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Alpine dans le brouillard

Alors que Renault annonce une offensive de 36 nouveaux modèles d'ici 2030, l'horizon reste incertain pour Alpine. Entre le flou entourant son futur "vaisseau amiral", l'abandon probable du marché américain et une gamme de sept modèles qui peine à se concrétiser, la marque dieppoise semble revoir ses ambitions à la baisse. Le salut viendra-t-il de la future A110 électrique et de sa plateforme inédite, capable d'accueillir — surprise — un moteur thermique ? 

Alpine dans le brouillard

Le « dream garage » d’Alpine ébauché sous l’ère De Meo semble éprouver quelque difficulté à se garnir. Au regard des annonces présentées lundi 10 mars par François Provost, le nouveau directeur général de Renault, qui a annoncé le lancement de 36 nouveaux modèles d’ici 2030, la marque sportive du groupe n’apparaît pas comme la mieux lotie.

Après le lancement de la petite A290 et du crossover A390, la suite du programme qui devait composer une gamme de sept modèles présente des contours de moins en moins nets. Du côté des certitudes, figure l’héritière électrique de l’A110 qui apparaîtra fin 2027. Elle sera basée sur une toute nouvelle plate-forme, baptisée APP (Alpine performance platform) qu’utilisera bientôt  la très remuante Renault 5 Turbo 3E.

Pourvue d’une architecture 800 volts et de deux batteries séparées (l’une à l’avant, l’autre à l’arrière de l’habitacle), une solution technique particulièrement originale, et d’un tout nouveau moteur, elle installera le conducteur en position « Formule 1 » selon ses concepteurs. Le système Torque vectoring inauguré à bord de l’A390 qui améliore la tenue de route en virage (et permet surtout d’effacer la sensation d’inertie lié au poids élevé d’une voiture électrique lourdement dotée en batteries) est également au programme. On note que la plate-forme APP peut aussi recevoir un moteur thermique, ce qui en ferait une exception au principe initial de faire d’Alpine un constructeur 100 % électrique. « C’est une éventualité, au cas où... » a précisé Philippe Krief, le patron d’Alpine.

Celui-ci a indiqué que trois autre variantes viendraient enrichir le catalogue A 110. Il a évoqué un spider, un coupé 2+2 (en allongeant légèrement l’empattement, ce que permet la plate-forme) et un cabriolet 2+2. A quelle date ? L’échéancier demeure très flou. Alors que le projet d’une nouvelle A310, un coupé quatre places qui aurait rendu hommage au modèle commercialisé entre 1971 et 1985, n’est plus du tout évoqué, les choses se compliquent encore un peu plus lorsque l’on aborde la question du "navire amiral" (« flagship ») qui devait coiffer la nouvelle gamme. 

Ce projet, qui devait porter les ambitions d’Alpine au-delà de l’Europe – en particulier aux Etats-Unis, un marché hors d’atteinte tant que perdureront les barrières tarifaires imposées par l’administration Trump - paraît dans les limbes. Chez Alpine on envisage de tenter une commercialisation au Canada mais on ne sait encore s’il pourrait s’agir d’un SUV, d’un crossover, d’une berline ou d’un shooting brake. On ignore aussi sur quelle plate-forme ce véhicule pourrait reposer. Ce qui fait tout de même beaucoup de points d’interrogation.

Indispensable pour permettre à la marque de gagner en notoriété en dehors des frontières françaises – le principal défi que doit relever Alpine, admettent ses dirigeants – l’extension de la gamme paraît plus que jamais en suspens. En réduisant les ambitions de sa filiale sportive, Renault se place en situation de ne pas pouvoir amortir le lourd investissement que représente la plate-forme APP.  Un coût jugé inférieur à la commercialisation de modèles qui risquent de ne pas trouver leur public comme le suggèrent les piètres performances des modèles électriques de la concurrence, de Porsche à Maserati. 

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