Nouveau Mercedes VLE : monospace, utilitaire ou limousine de luxe ?
Ambiance jet privé à bord du nouveau VLE qui remplace l’EQV. Plus luxueux, plus technologique, il est aussi, forcément, plus cher. Au menu : une batterie de 115 kWh et 413 ch. Mais pour quelle clientèle ?

Le Classe V n’est plus. L’énorme vaisseau Mercedes, chargé de transporter les familles nombreuses ou les clients d’hôtels depuis deux décennies disparaît. Mais que les amoureux de camionnettes de luxe et de gros monospaces se rassurent, l’engin revient sous un autre nom.
Il n’est plus « Classe » ou « Klasse » dans son pays d’origine, mais s’appellera désormais VLS, dans sa version thermique, VLE lorsqu’il est électrique et sera, comme il se doit, décliné en Vito plus utilitaire. C’est donc une nouvelle génération rebaptisée, mais aussi totalement transformée, qui apparaît. Rien n’est plus pareil, ni la ligne ni la plateforme.
En fait, ce sont deux plateformes qui se cacheront sous les jupes de ce VL. L’une, appelée VAN.EA est réservée aux modèles à watts, quant à la seconde, la VAN.CA elle est destinée aux modèles thermiques dont, pour le moment, on ignore s’ils seront disponibles en diesel ou PHEV seulement.
Conçu à l’origine pour n’être qu’électrique
Des versions au pétrole qui, à l’origine du projet, n’étaient pas prévues et que Mercedes a introduites en cours de route. Prestige aidant, c’est bien entendu le VLE électrique qui est dévoilé en premier.
Les silhouettes des deux versions sont de toute manière équivalente et détonnent quelque peu par rapport à l’ancienne version, pour le moins anodine.

La face avant cède à la folie du moment des calandres démesurées avec, selon les versions, une grosse étoile en son centre, ou une plus petite et traditionnelle en guise de bouchon de radiateur fictif. L’étoile fait d’ailleurs un rappel dans les optiques à leds.
Le profil a, lui aussi, beaucoup changé depuis l’EQV, le précédent Classe V électrique que ce VLE remplace. Grâce à un subterfuge de design, et une illusion d’optique, il donne l’impression d’une auto plus basse, alors qu’elle est très légèrement plus haute. Un subterfuge obtenu grâce à un profil arrière plongeant qui lui donne un faux air de berline coupé, alors que la poupe est bel et bien verticale. Une poupe qui s’ouvre d’ailleurs en deux parties.


Mais c’est à l’intérieur de ce VLE que l’on change de monde, passant, au mieux du monospace, et au pire de l’utilitaire, à un univers que Maybach, la division luxe de l’étoile, ne renierait pas.
En configuration six places, la plus noble et la moins bétaillère, la tech est surtout au service des passagers arrière. Leurs fauteuils s’occupent, et c’est la base, de leurs lombaires et de leurs dorsales grâce au massage et l’inclinaison se fait en tous sens.
Mais si on peut accéder à ces gadgets de manière traditionnelle, via des commandes le long des contre-portes connues chez l’Allemand depuis longtemps, mais ils se manœuvrent également depuis une télécommande individuelle.


Une commande grande comme un smartphone qui permet aussi de faire basculer un énorme écran de 30 pouces devant eux. On accède à une base de films, à Youtube et même à la chaîne Caradisiac, mais si les passagers ne sont pas d’accord entre eux, l’un préférant Brad Pitt dans F1 et l’autre Alexandre Bataille dans Citroën ë-C3, ce VLE les départage et partage son écran de 30 pouces en deux. Chacun pourra suivre son héros via un casque audio. Et si l’envie de boucler un dossier les taraude, une petite tablette se déploie devant eux pour accueillir leur ordi.
Si les passagers arrière sont royalement traités, leur chauffeur n’est pas plus mal loti. Il a devant lui trois écrans, qui forment, rassemblés, là encore près de 30 pouces. Et entre les sièges, un petit frigo permet de garder au frais quelques bouteilles à offrir à ses convives.

Des convives qui seront peut-être moins intéressés que lui par la partie mécanique de ce VLE 400 à la batterie de 115 kWh. Elle alimente deux moteurs qui propulsent les quatre roues de cette version 4wd avec une puissance de 413 ch et 650 Nm de couple. De quoi, tout de même, et selon le constructeur, obtenir une consommation de 21,1 km et une autonomie supposée de 630 km. L’architecture 800 V est évidemment de la partie avec des charges pouvant culminer à 320 kW.
Une version deux roues motrices avec une batterie de 87 kwh sera également au programme, histoire d’alléger un tarif qui, pour le moment, pour le modèle le plus haut de gamme est estimé à 113 000 euros. Mais que l’on se rassure, l’engin débute à 94 000 euros.
Ce VLE, on le voit, a pris plus de 15 000 euros en changeant de nom depuis l’EQV. Mais sa puissance, comme son autonomie n’ont rien à voir avec celles de son prédécesseur qui culminait à 204 ch et 362 Nm.

Pour ce prix, fort heureusement, le conducteur n’aura pas l’impression de manipuler une camionnette, malgré ses 3,2 tonnes en version 400. L’engin a le rayon de braquage d’une CLA, soit 10,90 m d’un trottoir à l’autre. Un pachyderme habile comme une ballerine. D’autant que pour se garer, il s’en charge seul, sans l’aide du conducteur.
Un micro-marché, pour le moment
Une auto presque parfaite, donc, hormis son prix. Mais une auto pour qui ? Pour les flottes des très grandes entreprises qui souhaitent transporter leurs cadres dirigeants ? Pour les hôtels de luxe qui souhaitent chouchouter leurs hôtes prestigieux ? Pour Brad Pitt qu’il faut récupérer à l’aéroport pour l’emmener à son palace ?
C’est un micro-marché, mais surtout une vitrine qui, partant de ce vaisseau de prestige, entend bien vendre des VLE et S plus abordables, et surtout des Vito qui le seront encore plus.
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