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Autoroutes : pourquoi il n'y aura pas de baisse de la limitation à 110 km/h

Dans Economie / Politique / Politique

Autoroutes : pourquoi il n'y aura pas de baisse de la limitation à 110 km/h

Anne Hidalgo a déjà pris ses distances avec l'idée, le ministre des Transports s'y est montré opposé.

Le débat est relancé ! Depuis hier, les médias se sont de nouveau emparés du sujet des 110 km/h sur l'autoroute, à la suite d'une déclaration d'Anne Hidalgo. Elle s'est montrée favorable à une baisse de la limitation sur le réseau rapide, jugeant que 130 km/h, c'était trop. Notre journaliste Pierre-Olivier Marie, qui s'était d'ailleurs penché sur la position de la maire de Paris dès la semaine dernière à la suite de sa déclaration de candidature pour l'élection présidentielle de 2022, est ainsi intervenu sur l'antenne de BFM TV ce mercredi matin !

Mais le 110 km/h semble être un faux débat. D'ailleurs, Anne Hidalgo elle-même n'a pas avancé ce chiffre. 110 km/h, c'est très symbolique et une barre bien trop basse dans l'esprit des Français. Il suffit de voir les réactions lorsque la convention citoyenne pour le climat a proposé cette mesure. Lors d'un sondage réalisé en juin 2020, près de trois quarts des Français s'étaient montrés opposés à une limitation à 110 km/h sur les autoroutes. Le Président de la République avait vite écarté la mesure pour éviter une bronca.

Anne Hidalgo calme déjà le jeu

D'ailleurs, preuve que le sujet est sensible, les équipes d'Anne Hidalgo ont rappelé ce matin qu'elle n'avait pas pris position en faveur du 110 km/h, une manière de s'éloigner d'une idée qui devient vite une casserole dans une campagne présidentielle. De son côté, le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebarri s'est clairement dit "défavorable" à cette proposition : "Il y a plein de secteurs autoroutiers où vous êtes déjà à 110 [...] et des autoroutes où il est parfaitement sécuritaire de rouler à 130".

Autre exemple de la sensibilité du sujet : les candidats qui restent en course pour la primaire des écologistes n'en font pas directement mention dans leur programme ! Cela ne signifie pas pour autant qu'ils y sont opposés. Sandrine Rousseau, qualifiée pour le second tour de cette primaire avec Yannick Jadot, est connue pour ses positions radicales. Elle n'épargne d'ailleurs pas vraiment les automobilistes : lundi, elle s'est clairement exprimée sur une interdiction des SUV ! On l'imagine sans mal pour une baisse des limitations de vitesse.

Mais le 110 km/h peut sembler trop exagéré. Assurément, il fait fuir les électeurs. C'est d'ailleurs sur ce point que l'on peut oser dire que l'on n'est pas près de voir cette allure imposée sur les autoroutes. À ce jour, les deux partis les mieux placés pour se qualifier au second tour de la présidentielle sont LREM et le RN. Le ministre des Transports a, de manière indirecte, dit ce qu'en pense LREM et on voit mal Marine Le Pen prendre une telle mesure. Bien sûr, les jeux sont loin d'être faits et un candidat plus favorable à une baisse des limitations de vitesse peut monter dans les sondages d'ici avril 2022.

Et pourquoi pas 120 km/h ?

On se demande alors si ce débat sur le 110 km/h n'est pas une manière de mieux faire passer par la suite une baisse à 120 km/h, moins radicale ? Une sorte de solution intermédiaire qui susciterait une opposition moins farouche ? Il y a mine de rien un exemple récent avec les départementales à 80 km/h. Si l'idée a été contestée, elle semble s'être rapidement imposée à l'usage. À ce jour, seuls une trentaine de départements ont remis en place des limitations à 90 km/h, alors que c'est possible depuis fin 2019. Le 120 km/h sur autoroute semble être la suite incontournable.

D'ailleurs, selon une enquête de Caradisiac menée en partenariat avec TomTom, sur les portions limitées à 130 km/h les Français roulent en moyenne à 120,6 km/h ! Preuve que beaucoup ont déjà commencé à lever le pied… et seraient prêts pour cette limitation, déjà en vigueur en Espagne, au Portugal, en Belgique ou encore en Suisse.

Toutefois, l'argument de la sécurité routière invoqué pour le passage à 80 km/h sur le réseau secondaire passerait moins, dans la mesure où la vitesse excessive n'est pas la principale cause des accidents sur l'autoroute. L'argument principal serait plutôt l'écologie, rouler à 120 au lieu de 130 apportant une baisse des consommations non négligeable, et donc moins de rejets. L'écart de limitation avec le réseau secondaire resterait assez important pour éviter un fort report sur les routes gratuites.

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