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Voiture de fonction - Budget entretien : les bonnes pratiques pour l’optimiser

Dans Voitures de fonction / Flotte auto

Pour les flottes automobiles, le budget maintenance demeure, avec les frais de carburant, l’un des postes les plus importants dans le coût total de possession, aussi appelé TCO (Total cost of ownership). Il existe néanmoins des leviers, dont plusieurs pratiques de bon sens, pour optimiser les dépenses d’entretien.

Les flottes consacrent environ 20 % de leur TCO à la maintenance, poste pneumatiques inclus.
Les flottes consacrent environ 20 % de leur TCO à la maintenance, poste pneumatiques inclus.

Redémarrer des véhicules de fonction après une immobilisation de plusieurs semaines, comme ce fut le cas durant le premier confinement, avec parfois la nécessité de remplacer les batteries sur les plus anciens modèles du parc ; réaliser par ailleurs les vidanges, remettre à niveaux les liquides, jeter un œil à l’état des pneus, faire vérifier les amortisseurs et le système de freinage, entre autres missions, mais aussi gérer les pannes mécaniques et anticiper les contrôles techniques, cela fait partie des aspects quotidiens au sein des flottes automobiles. Et tout cela a un coût. En France, la part du budget maintenance équivaut en moyenne, poste pneumatique compris, à près de 20 % du TCO (Total cost of ownership) d’une entreprise. Une part conséquente mais somme toute maîtrisable, voire allégeable par de bonnes pratiques.

Conseils d’ordre général pour minimiser les dépenses d’entretien

Le loueur Alphabet conseille notamment de "choisir le véhicule adapté à l’usage et aux nécessités de mobilité des conducteurs, ceci pour éviter le vieillissement prématuré des pièces d’usure."
Le loueur Alphabet conseille notamment de "choisir le véhicule adapté à l’usage et aux nécessités de mobilité des conducteurs, ceci pour éviter le vieillissement prématuré des pièces d’usure."

Fabrice de Margerie est le Directeur du département Opérations et Informatique d’Alphabet France. Alphabet, avec Arval, ALD Automotive et Athlon pour ne citer qu’elles, est l’une des principales enseignes de la location longue durée (LLD) sur le marché français. À ce titre, elle est aussi l’une de celles qui observent et connaissent le mieux le quotidien des flottes d’entreprises et d’administrations. Rappelons que la part des véhicules d’entreprise détenus dans le cadre d’une location longue durée frôle actuellement les 60 %.

À ces clients professionnels, Fabrice de Margerie suggère plusieurs axes de travail pour optimiser le budget maintenance de leur flotte. Selon lui, il est avant tout primordial de "choisir le véhicule adapté à l’usage et aux nécessités de mobilité des conducteurs, ceci pour éviter le vieillissement prématuré des pièces d’usure."

Il est par ailleurs fondamental "d'inciter les conducteurs à bien suivre le programme d’entretien des véhicules mis à leur disposition, de les responsabiliser quant au véhicule qui leur est confié et de les inciter à faire effectuer les éventuelles réparations nécessaires en cours de contrat."

Entretien programmé ou imprévu : focus sur les pratiques spécifiques

L’intervention sur site, dans le cadre de pannes, permet d’alléger la facture d’entretien et à la flotte de maintenir le rythme de son activité.
L’intervention sur site, dans le cadre de pannes, permet d’alléger la facture d’entretien et à la flotte de maintenir le rythme de son activité.

Rester attentif au kilométrage, signaler aussitôt un problème mécanique naissant (jeu dans la direction, bruit moteur anormal, etc.) sur le véhicule et respecter le calendrier initial, c’est justement tout l’intérêt des révisions mécaniques programmées, que les entreprises aient fait le choix d’acheter leurs véhicules ou de les louer. Assez logiquement, plus les dates de révisions sont respectées et moins l’état des véhicules aura tendance à se dégrader, et donc moins le budget maintenance sera susceptible d’être alourdi.

Parallèlement, en cas de réparation imprévue (bris de glace, batterie à plat, crevaison, etc.), il est conseillé, comme le fait par exemple Alphabet, de "privilégier quand cela est possible la réparation sur place, cela afin d’éviter toute rupture de mobilité pour le conducteur".

Les réseaux de réparation indépendants spécialisés dans l’entretien auto, tels que Norauto, Point S ou encore Carglass, font partie de ces prestataires amenés à intervenir directement sur site dans le cadre de partenariats conclus avec les flottes. L’idée est de permettre à celles-ci de maintenir le rythme de leur activité. À la clé surtout, des dépenses d’entretien moindres qu’elles pourraient l’être lors d’une immobilisation de plusieurs heures ou de plusieurs jours dans un atelier mécanique.

Un même impact financier pour une PME que pour un grand compte ?

Pour Raphaël Rousset, dirigeant-fondateur de Mobilease, cabinet de conseil indépendant spécialisé dans la réduction des coûts des flottes automobiles, l’impact budgétaire de l’entretien courant et des réparations imprévues sur le TCO "va surtout dépendre de l’organisation interne de l’entreprise et de son niveau de maturité sur la gestion d’un parc. Plus que la taille de la structure, c’est l’attention que va porter l'employeur à l’entretien des véhicules qui va être déterminant".

L’impact budgétaire de l’entretien courant et des réparations imprévues sur le TCO « va surtout dépendre du niveau de maturité de l'entreprise sur la gestion d’un parc », analyse Raphaël Rousset, du cabinet Mobilease.
L’impact budgétaire de l’entretien courant et des réparations imprévues sur le TCO « va surtout dépendre du niveau de maturité de l'entreprise sur la gestion d’un parc », analyse Raphaël Rousset, du cabinet Mobilease.

"Il est évident", concède toutefois cet expert, "que plus la taille de la flotte est importante et plus la facture maintenance peut être élevée, mais des solutions existent" pour limiter la note, assure le patron de Mobilease, et d’illustrer son propos en confirmant que "des accords peuvent être mis en place avec les réseaux de réparation".

La gestion des réparations imprévues, plus globalement la gestion des sinistres (accidents) et celle des frais de restitution (à l’issue des contrats de LLD), parfois lourds, pèsent à l’évidence dans le budget maintenance d’une entité économique. Ce sont d’ailleurs sans surprise quelques-uns des sujets qui reviennent régulièrement dans les échanges avec la clientèle "car les arbitrages ne sont pas toujours simples à effectuer pour les entreprises, en particulier pour les TPE/PME qui n’ont pas systématiquement une organisation dédiée à la flotte et qui, de ce fait, sont en attente de conseils et d’accompagnement sur ces thématiques", souligne Raphaël Rousset.

Des dépenses allégeables grâce à la télématique et à l’écoconduite ?

Dans cette quête d’optimisation des coûts d’entretien, toutes les idées seraient en fait bonnes à prendre. Ainsi, les flottes (en particulier celles qui possèdent plusieurs centaines de véhicules) sont par exemple assez tentées de recourir à la télématique. Près de 30 % d’entre elles sont d’ailleurs à ce jour équipées de ces logiciels. L’investissement dans des outils de suivi de flotte, tels que ceux développés par Masternaut, Ocean, Webfleet ou encore Gac Technology, permettrait de réaliser là encore de précieuses économies sur le coût d’exploitation d’un parc de véhicules.

En outre, de plus en plus de flottes privilégient avant tout le bon sens et développent les formations à l’écoconduite. Le porte-parole d’Alphabet recommande de promouvoir la sensibilisation à cette pratique auprès des conducteurs. Comme lui, la plupart des observateurs des flottes automobiles, qu’ils soient loueurs, compagnies d’assurance ou sociétés de conseils, sont convaincus en effet que l’écoconduite, technique basée sur une souplesse de roulage et des accélérations moins brusques, réduit non seulement les dépenses en carburant, mais aussi la facture d’entretien entre 10 et 20 %. Cela représenterait parfois "plusieurs milliers d'euros d’économisés sur toute la durée de vie du véhicule en tenant compte uniquement de l'usure des pneumatiques et des freins", illustre de son côté le ministère de la Transition écologique.

Le recours à des outils télématiques et la formation à l’écoconduite peuvent contribuer à réduire les coûts.
Le recours à des outils télématiques et la formation à l’écoconduite peuvent contribuer à réduire les coûts.

Un suivi régulier valorise l’image et préserve la sécurité des conducteurs

Si la recherche de solutions pour maîtriser toujours mieux le budget maintenance est un leitmotiv chez les flottes, le fait d’entretenir régulièrement les véhicules de fonction et de les conserver en parfait état de marche s’avère en outre bénéfique sur le plan de l’image. Ainsi, une voiture à la carrosserie bosselée, à l’éclairage défectueux et aux disques de freins aussi bruyants que creusés sont quelques-uns des dommages susceptibles d’avoir un impact négatif sur la réputation de l’entreprise, aux yeux des clients et des futurs collaborateurs.

Un suivi attentif de l’entretien de la flotte contribue par ailleurs - et c’est l’un des effets indirects à retenir - à réduire le nombre d’accidents de la route dus à des problèmes mécaniques, et donc à préserver au maximum l’intégrité physique des conducteurs salariés lors de leurs trajets domicile-travail ou purement professionnels.

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Commentaires (42)

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entreprise, flotte ou individuel, les coûts sont les mêmes, il n'y a pas de surprise. Dans le cas des flottes, il peut y avoir un effet volume qui permet quelques remises sur l'entretien ou bien un service interne moins cher mais ça ne change pas la hiérarchie des dépenses..

Par

Je me suis toujours demandé, à partir de quelle taille de flotte ils seraient rentable pour une société d'internalisé cette prestation d'entretien ?

Après il est vrai que les sociétés par définition ont tendance à externaliser tout ce qui n'est pas leur cœur de métier maintenant, mais ça à un coût tout de même car on paye la marge des garages alors que pour une prestation gérée en interne le tarif est à prix coutant.

La RATP par exemple entretient ces bus soit même et ne fait pas appel à une société extérieur (bon la RATP n'est pas un modèle de gestion j'entends bien :biggrin: mais c'était juste un exemple).

Par

Pour faire des économies d'entretien, il suffit de choisir des hybrides Toyota ou des électriques pour les véhicules captifs. Pour celles-là, pas d'embrayage, pas de boite de vitesse, pas d'alternateur, pas de démarreur, rare usage des freins, régime limité à froid et un marché de l'occasion très demandeur en Sibérie et Mongolie en raison de la fiabilité...

Par

En réponse à Hybridation

Pour faire des économies d'entretien, il suffit de choisir des hybrides Toyota ou des électriques pour les véhicules captifs. Pour celles-là, pas d'embrayage, pas de boite de vitesse, pas d'alternateur, pas de démarreur, rare usage des freins, régime limité à froid et un marché de l'occasion très demandeur en Sibérie et Mongolie en raison de la fiabilité...

Après, la voiture de fonction c'est aussi un avantage concurrentiel pour recruter dans certaines sociétés à forte valeur ajoutée.

J'ai un ami qui travaille dans la sécurité informatique (souvent des sociétés US du reste), et la voiture de fonction c'est le truc qui doit attirer la future recrue. Typiquement il a l'année dernière une Golf GTE, cette année c'est une Audi A3 35 TFSI, etc...

La priorité n'est pas toujours le faible coût à l'entretien.

Idem pour mon père qui travaille comme commerciale dans la vente de machine industrielle pour une société suisse, comme il transporte des clients potentiels (souvent chef d'entreprise), la voiture doit être le bon compromis : standing minimal mais sans abus. En l'occurrence une Passat. (probablement pas la voiture la moins chère en entretien)

Par

Bref, que du bon sens ce qui est rapporté dans cet article.

Faire entretenir son véhicule selon les échéances préconisées, ne pas laisser le véhicule se dégrader, choisir un véhicule adapté en fonction de l'utilisation...

Ca fait 15 ans que j'ai une voiture de fonction et, heureusement, je n'ai pas attendu cet article pour respecter tout ça.

Par

En réponse à Axel015

Je me suis toujours demandé, à partir de quelle taille de flotte ils seraient rentable pour une société d'internalisé cette prestation d'entretien ?

Après il est vrai que les sociétés par définition ont tendance à externaliser tout ce qui n'est pas leur cœur de métier maintenant, mais ça à un coût tout de même car on paye la marge des garages alors que pour une prestation gérée en interne le tarif est à prix coutant.

La RATP par exemple entretient ces bus soit même et ne fait pas appel à une société extérieur (bon la RATP n'est pas un modèle de gestion j'entends bien :biggrin: mais c'était juste un exemple).

Peu importe les volumes, ça coûte toujours plus cher pour une entreprise de se payer sa propre maintenance.

Celles qui le font, c'est uniquement par nécessité. (Répondre à un cas d'urgence comme par exemple les hôpitaux, l'arrêt d'un train/métro/tramway de transport de passagers aux heures de pointe...Ou par exemple une chaîne d'assemblage tournant H24 si on reste dans le cadre de l'automobile.)

En fait c'est lorsqu'une panne immobilisante peu impacter fortement une entreprise, que l'on met en place une maintenance interne afin de gagner en réactivité.

Par

En réponse à Axel015

Après, la voiture de fonction c'est aussi un avantage concurrentiel pour recruter dans certaines sociétés à forte valeur ajoutée.

J'ai un ami qui travaille dans la sécurité informatique (souvent des sociétés US du reste), et la voiture de fonction c'est le truc qui doit attirer la future recrue. Typiquement il a l'année dernière une Golf GTE, cette année c'est une Audi A3 35 TFSI, etc...

La priorité n'est pas toujours le faible coût à l'entretien.

Idem pour mon père qui travaille comme commerciale dans la vente de machine industrielle pour une société suisse, comme il transporte des clients potentiels (souvent chef d'entreprise), la voiture doit être le bon compromis : standing minimal mais sans abus. En l'occurrence une Passat. (probablement pas la voiture la moins chère en entretien)

Perso les caisses dont tu parles n'ont aucun effet attractif, ce serait même un repoussoir ! :lol:

Même si une A3 avec une cylindrée si généreuse :cyp: ne se refuse pas ! :areuh: :cubitus:

Par

En réponse à PLexus sol-air

Perso les caisses dont tu parles n'ont aucun effet attractif, ce serait même un repoussoir ! :lol:

Même si une A3 avec une cylindrée si généreuse :cyp: ne se refuse pas ! :areuh: :cubitus:

Pour toi sans doute, pour un jeune de 23 en sortie d'école ou à peine, rouler dans une voiture à 40/45k euros neuve, ça attire je t'assure.

Par

En réponse à mekinsy

Peu importe les volumes, ça coûte toujours plus cher pour une entreprise de se payer sa propre maintenance.

Celles qui le font, c'est uniquement par nécessité. (Répondre à un cas d'urgence comme par exemple les hôpitaux, l'arrêt d'un train/métro/tramway de transport de passagers aux heures de pointe...Ou par exemple une chaîne d'assemblage tournant H24 si on reste dans le cadre de l'automobile.)

En fait c'est lorsqu'une panne immobilisante peu impacter fortement une entreprise, que l'on met en place une maintenance interne afin de gagner en réactivité.

"Peu importe les volumes, ça coûte toujours plus cher pour une entreprise de se payer sa propre maintenance."

Pourquoi ?

Si tu as une flotte de 1000 voitures, avec 1 ou 2 mécano à plein temps, un pont et des équipements ultra rentabilisés avec le temps ? Je suis pas sur que ça coûte plus chère que de faire déplacer un mécano de chez Norauto...

Par

En réponse à PLexus sol-air

Perso les caisses dont tu parles n'ont aucun effet attractif, ce serait même un repoussoir ! :lol:

Même si une A3 avec une cylindrée si généreuse :cyp: ne se refuse pas ! :areuh: :cubitus:

Tout le monde oublie que la voiture de fonction est une gratification qui pèse sur l'avenir. Les sommes attribuées a cet avantage ne sont pas soumises a cotisations et, en France, ça pèse lourd au moment de la retraite si la voiture de fonction a été la règle pendant la majorité des années de travail. Il y a eu le débat là où je travaillais, peu d'adhésion a cette proposition malhonnête à l'époque.

A titre d'information, les cotisations retraite représentent 20% du grand total de la fiche de paie pour ceux qui cotisent a l'agirc.

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