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Et si Tesla allait rapidement rejoindre le cercle des constructeurs disparus ?

Les dernières déclarations, et décisions, d’Elon Musk laissent à penser que le milliardaire pourrait bien laisser tomber l’automobile. Passage en revue des indices qu’il a semé, et de l’orientation future de la maison Tesla.

Et si Tesla allait rapidement rejoindre le cercle des constructeurs disparus ?
Elon Musk est-il toujours sûr que l'automobile est une valeur sûre ? Pas sûr. Crédit photo : MaxPPP.

La liste de ceux qui, de Tucker à Saab en passant par Talbot et Rover, ont disparu au champ d’honneur de l’automobile est longue. Et elle pourrait bien s’allonger dans quelque temps avec une marque qui, c’est une première, ne va pas faire faillite, mais qui a décidé de s’autodétruire.

Et si jamais Tesla survit d’ici une décennie, ce ne sera peut-être plus qu’une marque de la tech comme une autre.

Pas de nouveau modèle à l’horizon

Mais qu’est ce qui pourrait laisser croire qu’Elon Musk souhaite lâcher l’affaire ? Quels indices l’homme le plus riche de la planète a-t-il semés pour que nous envisagions d’affirmer une telle énormité ?

Il semblerait que le milliardaire se désintéresse de l’automobile et ses actions récentes tendent à le prouver. Sa manière d’écarter totalement tout ce qui ressemble à un plan produits en est une preuve flagrante.

Le futur de Tesla ? Il se résume à l’abandon des grands, et des plus anciens modèles : les Model S et X. Les quelques dizaines de milliers d’exemplaires vendus dans le monde l’an passé justifient amplement cette décision. Il ne reste donc plus que les Model 3, Y et Cybertruck au catalogue, ce dernier pick-up comptant pratiquement pour du beurre.

La Model 2 ou 1, la petite Tesla qui pourrait conduire à la multiplication des pains et des volumes ? Elle a disparu au champ d’honneur, comme si Musk ne cherchait pas à vendre plus de voitures, se contentant de surfer sur un acquis de deux modèles à succès.

Mais l’homme a beau être un grand agité, il n’est pas totalement cinglé. Il sait mieux que personne que ses clients vont se désintéresser de ses autos lorsque leurs dates de péremption seront dépassées.

Il sait aussi que les robots-taxis qu’il appelle de ses vœux ne suffiront pas à faire tourner ses usines et à justifier les 1 000 milliards de son plan de rémunération des 10 prochaines années. Alors il se désintéresse de l’auto, un domaine qu’il n’a d’ailleurs jamais vraiment affectionné. Musk n’est pas un carguy, plutôt un dollarguy. En plus, les marges dans l’automobile étant bien inférieures à celles de la tech, il n’a aucune raison de s’en encombrer.

La Model S s'en va et le catalogue tesla sera bientôt dépeuplé.

Mais son intérêt pour l’argent ne devrait-il pas le pousser à vendre Tesla plutôt qu’à laisser la marque mourir de sa belle mort ? Comme dit le vieil adage entrepreneurial, pour vendre au meilleur prix, il est important de bien habiller la mariée, plutôt que de la laisser vêtue de haillons, comme ceux dont la maison Tesla sera affublée dans quelques années sans que de nouveaux modèles viennent la rajeunir.

Musk a toujours refusé toutes les offres de rachat et, avant que la maison ne soit ultra-rentable, certaines étaient alléchantes. Il a eu raison et Tesla a pu exploser sa valorisation. La marque a fini par gagner de l’argent, notamment grâce à ses crédits carbone vendus à d’autres, et a enrichi son boss plus que de mesure.

Alors de quoi Tesla sera-t-il le nom demain après l’épuisement des Model 3 et Y ? Celui d’une autre entreprise, spécialisée dans l’IA et la robotique. Une maison pour qui les voitures ne seront plus qu’une anecdote, un élément d’histoire.

Musk n’est pas le seul à se désintéresser de l’automobile

Un pari ultra-risqué pour Elon Musk ? Il n’est pas seul à le faire. Le groupe d’État chinois Chery, fort de 7 marques et qui assemble des autos depuis 30 ans, affirme à qui veut l’entendre que son business model va changer et que seuls 50 % de son chiffre d’affaires sera réalisé dans l’automobile en 2035. Les grandes familles automobiles, des Agnelli aux Peugeot en passant par les Porsche ne pensent pas autre chose et diversifient leurs investissements.

L’automobile ne disparaîtra pas pour autant, car elle est indispensable. Comme le sont les machines à laver. Mais aucun grand investisseur n’envisage aujourd’hui une explosion du marché des lave-linge dans l’avenir, même lorsqu’ils sont capables de sécher le linge et d’être connectés au wifi de la maison. Ce sont des industries routinières et nécessaires, de celles qui génèrent de petites marges, qui se regroupent pour survivre petitement mais tranquillement. Comme l’automobile de demain ?

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