Renault pense ne plus vendre une seule voiture 100% thermique en Europe en 2030, mais c’est un abus de language
Le grand patron de Renault a levé le voile sur ses projets les plus importants d’ici la fin de la décennie. Au menu : des voitures électriques bien plus performantes, des hybrides « à l’ancienne » et des véhicules électriques à prolongateur d’autonomie thermique. Avec 100 % de voitures électrifiées en Europe en 2030, mais en comptant tous les degrés d’hybridation.

On connaît enfin les grandes lignes des projets du groupe Renault pour la fin de la décennie et le début de la suivante. François Provost, le nouveau directeur général du géant français, a annoncé ce matin le programme « FutuREady » prévu pour les marques Renault, Dacia et Alpine.
Sans surprise, l’électrification des gammes va suivre son cours chez toutes les marques. Dacia doit proposer quatre modèles 100 % électriques d’ici 2030 contre un seul aujourd’hui, Alpine en proposera au moins quatre aussi à cette date (A290, A390, A110 et A310) et Renault doit également introduire plusieurs nouveautés importantes avant la fin de la décennie.
Une architecture électrique à la pointe
Dans le détail, François Provost a précisé que les modèles électriques d’entrée de gamme (micro-citadines et modèles citadins) reposeront sur la plateforme RGEV Small, fonctionnant avec une architecture électrique à 400 volts comme les R5 et autres R4 actuelles. Les modèles plus gros (compacts et familiaux) utiliseront eux la nouvelle plateforme RGEV Medium 2.0 avec une architecture à 800 volts permettant une charge rapide « en dix minutes » et « jusqu’à 750 km d’autonomie WLTP », une conception de type SDV (Software Defined Vehicle), une intégration totale de la batterie dans le châssis, une nouvelle génération de moteur électrique (jusqu’à 275 chevaux) disponible à la fois en traction et en propulsion ainsi qu’une baisse du nombre de pièces et des coûts de développement. Le communiqué précise « 2030 » pour l’architecture à 800 volts avec la recharge en 10 minutes, signifiant que les modèles électriques arrivant avant (et notamment le nouveau Scénic attendu pour 2028) n’auront pas droit à cette technologie.
Cette plateforme électrique RGEV Medium 2.0 permettra aussi d’accueillir des versions à prolongateur d’autonomie avec « jusqu’à 1 400 km d’autonomie totale », en espérant que Renault évite les problèmes de chute drastique des performances en cas d’utilisation intensive sur l’autoroute avec les batteries vides que l’on a parfois constaté sur des véhicules de ce genre.
« 100 % de ventes électrifiées en Europe »
Renault précise aussi que la technologie hybride simple, connue sous le nom « E-Tech » depuis l’arrivée de ce système sur la Clio de cinquième génération en 2021, a vocation à perdurer : « Renault Group poursuivra l’extension de sa technologie E-Tech au-delà de 2030 avec de nouvelles versions inférieures à 150 ch et un déploiement hors d’Europe et ce, avec une réduction de coût significative ». Il s’appuiera sans doute pour cela sur ce fameux nouveau moteur essence hybride Horse expérimental annoncé il y a quelques jours avec « une consommation 3,3 litres aux 100 kilomètres ».
Le constructeur table sur 100 % de voitures « électrifiées » d’ici 2030 en Europe (contre 50 % hors d’Europe). Évidemment, Renault semble inclure dans ce chiffre les modèles à hybridation légère, qui représenteront sans doute toujours des volumes importants chez Renault et surtout Dacia en 2030 sur les petits modèles. Dans ce cas d’une hybridation légère, le terme « électrification » reste naturellement à relativiser puisqu’on parle de véhicules thermiques seulement équipés d’un circuit électrique permettant au mieux de rouler quelques centaines de mètres sans le moteur à essence.















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