2. Au volant : un Maxus T60 pas plus rustique que les stars des pick-up !

Contact, démarrage : le bloc diesel Maxus se manifeste bruyamment. Plus que celui de Toyota. Cela dit, la sonorité n’a rien d’agricole. Loin d’être désagréable même, elle apparaît moins grave que celle du 2.0 Ecoblue de Ford. Le T60 décolle avec une grande douceur, et pour cause : il a choisi l’une des meilleures boîtes automatiques du moment, en l’occurrence la transmission à convertisseur de couple et huit rapports de ZF, réputée pour ses actions quasi imperceptibles, notamment chez BMW. En outre, la double suralimentation donne du peps, le 0 à 100 km/h étant annoncé en 9s1.
Toutefois, sa modeste cylindrée de 2.0 peut se faire sentir bas-régime, quand les turbos sommeillent ; ce qui contraint la boîte auto à le maintenir souvent aux environs de 2000 tr/mn, y compris dans les faux plats montants, et cela alors que la benne est vide. En conséquence, il a besoin de s’hydrater puisque nous avons relevé 8,5 l/100 km sur le réseau secondaire.

Côté confort, le T60 n’a rien d’insupportable. Les réactions n’apparaissent pas trop sèches sur les grosses bosses, mais un peu de poids dans la benne limiterait sans doute les mouvements, notamment en détente. Par ailleurs, le pont arrière rigide génère des trépidations. Cela posé, le comportement routier est sûr. Comme de nombreux pick-up, le Chinois se révèle imprécis et pataud dans les virages, d’autant qu’il est doté de pneus tout-terrain (Yokohama Geolandar A/T), mais le roulis maîtrisé et le caractère sous-vireur rassurent. Et à défaut d’être communicative, la direction se fait douce et légère. Le Maxus n’est pas mal à l’aise non plus hors des sentiers battus.
Vrai baroudeur !
Comme ses rivaux, le T60 mobilise une transmission intégrale enclenchable via une boîte de transfert, d’origine BorgWarner. Sur route, on sélectionne le mode 2WD (via une molette au centre), donc propulsion, ou automatique pour éventuellement mobiliser le train avant en cas de patinage sur revêtement glissant, à la condition que le braquage soit réduit voire nul pour que la pignonnerie s’enclenche avec des différences de rotation réduites entre les roues. Des modes qui peuvent aussi convenir dans les chemins, y compris quand ça grimpe, du moins sur le sec.
On bloquera le différentiel central avec les modes 4 roues motrices si, et seulement si, l’adhérence devient précaire, dans la boue, le sable ou la neige par exemple, la sélection de démultiplication ultracourte « Low » autorisant davantage de progressivité au démarrage. Un franchissement compliqué avec des roues qui se trouveraient suspendues dans les airs ? Jouable…
Certes, le Maxus ne dispose pas d’un blocage mécanique du différentiel arrière, contrairement au Toyota Hilux par exemple, mais le freinage automatique de la roue arrière qui tourne dans le vide permet tout de même de s’extraire d’un trou, avec un à-coup peu agréable, il faut le reconnaître. À moins d’être funambule et de chercher les ennuis, le Chinois permet déjà de se sortir de bien fâcheuses situations…

Photos (18)
Sommaire





















Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération