Stellantis va se concentrer sur 4 constructeurs-phares (et c’est inquiétant pour 2 marques françaises)
La nouvelle direction de Stellantis aurait décidé de ne plus traiter de la même façon toutes ses nombreuses marques : les quatre jugées les plus importantes bénéficieront d’une attention maximale, alors que les autres passeront au second plan (voire carrément tout au fond).

Tout le monde attend avec impatience de connaître le plan de la nouvelle direction de Stellantis pour connaître la stratégie future du groupe, en proie à de gros problèmes de rentabilité et une chute vertigineuse de ses ventes depuis la fin de l’année 2024. Il doit être dévoilé le 21 mai prochain dans une grande conférence de presse donnée par Antonio Filosa, le directeur du groupe qui a déjà modifié beaucoup de choses depuis le départ de Carlos Tavares.
A ce sujet, les journalistes de Reuters viennent de publier un article intéressant : d’après eux et de source interne, la nouvelle direction veut désormais rassembler ses quatorze marques en trois « classes » avec les plus importantes dans la stratégie du groupe, celles qui devront composer avec une technologie mise au point par ces dernières et les « mauvais élèves », cantonnés à un rôle régional d’un continent ou même national.
Peugeot, Jeep, Ram et Fiat en leader du groupe Stellantis
D’après Reuters, Antonio Filosa aurait décidé de donner un rôle prépondérant à Peugeot, Jeep, Ram et Fiat. En raison des volumes couverts par ces marques, de leur rentabilité et de leur potentiel, il leur reviendrait la tâche de développer toutes les futures technologies du groupe.
Citroën, Opel et Alfa Romeo, ensuite, sont considérées comme de « moyenne importance » et devront se contenter de réutiliser la technologie produite par les quatre marques de tête, rhabillant leurs plateformes et leurs architectures techniques pour les adapter à leurs images respectives.
Les marques du groupe aux ventes les plus confidentielles, enfin, se contenteront d’une diffusion dans une seule région du globe et même potentiellement, un ou plusieurs pays seulement. On pense évidemment dans ce cas à Lancia qui a vendu moins de 12 000 voitures dans le monde en 2025, à DS Automobiles dont l’avenir est régulièrement abordé dans les médias et à Maserati en chute libre depuis plusieurs années.
Pourquoi cela nous paraît difficile à concevoir
Certes, on peut imaginer sans problème des Citroën basées sur des Fiat ou des Peugeot : même si cela nuirait grandement à leur image historique, Stellantis est déjà devenu un producteur de plateformes déclinées sous de multiples badges (par exemple, les mêmes architectures chez Peugeot, Citroën, DS, Alfa Romeo, Jeep et Lancia…).
Mais qui pourrait concevoir une berline familiale ou un SUV sportif Alfa Romeo reprenant la technologie d’une Fiat, d’une Peugeot ou d’une Jeep, sachant que l’enseigne italienne revendique une stature « premium » face à BMW, Mercedes et Audi ? Ne parlons même pas de l’idée d’une Maserati conçue sur la base de travaux de ces trois marques (ou du producteur de gros pick-up Ram), ce qui nous paraît tout simplement impossible à faire compte tenu du positionnement et des types de voitures proposés par la marque au trident. A moins d’imaginer d’énormes SUV Maserati reprenant les éléments techniques des prochains modèles de Ram ? Dans le genre, l’ancien groupe FCA avait bien essayé de vendre des Chrysler maquillées en Lancia, mais cette stratégie n’avait pas du tout été couronnée de succès !
De toute façon, il n’y a plus que quelques jours à attendre avant de connaître tous les détails de la stratégie future du groupe. Si cette réorganisation venait à se confirmer, s’agirait-il d’un moyen d’éteindre progressivement les marques les moins compétitives du groupe ?


















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