Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

Changement de stratégie chez Renault avec la suppression de plus de 2 000 postes d’ingénieurs

Dans Economie / Politique / Industrie

Julien Bertaux

La marque va mettre en place une nouvelle organisation de l’ingénierie à travers le monde, et cela ne va pas s’accompagner de création de postes, bien au contraire.

Changement de stratégie chez Renault avec la suppression de plus de 2 000 postes d’ingénieurs
Renault change de stratégie et va se séparer de plusieurs milliers d'ingénieurs, un pari risqué.

« Gagner en agilité et en performance », voici le but recherché par Renault, qui n’a rien de surprenant puisque toute l’industrie automobile va dans ce sens. Seulement, cela passe par une sérieuse coupe dans les effectifs, la marque va réduire de 15 à 20 % du nombre de ses ingénieurs d'ici deux ans. Sur les 12 000 présents au niveau mondial, entre 1 600 et 2 400 devront aller chercher du travail ailleurs.

C’est l’une des conséquences du nouveau plan stratégique FutuReady annoncé en mars dernier par le patron de Renault, François Provost. Les ingénieurs français devraient toutefois être à l’abri puisque « toutes les activités à forte valeur ajoutée » seront maintenues, des postes principalement regroupés au Technocentre de Guyancourt.

Pour ceux travaillant à l’étranger, l’incertitude guette. Dans le même temps, l'ingénierie sera segmenté selon trois pôles. Le premier, « global car makers », situé en France, en Inde et en Roumanie aura pour but le développement global des voitures. Le deuxième présent en Corée, « adaptative car makers, » adaptera de nouvelles voitures sur des plateformes déjà existantes. Enfin, le « delivery centers » dispatché en Espagne, au Maroc, en Turquie et au Brésil, s’occupera de la partie industrielle, au plus près des usines de la marque. Bien sûr, Renault se défend de procéder à des licenciements secs et va privilégier les départs à la retraite ou les reconversions.

Le même chemin que Stellantis ?

Après les années Renaulution de Luca de Meo qui ont donné naissance à de nombreux produits électriques (Renault Scénic, R5…), le vent semble tourner et prendre une direction déjà vue chez Stellantis sous l’ère Tavares.

Seulement, la réduction de la masse salariale et notamment des ingénieurs à ses limites. Depuis, Antonio Filosa a repris les rênes du groupe et compte recruter 2 000 ingénieurs supplémentaires d'ici quatre ans, soit l’inverse de Renault. Dans les faits, tout ne semble pas si facile puisqu’Opel vient d’annoncer la suppression de 650 postes en Allemagne.

Commentaires ()

Déposer un commentaire

SPONSORISE

Actualité Renault

Fiches fiabilité Renault

Essais Renault

Comparatifs Renault