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Recharge à domicile : Comment le compteur Linky va devenir le meilleur ami des salariés et de leurs employeurs

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

Fini l’installation de bornes coûteuses ! Une startup française révolutionne la recharge à domicile des flottes d’entreprise grâce à une solution logicielle inédite. De quoi se faire rembourser sa recharge à domicile au centime près.

Recharge à domicile : Comment le compteur Linky va devenir le meilleur ami des salariés et de leurs employeurs
Grâce au compteur Linky, plus besoin de prise connectée pour connaître le montant exact de la recharge de votre voiture ©Le Dauphiné Libéré Maxppp

Jusqu’alors, pour rembourser la recharge à domicile de leurs employés, les entreprises disposaient de deux options : installer de coûteuses bornes connectées (environ 2 200 € pièce) ou se perdre dans des calculs d’apothicaire, basés sur des forfaits approximatifs.

Pour gagner en simplification technique et en précision de relevé, la startup française VoltaBack a conçu une solution 100 % logicielle. Nul besoin de matériel spécifique. Le système communique directement avec le véhicule et le compteur Linky du salarié.

Arnaud Tran et Adrien Guenard cofondateurs de VoltaBack
Arnaud Tran et Adrien Guenard cofondateurs de VoltaBack

Fonctionne avec tous types de bornes et prises

Pour garantir que seule la voiture de fonction est prise en compte lors du remboursement, VoltaBack s’appuie sur une authentification numérique unique, à savoir une connexion directe à l’ordinateur de bord du véhicule via son API (son interface logicielle).

Lors de la configuration, le gestionnaire de flotte enregistre précisément la plaque d’immatriculation et l’identifiant technique du véhicule professionnel sur la plateforme de la startup. Dès que la charge commence, le logiciel reçoit un signal provenant exclusivement de ce véhicule (indiquant l’heure, la géolocalisation et le volume d’énergie reçu), qu’il vient ensuite « matcher » et valider avec la courbe de consommation du compteur Linky. Le système fonctionne avec n’importe quelle borne, mais aussi avec une simple prise renforcée.

Si un second véhicule électrique est présent au foyer, il reste totalement invisible pour le système, car il ne possède pas les « clés numériques » d’accès configurées par l’entreprise, évitant ainsi toute confusion ou fraude involontaire.

Cela permet également aux entreprises de ne pas devoir jongler avec les éventuelles différents types de bornes installés aux domiciles des salariés. De plus en plus de salariés disposent de bornes à domicile, qui peuvent avoir été installées par d’anciens employeurs, et qu’ils ont souhaité conserver.

La précision du binôme Véhicule-Linky

« Le compteur Linky nous envoie un point de consommation toutes les 30 minutes. Nos algorithmes extraient de cette consommation globale la part dédiée au véhicule, en corrigeant les pertes énergétiques qui varient de 5 % à 40 % selon les modèles et la saison », explique Arnaud Tran, CEO et co-fondateur de VoltaBack.

Cette précision permet de coller au tarif réel du contrat du salarié (Heures Pleines/Heures Creuses, Tempo, etc.). Pour une entreprise, l’enjeu est de taille : le remboursement sur une base erronée peut représenter jusqu’à " 500 € de surplus par véhicule et par an " souligne Arnaud Tran. Un surplus potentiellement perçu comme un salaire déguisé par l’URSSAF.

Sans une mesure précise, beaucoup d’entreprises remboursent au forfait ou sur la base d’un tarif    " heure pleine " par défaut. Or, si le salarié recharge en " heure creuse ", l’écart de prix (parfois massif) constitue un salaire déguisé. " Sur les grandes flottes, le redressement peut être colossal ", prévient Arnaud Tran.

Un levier majeur pour le TCO

En 2026, l’attractivité du véhicule électrique repose sur son TCO (Total Cost of Ownership). Recharger à domicile coûte en moyenne 8 € pour un plein, contre près de 30 € sur les bornes publiques en itinérance.

Pour des géants comme Engie Home Services, BNP Paribas ou la Sanef, qui déploient des milliers de véhicules, le passage à la recharge domestique pilotée par VoltaBack permet des économies d’échelle spectaculaires. À titre d’exemple, Arnaud Tran calcule que " sur une flotte de la taille de celle de Véolia (25 000 véhicules), l’optimisation peut permettre d’abaisser la facture énergétique de plusieurs millions d’euros. "

Le compteur communiquant une obligation européenne

Après avoir séduit le CAC 40 en 2025, VoltaBack élargit son horizon. La startup lancera au premier trimestre 2026 une plateforme dédiée aux PME et ETI gérant moins de 50 véhicules.

Le compteur communicant étant une obligation de l’UE, le modèle VoltaBack est facilement exportable dans tous les États membres de l’union. À commencer par ceux les plus en pointe sur l’électrification de leurs parcs.

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