plus, le prix est élevé, à 237 456 F € soit 53 900 € actuels selon l’Insee, en version Dynamique. Clim bizone, ESP, xénons, sono, jantes alliage et sellerie mi-cuir sont  de série heureusement. A 267 630 €, la version Privilège ajoute le GPS, les sièges chauffants, les jantes de 17, la sellerie tout cuir et le capteur de pluie.

Même la poupe de l'Avantime n'est qu'originalité. Notez le dessin des feux, en deux parties. Les jantes de 17 pouces seulement datent l'engin cela dit.
Même la poupe de l'Avantime n'est qu'originalité. Notez le dessin des feux, en deux parties. Les jantes de 17 pouces seulement datent l'engin cela dit.

Problème, au même moment, Renault lui envoie un missile, la Vel Satis, au langage stylistique proche, puis en 2002, l’Espace IV, plus moderne et séduisant. Allez comprendre ! En tout cas, malgré l’apparition de version 2,0 l turbo et 2,2 l DCI, la sauce Avantime ne prend pas. Dès 2003, la messe est dite, le dernier Avantime quitte l’usine le 18 avril. 8 512 exemplaires ont été produits, bien loin des 15 000 annuels. Dommage.

 

 

Fiabilité/entretien : cœurs solides

Si on change la courroie de distribution quand il faut, le V6 ES9 de la Peugeot 406 enchaîne les centaines de milliers de kilomètres sans broncher.
Si on change la courroie de distribution quand il faut, le V6 ES9 de la Peugeot 406 enchaîne les centaines de milliers de kilomètres sans broncher.

Par sa mécanique, la 406 Coupé est très endurante. De nombreux exemplaires dépassent les 300 000 km sans avoir connu de gros ennuis, s'ils ont été bien entretenus. Cela passe par un onéreux et régulier changement de la courroie de distribution. Les quelques soucis qui ont émaillé le début de carrière (bobines défectueuses) sont résolus. En revanche, si la manuelle est sans ennui, la boîte auto, délicate constitue un point sensible.

Avec l’âge, la connectique peut causer des soucis (non-fonctionnement de certaines commandes, ratés au niveau du moteur), tout comme le combiné d’instruments, les boîtiers électroniques, alors que la corrosion commence à se manifester. La finition vieillit plutôt bien, mais elle finit par se dégrader engendrant de menues avaries (sièges coincés ou décousus, poignées cassées…). Attention, les boucliers sont assez fragiles et chers à remplacer. Quand on les trouve !

Identique à celui de la 406, le V6 de l'Avantime est tout aussi robuste mais moins accessible.
Identique à celui de la 406, le V6 de l'Avantime est tout aussi robuste mais moins accessible.

Même cause, mêmes effets, l’Avantime jouit d’une belle fiabilité mécanique. On surveillera tout de même les bobines d’allumage sur le V6, surtout s’il a peu de kilomètres. Par ailleurs, la courroie de distribution est fastidieuse à changer… comme sur la 406. Par ailleurs, l’Avantime, privé de certains équipements électroniques comme la carte de démarrage, se révèle plus fiable que les Renault qui s’en équipent comme les Vel Satis et Espace IV.

Toutefois, pépins électroniques, joints mal arrimés, accessoires électriques en panne ne sont pas rares (notamment la fermeture centralisée) mais un Avantime essence bien entretenu peut dépasser sans avarie grave les 300 000 km. Attention au mécanisme complexe des articulations de porte et surtout au fonctionnement du toit ouvrant (fort cher à remplacer) alors que certaines pièces deviennent très rares, comme le bouclier avant.

Avantage : Peugeot. Si les deux rivales jouissent de la même fiabilité mécanique, la 406 semble moins affectée par les pépins périphériques.

 

Vie à bord : Plus proches qu’on ne l’imagine

Les passagers arrière de la Peugeot 406 apprécieront la sellerie et l'espace disponible. Mais ils ne pourront être que deux.
Les passagers arrière de la Peugeot 406 apprécieront la sellerie et l'espace disponible. Mais ils ne pourront être que deux.

Dans le coupé 406, on retrouve la planche de bord, classique, de la berline, agrémentée simplement de cadrans cerclés de chrome. Ce n’est pas forcément un défaut, tant il s’agit d’un élément sérieusement fabriqué, mais on aurait aimé qu’il se différenciât davantage. En tout cas, la finition atteint un bon niveau.

On apprécie aussi les tandis sièges, souples, garantissant un grand confort, et le vaste espace à l’avant. Et à l’arrière ? Si l’accès, via une touche actionnant l’avancement électrique du fauteuil, reste assez lent, on est surpris par l'habitabilité et l’agrément des fauteuils. Cela dit, les dossiers restent fixes, et le coffre ne peut dépasser 390 l.

Pas beaucoup plus de place à l'arrière de l'Avantime que dans la 406, mais au moins, trois passagers peuvent s'installer.
Pas beaucoup plus de place à l'arrière de l'Avantime que dans la 406, mais au moins, trois passagers peuvent s'installer.

Ambiance radicalement différente à bord de l’Avantime. Le tableau de bord, original et ultramoderne, tranche avec celui de la Peugeot. Et sa finition se révèle des plus convenables. On est accueilli par de somptueux fauteuils, mais la plus grande qualité demeure le point de vue exceptionnel que l’on a sur la route. Assis en surélévation, on peut contempler le paysage par de grandes baies vitrées : incomparable.

A l’avant, le volume utile est important mais, étonnamment, on n’en dira pas autant de l’arrière. On y est certes confortablement installé, mais les épais renforts grignotent pas mal de place. Quant au coffre, il est transformable, variant de 500 l à 900 l. Mais le seuil de chargement, beaucoup trop haut, empêche d’en tirer le meilleur parti.

Avantage : Renault. Pas tellement plus spacieux que la 406, l’Avantime prodigue toutefois une ambiance aérée et lumineuse autrement agréable. Et son coffre est plus vaste.

 

Sur la route : deux philosophies opposées

Plus ça tourne, plus la Peugeot 406 révèle l'étendue de ses talents dynamiques. Le V6 autorise de belles performances.
Plus ça tourne, plus la Peugeot 406 révèle l'étendue de ses talents dynamiques. Le V6 autorise de belles performances.

On est bien installé dans la Peugeot, mais la taille du volant, très grand, surprend, tout comme l’absence d’accoudoir central. Heureusement, le moteur, en digne V6, régale par sa musique, sa souplesse et sa douceur, tout en acceptant de tourner à plus de 6 500 tr/min, même s’il ne déborde pas de caractère. De surcroît, l’auto n’étant pas trop lourde, il autorise des belles performances, soutenue par l’étagement parfait de la boîte. Celle-ci s’accompagne d’une commande de boîte et agréable même si sa précision reste perfectible.

Toutefois, la plus grande qualité de la 406 demeure son châssis. Très précis et rigoureux, il autorise une tenue de route excellente, la motricité étant par ailleurs irréprochable. Au lever de pied en appui, l’auto resserre la trajectoire, alors que la direction, une fois qu’on s’est adapté à la démultiplication variable, contribue à la vivacité de l’ensemble. Enfin, l’amortissement judicieux profite à un confort excellent, encore renforcé par une insonorisation réussie.

L'Avantime, c'est avant tout un art de vivre, tant elle procure des sensations différentes par son luxe et sa visibilité. Quel plaisir sur long parcours !
L'Avantime, c'est avant tout un art de vivre, tant elle procure des sensations différentes par son luxe et sa visibilité. Quel plaisir sur long parcours !

Là encore, l’Avantime demande de repenser ses repères. Par son ergonomie étrange (pour rester poli) et sa hauteur inhabituelle. Heureusement, il soigne les fondamentaux, avec une bonne position de conduite, même si le levier de vitesses est un peu loin. Sa visibilité panoramique facilite les évolutions urbaines, où on apprécie la douceur et la souplesse du V6. Sur route, celui-ci n’a pas le même punch que dans la Peugeot, à cause du poids bien plus élevé de l’Avantime (plus de 250 kg supplémentaires). La boîte 6, un peu rugueuse certes, aide le moteur, mais les performances, quoique vives, ne peuvent rivaliser.

Et le comportement ? Là encore, le Renault ne joue pas sur le même registre. Point ici de vivacité ni de sportivité, plutôt une sécurité de tous les instants. Rassurant, l’Avantime ne piège jamais son conducteur qui, vu la prise de roulis notable, n’aura pas envie de le brusquer. Il préférera goûter à son ambiance inimitable et sa conduite reposante, très appréciable sur long trajet. Dommage que la suspension ne soit pas aussi filtrante que celle de la 406, cela dit, car l’insonorisation impressionne.

Avantage : Peugeot. Objectivement, la 406 gagne par son comportement, ses performances et son confort de roulement supérieurs. Mais l’ambiance de l’Avantime est tellement séduisante…

 

Budget : une originalité qui se paie

A 390 l, le coffre de la Peugeot 406 est suffisant pour une petite famille. Dommage, les dossiers arrière sont fixes.
A 390 l, le coffre de la Peugeot 406 est suffisant pour une petite famille. Dommage, les dossiers arrière sont fixes.

Rançon d’un grand succès commercial, le coupé 406 V6 abonde en occasion, ce qui l’empêche de coûter trop cher. Pour un bel exemplaire, on comptera un minimum de 6 000 €, pour environ 200 000 km au compteur. A 7 000 €, on obtient une auto de moins de 150 000 km, et à 9 500 €, on peut tomber sous les 100 000 km. La consommation moyenne tombe difficilement sous les 10 l/ 100 km.

Sacrée pièce que le hayon arrière de l'Avantime ! Il donne sur un coffre spacieux et transformable (500 l à 900 l) mais le seuil reste bien trop élevé.
Sacrée pièce que le hayon arrière de l'Avantime ! Il donne sur un coffre spacieux et transformable (500 l à 900 l) mais le seuil reste bien trop élevé.

En bon état et totalement fonctionnel, ce qui compte plus que le kilométrage, l’Avantime réclame un minimum de 7 000 €. A ce prix, il dépassera les 200 000 km, ce qui n’est pas un souci le véhicule a été soigné. A 10 000 €, on déniche un exemplaire aux alentours de 150 000 km, alors qu’il faut compter 13 000 € pour rester sous les 100 000 km. La consommation est élevée : 12,5 l/100 km en moyenne.

Avantage : Peugeot. Moins chère et moins vorace, la Peugeot 406 rafle ici une victoire nette.

 

Verdict : le prix de l’originalité

En 2003, la 406 Coupé subit un restylage assez maladroit, l'avant n'étant plus du tout en accord avec le reste de la carrosserie.
En 2003, la 406 Coupé subit un restylage assez maladroit, l'avant n'étant plus du tout en accord avec le reste de la carrosserie.

Aux points, la 406 remporte une victoire claire. Moins capricieuse par ses accessoires, plus dynamique par son comportement et dotée de performances supérieures, elle filtre également mieux les inégalités, tout en offrant une habitabilité pas tellement inférieure. Et elle coûte moins cher.

Mais voilà, l’Avantime est autrement plus original et exclusif, par sa rareté et surtout son concept inédit, que d’ailleurs personne n’a copié. Un vrai concept-car sur route, ce qui n’a pas de prix ! D’ailleurs, alors que la cote de la 406 stagne, celle de la Renault ne cesse de grimper, ce qui en fait un meilleur investissement à condition de bien l’acheter.

Retiré dès 2003, après moins de deux ans de carrière, l'Avantime n'aura pas le temps d'évoluer. Dommage qu'on ne lui ait pas laissé plus de temps !
Retiré dès 2003, après moins de deux ans de carrière, l'Avantime n'aura pas le temps d'évoluer. Dommage qu'on ne lui ait pas laissé plus de temps !
Thème Avantage
Fiabilité/entretien Peugeot
Vie à bord Renault
Sur la route Peugeot
Budget Peugeot
Verdict Peugeot

Pour trouver des annonces, rendez-vous sur le site de La Centrale : Peugeot 406 Coupé V6, Renault Avantime V6.

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