Le ludospace le plus baroudeur du segment passe par la case restylage. Cette nouvelle plastique, bien moins originale que la première mouture, est l'occasion pour le Yeti de se conformer aux derniers standards de la marque tchèque : à savoir une face avant anguleuse et des traits bien plus stricts, comme on a pu le voir récemment sur l’Octavia et ou la Rapid. Le Yeti perd de son charme mais pas de sa modularité.


Essai Skoda Yeti 1.6 TDi 105 ch : une place monstre

Le système « VarioFlex » a été conservé au profit des passagers. Ce système permet de modifier la configuration des sièges arrière et passer ainsi de 3 à 2 sièges en les coulissant, histoire de faciliter le chargement d’objets longs ou tout simplement d'offrir aux passagers un maximum de confort. À noter qu'ils se rabattent séparément ce qui n’est pas le cas chez tous les concurrents. Le volume de coffre lui jouit d’une belle capacité comprise entre 405 et 1760 litres. Le seuil de chargement bien placé facilite le quotidien, tout comme les nombreux rangements disséminés dans l’habitacle : porte-gobelet, boîte à gants, accoudoir central, aumônières, porte-lunettes, porte ticket, bac de rangement, etc.


Ce véhicule familial est aussi sérieux en dedans. Les plastiques et les assemblages sont irréprochables mais la production de Skoda manque désespérément de fun et d’originalité. À titre de comparaison un Peugeot 3008 s’avère bien moins austère. Les seules évolutions intérieures pour ce restylage concernent l’ajout d’un nouveau volant.


Essai Skoda Yeti 1.6 TDi 105 ch : une place monstre


Au registre des équipements, le Yeti reçoit désormais une caméra de recul (300 €, de série sur Élégance), une aide au stationnement automatique (créneaux et épis, 650 €) et un système d'accès et démarrage mains-libres. Cette version d’essai Elegance (1.6 TDi 105 DSG7 : 29 875 €) ajoute les feux de jour avant et arrière à LED, les jantes alliage de 17 pouces, le contrôle de descente, les phares bi-xénon directionnels, la sellerie cuir/alcantara, le système de navigation "Amundsen+", les vitres arrière surteintées. La structure de la gamme évolue aussi. Désormais, le catalogue s'articule autour de deux variantes : la plus classique, à vocation urbaine, arbore des bas de caisse couleur carrosserie. Les éléments en plastique brut passent à la trappe. L'autre, baptisée Outdoor, qui réclame 4 000 € supplémentaires, mise sur un look baroudeur avec un bouclier plus massif, des bas de caisse et des seuils de portes spécifiques.


Essai Skoda Yeti 1.6 TDi 105 ch : une place monstre
Essai Skoda Yeti 1.6 TDi 105 ch : une place monstre

La force du Yeti, c’est sa polyvalence. Le ludospace offre le choix entre 2 ou 4 roues motrices, plusieurs types de transmission (BVM ou DSG) et une pléthore de motorisations. C’est vers le 1 .6 TDi 105 ch, le moteur le plus diffusé, que nous avons concentré notre test. Ce 4 cylindres diesel d’origine Volkswagen est largement employé dans le groupe. Davantage reconnu pour sa discrétion d’usage que son agrément, il est associé ici à l’excellente boîte à double embrayage DSG7. Un mariage qui lui permet de limiter ses rejets à 132 g de CO2/km (malus de 150 €) et ses consommations à 5.0 l/100 km. En pratique, nous avons relevé dans cette version à 2 roues motrices chargée en hommes et bagages, une consommation moyenne de 7,2 l/100 km, sur un parcours composé à 90% d’autoroute. Mollasson en bas, le 1.6 TDi 105 ch reprend du poil de la bête à mi-régime grâce à la performante boîte DSG. Cette dernière exploite au mieux la courbe de couple maximal (250 Nm) pour offrir des relances décentes.


Naturellement moins crapahuteur que la version 4X4, le Yéti dans cette définition à 2 roues motrices offre d'intéressantes capacités tout-chemin grâce à ses débattements assez importants et son contrôle de traction en descente efficace. La production tchèque est moins pointue qu’un 3008 sur l’asphalte mais elle jouit d’un niveau de confort situé dans le haut du panier. Skoda propose un véhicule sûr et adapté à une utilisation familiale quotidienne intensive.