
De la 2CV à la R8 Gordini en passant par la RCZ, la quête effrénée aux références du passé que mènent les marques françaises au Mondial finit par poser problème. Ne faudrait-il pas partir plus souvent d’une feuille blanche ?


De la 2CV à la R8 Gordini en passant par la RCZ, la quête effrénée aux références du passé que mènent les marques françaises au Mondial finit par poser problème. Ne faudrait-il pas partir plus souvent d’une feuille blanche ?

Loin du discours politiquement correct habituel, le directeur général de Renault reconnaît l'échec des ventes du premier SUV électrique d'Alpine. Mais pas question d'abandonner la marque sportive dieppoise pour autant : tout en réduisant la voilure sur l'A390, la direction promet un retour aux sources passionnel qui prendra le temps qu'il faudra.

Malgré la déferlante de modèles chinois dévoilés porte de Versailles, le salon de Paris est aussi l’occasion de mettre en évidence les atouts de l’industrie automobile européenne. Elle n’en manque pas

Incarnation de l’avenir de l’automobile, la voiture électrique cherche le plus souvent à se fondre dans la masse quitte à manquer de créativité. Pourquoi tant de gêne ? Cet apparent paradoxe va se confirmer au Mondial de Paris .

Le dragon automobile chinois est à l’offensive en Europe mais ses constructeurs, confrontés à un marché intérieur dantesque, doivent serrer les dents eux aussi.

Dominant en matière de technologie, le made-in-China est également en train de s’imposer dans le domaine des normes de sécurité. Il faut dire que les constructeurs européens et américains lui ont laissé le champ libre.

La très forte croissance des ventes de voitures électriques nourrit l’idée selon laquelle un point de basculement aurait été atteint. Cette thèse repose sur des bases crédibles mais on ne peut passer par pertes et profits les éléments susceptibles de ralentir cette marche triomphale.

Le décrochage boursier de l’ensemble des constructeurs provoqué par l’annonce le 16 juin par BMW d’un nouvel avertissement sur ses résultats n’a rien de surprenant. Cet épisode qui inquiète tout le secteur résonne comme le prix à payer de la financiarisation croissante de l’industrie automobile.

Les nouveaux modèles électriques bon marché (Renault Twingo, Citroën ë-C3) en attendant les futures kei-car européennes (2CV, Dacia Hipster) s’inscrivent à contre-courant de la gentrification de l’automobile. Pour rééquilibrer le marché, la route sera longue car les constructeurs vont devoir assouplir leur modèle économique. Les clients, eux, sont prêts.

PRISE EN MAINS - Derrière son appellation un brin tortueuse et sa ligne sans aspérités, la Dolphin G DM-I pose une question inédite. Une berline de petit gabarit peut-elle, parce qu’elle est chinoise, relancer l’attrait des hybrides rechargeables, spécialité en perte de vitesse en France, mais que les marques chinoises investissent massivement ?
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