Stellantis change de stratégie : les moteurs Firefly vont-ils remplacer les ex-Puretech ?
C’est officiel, Stellantis a décidé de prolonger la durée de vie de ses moteurs thermiques Firefly alors qu’ils devaient disparaître totalement du catalogue européen du groupe. La mécanique italienne a-t-elle vocation à remplacer la lignée des moteurs essence « Puretech » de conception française ?

Dans ses choix techniques, l’ancien directeur général de Stellantis avait tranché : pour Carlos Tavares, les moteurs essence de la génération Firefly, conçus par l’ancien groupe FCA en Italie et toujours bien présents dans certains marchés hors d’Europe, devaient disparaître chez nous au profit des blocs Puretech conçus par l’ancien groupe PSA.
Même si ces moteurs essence « EB2 » ne s’appellent plus officiellement « Puretech », ils équipent désormais quasiment tous les modèles neufs du groupe Stellantis de chez Peugeot, DS Automobiles jusqu’à Fiat en passant par Lancia, Citroën, Opel et même Alfa Romeo. Le Firefly, lui, n’existe plus que sous le capot de cinq modèles : les Fiat Panda, Jeep Renegade et Compass en toute fin de carrière (en version 70 chevaux atmosphérique pour la première, 130 et 180 chevaux turbo pour les Américains) ainsi que la Fiat 500 Hybrid revenue au catalogue avec une version à 65 chevaux du moteur de la précédente 500 à essence (adapté au dernier volet des normes européennes). On le retrouve aussi sur l'Alfa Romeo Tonale qui vient d'être restylé.
Le retour du Firefly à côté du Puretech !
Alors que ce moteur italien Firefly ne devait prolonger sa carrière en Europe que sous le capot de la nouvelle 500 Hybrid pour faire face aux ventes décevantes de sa variante électrique, les communicants du groupe Stellantis viennent d’annoncer que sa durée de vie va être prolongée. Le constructeur va investir pour le mettre en conformité avec la norme Euro7, lui permettant théoriquement d’être commercialisé en Europe bien après l’année 2030.
C’est encore un marqueur de l’énorme revirement stratégique opéré par la nouvelle direction du groupe, qui avait déjà pris des décisions totalement contraires à ce que souhaitait l’ancien directeur de Stellantis Carlos Tavares. Et cela pose une autre question : compte tenu de la réputation catastrophique du moteur Puretech (désormais débarrassé de ce nom) et de la préférence assumée du nouveau directeur général Antonio Filosa pour la branche « FCA » de Stellantis, peut-on imaginer un remplacement de la famille de moteurs Puretech par celle des Firefly ?
Quel niveau d’hybridation ?
Reste à savoir ce que prévoit Stellantis pour l’adaptation des mécaniques Firefly aux normes européennes. Le groupe va-t-il développer des versions à hybridation légère, à hybridation non rechargeable et à hybridation rechargeable ? Si oui, cette famille de moteur pourrait théoriquement remplacer celle du Puretech (EB2 Gen3). Mais cela supposerait aussi sans doute un gros travail d’adaptation des plateformes des voitures et donc, des coûts élevés.
Rappelons qu’aujourd’hui, ces motorisations Firefly sont encore bien présentes sur les modèles de Stellantis commercialisés en Amérique du Sud où les normes moins exigeantes que celles du marché européen ne limitent pas sa durée de vie sous sa forme actuelle. Ces mécaniques sont en tout cas connues pour leur bonne fiabilité, au contraire des Puretech à la réputation si sulfureuse. Les derniers ajustements techniques sur ce moteur de conception française, tout de même, sont censés corriger ses défauts les plus graves.
Pour les salariés de l’usine italienne de Termoli où sont assemblés les moteurs Firefly, en tout cas, il s’agit d’une excellente nouvelle. Peut-être moins pour ceux de Douvrin en France où est fabriqué le moteur essence de conception tricolore…














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