Tesla : fin des Tesla Model S et Model X, comment Elon Musk compte transformer radicalement l’avenir de son entreprise.
Tesla met un terme à la production des Model S et Model X. Elon Musk ne se contente pas de retirer deux modèles du catalogue de la marque, il ferme un chapitre fondateur de son histoire industrielle. Une mutation en forme de révolution.

Ces véhicules, qui ont incarné pendant plus d’une décennie l’avant-garde technologique de l’automobile électrique, sont sacrifiés au nom d’un projet plus vaste
Elon Musk entend transformer le constructeur automobile Tesla en une entreprise d’intelligence artificielle et de robotique. Un choix guidé par le bon sens ?
Une croissance qui s’essouffle
L'arbitrage intervient dans un contexte moins flamboyant. Pour la deuxième année consécutive, Tesla voit ses volumes reculer. Avec 1,64 million de livraisons en 2025, la marque enregistre une baisse de près de 9 % dans un marché mondial de l’électrique pourtant en croissance. Dans le détail, 97 % des ventes de la marque américaine reposent sur deux modèles : les Model 3 et Model Y. Les autres véhicules -Model S, Model X et Cybertruck- avec à peine quelques dizaines de milliers d’exemplaires écoulés l’année dernière, sont devenus marginaux. Au point que leur maintien n’était plus économiquement justifiable.
Le pari osé d’Optimus
À l’usine de Fremont (Californie), berceau industriel de Tesla, qui emploie environ 22 000 salariés, les lignes automobiles seront reconverties en unités d’intelligence artificielle et d’assemblage de circuits imprimés de haute précision destinés à la robotique et au fameux projet Optimus.
Concrètement, il s’agit de construire un robot humanoïde polyvalent, capable d’accomplir des tâches à la place des humains. L’originalité d’Optimus est de ne pas être programmé ligne par ligne. Il utilise des réseaux neuronaux, identiques à ceux du système FSD (Full Self-Driving) des voitures Tesla. Le robot apprend ainsi à manipuler des objets en regardant des vidéos ou des démonstrations humaines. Tesla vise une production d’un million d'humanoïdes par an. Un chiffre hautement spéculatif.
La marque indique que ce changement n’entraînera pas de licenciements directs et que les employés seront redéployés ou formés. Reste qu’une transition entre métiers automobiles et robotique avancée, est rarement simple et jamais neutre socialement.
Fuite en avant ou vision de génie ?
Au regard de la courbe des ventes automobiles de Tesla face à l’offensive chinoise sur le BEV, cette mutation peut apparaître comme une décision lucide. Elon Musk change de modèle économique. Sortir du secteur automobile — à faibles marges et forte concurrence chinoise — pour basculer vers le marché de l’IA, où les revenus récurrents et les marges logicielles sont bien plus juteux. Un pari osé.
En abandonnant ses vaisseaux amiraux, Tesla se prive de ses meilleures marges unitaires et de son image « premium ». Sachant que ceux-ci représentent moins de 3 % des ventes de la marque, miser ces broutilles pourraient lui rapporter gros.


















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