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Aston Martin DB6 Lunaz : le rétrofit électrique de trop ?

Si vous faites partie de la poignée de chanceux propriétaires d'une Aston Martin DB6, sachez que Lunaz propose aujourd'hui un programme complet pour l'électrifier, ce qui coupera court aux émissions de CO2 de son six cylindres en ligne 4,0 mais aussi à ses envolées lyriques. Une vraie démarche écologique ou juste un caprice contre productif ? Une question à laquelle on connaît déjà la réponse.

Aston Martin DB6 Lunaz : le rétrofit électrique de trop ?

Proche esthétiquement et reprenant le même glorieux six cylindres en ligne 4,0 produisant jusqu'à 330 ch, l'Aston Martin DB6 (1965-1970) n'a pas connu la même gloire cinématographique de son aînée, la DB5, qui a été la voiture de fonction de James Bond dans, entre autres, Goldfinger sorti en 1964. Mais c'était une évolution notable en matière d'aérodynamisme, d'habitabilité, de confort et de dynamisme et elle est à peine moins rare, avec seulement 1 788 modèles produits, et les prix dans les annonces aujourd'hui s'étalent de 230 000 € à plus d'un million pour un modèle décapotable.

Difficile de dire combien de modèles ont survécu jusqu'à aujourd'hui mais une possibilité s'ouvre dorénavant pour les chanceux propriétaires : celle d'électrifier leur DB6 par Lunaz, une entreprise britannique dans laquelle l'ancien footballeur David Beckham a des parts et qui s'est déjà fait la main en proposant de telles transformations sur les bases du Range Rover original, de la Jaguar XK120 de 1953 et de la Rolls-Royce Phantom de 1961.

Commençons par un premier chiffre : chaque conversion, que l'on peut commander dès aujourd'hui pour des premières livraisons annoncées en 2023, sera unique car faite sur mesure selon les désirs du client mais le prix de base dépassera les 850 000 €. Et, désolé pour les puristes, ce ne sera pas une transformation qui sera réversible. Tout commence par une restauration dans les règles de la carrosserie et du châssis et une pesée précise de la voiture pour avoir une idée exacte de sa répartition des masses afin de la répliquer au moment du montage du groupe motopropulseur électrique.

Aston Martin DB6 Lunaz : le rétrofit électrique de trop ?

Esthétiquement, à part l'absence d'échappement, rien ne distingue la DB6 électrique de sa base thermique.

De l'extérieur cependant, la DB6 de Lunaz est strictement identique au modèle thermique à l'exception de la sortie d'échappement manquante mais il n'y a plus grand-chose d'origine en dessous, avec des freins modernes, des suspensions revues et corrigées et une direction retravaillée. Même constat à l'intérieur où toutes les possibilités de personnalisation sont proposées et où l'on trouvera air conditionné, connectivité WiFi et système multimédia dernier cri avec navigation.

Pour aller avec la motorisation sans émission, les moquettes sont faites à partir de filets de pêche recyclés donnant cependant un aspect très proche de la laine et les ingénieurs de la marque essaient aussi de réutiliser au maximum les éléments intérieurs, que ce soit la structure des sièges ou les décorations de la planche de bord.

Côté fiche technique, la DB6 électrique reprendra celle de la Jaguar XK120 déjà faite par Lunaz, avec un moteur développant 380 ch et 700 Nm, alimenté par un pack de batterie à la capacité allant de 80 à 120 kWh. L'autonomie maximum annoncée est de 410 km et la recharge rapide CCS est livrée de série.

Aston Martin DB6 Lunaz : le rétrofit électrique de trop ?

Avec 380 ch et 700 Nm, l'Aston Martin DB6 revue et corrigée par Lunaz sera bien plus performante que le modèle original.

Chaque véhicule sera assemblé dans le quartier général de Lunaz situé au Silverstone Technology Park par une équipe de 100 ingénieurs sur ls CV desquels on retrouve Aston Martin, Bentley, Ferrari, Jaguar, McLaren ou encore Rolls-Royce. Et le nom du directeur technique évoquera peut-être quelque chose aux amateurs de sport mécanique puisque Jon Hilton était à la tête du développement moteur chez Renault F1 de 2003 à 2006, période à laquelle Fernando Alonso a remporté le titre mondial année après année.

Que l'on ait les yeux qui brillent face à ce genre de transformation ou que l'on la perçoive comme une telle catastrophe qu'elle pourrait être un signe avant coureur d'une apocalypse imminente, une chose est sûre : le résultat donnera peut-être bonne conscience à son riche propriétaire mais n'aura strictement rien d'écologique. En effet, l'empreinte en termes d'émissions de CO2 d'une telle voiture d'exception, plus que cinquantenaire et avec laquelle on ne fait qu'une poignée de kilomètres par année, tient de l'anecdotique. En tout cas beaucoup plus que la seule production du pack de batterie qu'elle recevra et à propos de laquelle Lunaz précise bien que chacune des cellules sera neuve et non recyclée. Si c'est le développement durable que l'on a en tête, autant faire comme le Prince Charles dont la DB6 Volante MkII - qu'il a reçu comme cadeau d'anniversaire pour ses 18 ans – roule aujourd'hui à l'E85.

En savoir plus sur : Aston Martin Db6

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