Chez Stellantis, les Italiens ont eu la peau du Puretech au détriment des Français
Après une domination de la partie française de Stellantis du temps de Carlos Tavares, les Italiens du groupe sont en train de reprendre le dessus sur les moteurs. Les futures Peugeot, Citroën et autres DS devraient embarquer des blocs d’origine Fiat au lieu de celui qu’on appelait anciennement « Puretech ».

Comme chez Renault où le nouveau directeur général semble aller dans une direction très différente de celle de son prédécesseur Luca de Meo, le groupe Stellantis fait quasiment volte-face sur sa stratégie depuis l’arrivée d’Antonio Filosa en remplacement de Carlos Tavares.
Le groupe, dont on attend toujours de connaître le plan dans le détail (il sera officiellement dévoilé le 21 mai prochain), va quasiment tout changer par rapport aux directions prises depuis le début de la décennie. Outre une nouvelle répartition des tâches au sein de ses marques, une révision de sa stratégie d’électrification et une reconstitution de ses effectifs, le géant va changer de doctrine sur la conception de ses moteurs essence encore très importants.
Adieu Puretech, le Firefly italien est de retour
Comme on l’entend depuis plusieurs mois, le rapport de force va considérablement changer au niveau des choix de motorisations sur les véhicules d’entrée et de milieu de gamme. Depuis la formation de Stellantis, ce sont les motoristes de l’ancien PSA qui avaient pris le dessus : outre l’adoption de plateformes techniques d’origine françaises chez Fiat, Lancia, Alfa Romeo et même Jeep, les moteurs essence de la famille Puretech (désormais appelés « Turbo » pour d’évidentes raisons marketing) s’étaient répandus partout chez les marques de l’ancien groupe italien FCA en remplacement des blocs Firefly.
Même si ce moteur Puretech a été considérablement retravaillé et fiabilisé dans sa version EB2 Gen3 désormais incontournable de Peugeot jusqu’à Fiat en passant par Citroën, Alfa Romeo, Lancia, DS Automobiles, Opel ou encore Fiat, la direction de Stellantis aurait acté sa mort dans sa version à 1,2 litre de cylindrée (développant entre 100 et 145 chevaux selon les versions).
Le groupe se prépare en effet à l’adaptation aux normes Euro7 et ce sont les blocs 1,3 litre et 1,5 litre de la famille Firefly qui auront droit à une mise à jour technique complète pour les années futures (avec plusieurs niveaux d’électrification). La version à 1,6 litre de la famille Puretech, utilisée dans les groupes motopropulseurs hybrides rechargeables du groupe (et présente également aux Etats-Unis), devrait en revanche « survivre » à cette nouvelle stratégie aux côtés des blocs de la famille Firefly comme le rapportent les spécialistes d’Ital Passion.
Logique aussi en termes d’image
Une telle stratégie paraît en tout cas compréhensible, ne serait-ce que sur le plan de l’image compte tenu de la médiatisation catastrophique des problèmes liés à la première génération des moteurs Puretech depuis le début de la décennie et la gestion calamiteuse de ce dossier. L’usine de Douvrin était de toute façon déjà en train d’abandonner la fabrication des moteurs à essence et il faudra donc s’attendre à voir d’ici la fin de la décennie arriver des Peugeot, Citroën ou Opel fonctionnant avec un bloc essence d’origine italienne sous le capot.




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