Renault pourrait-il envoyer sa R5 se faire fabriquer ailleurs, en plus de son usine de Douai ?
C’est une réflexion, et non un projet, que nourrit le groupe devant le succès de sa R5, et son déploiement à l’international. Une solution qui pourrait servir de renfort aux chaînes du nord de la France, déjà bien encombrées.

On peut lui trouver des défauts, mais pas celui de l’invisibilité, ni dans nos rues, ni dans les chiffres de ventes de Renault. La R5 cartonne en France comme en Europe et entame 2026 en fanfare.
Selon les chiffres livrés en début de semaine par le cabinet de statistiques Dataforce, la petite française arrive juste derrière le SUV tchèque Skoda Elroq avec 7 149 ventes, soit une hausse de 70 % sur un an. Ce n’est pas un mince exploit, un an après ses débuts en Europe et son lancement réussi en France.
Une R5 mondialisée
Un succès qui pourrait bien donner des ailes au losange, au-delà de la R5 et au-delà de l’UE, dans son plan de conquête international que son boss, François Provost devrait dévoiler dans une dizaine de jours. Au menu de cette présentation aux investisseurs : un déploiement mondial qui fait prudemment l’impasse sur des pays ou ses concurrents se cassent les dents actuellement : la Chine et les États-Unis.
Sauf que ce sont aussi les plus gros marchés de la planète, obligeant Renault à multiplier sa présence dans des pays moins vendeurs. Du coup, sa présence en Corée du Sud et au Brésil, ou le groupe est déjà très présent est bigrement renforcé depuis plusieurs mois, de même qu’en Israël, au Maroc et en Turquie.
Si dans certaines de ces contrées le thermique domine très largement, Renault compte malgré tout sur son nouvel ambassadeur pour se déployer. La R5 est ainsi vendue en Turquie depuis près d’un an, et déboule au Japon dans quelques semaines, en même temps qu’elle s’apprête à débarquer en Israël. Un pays ou l’électrique a la cote depuis longtemps, et ou Renault avait d’ailleurs tenté de s’implanter à l’époque de Carlos Ghosn, dès 2008, avec le système Better Place, qui a capoté depuis.

Reste que, pour le moment, la R5 n’est fabriquée que dans une seule usine à Douai. Là ou la Nissan Micra est elle aussi assemblée, de même que l’Alpine A290, la R4 et le Renault Scenic. En cas de succès international de la petite auto, un embouteillage est-il à craindre dans l’unité de production nordiste ?
C’est ce que laisse entendre Le Parisien. Pour autant, selon ce porte-parole de Renault, « il ne s’agit que d’une réflexion, et pas du tout d’un projet ».
Une réflexion que François Provost ne devrait même pas évoquer dans le plan stratégique des cinq ans à venir et qui sera dévoilé le 10 mars prochain, mais qui risque de devenir projet si la R5 rencontre le succès escompté dans le monde.
D’autres électriques fabriquées en dehors de la France
Car la fin de l’Alliance Renault-Nissan permet au losange d’opérer seul au Japon, un pays ou l’électrique se porte bien, et dont le leader Toyota est peu présent dans le domaine. Un pays aussi, ou les petites autos sont une tradition. Autant de raisons de réussir la greffe R5.
Quant au Brésil, peu électrifié pour le moment, Byd y est déjà implanté et réalise 20 % des ventes de VE. Renault entend bien ne pas rater le coche du futur électrique à Brasilia comme à Tokyo et se dit que la 5 est son meilleur ambassadeur.
Sauf que pour vendre des citadines, toutes électriques qu’elles soient, elles doivent être tarifairement compétitives. Entre le coût du travail élevé dans l’hexagone, le prix du transport et les taxes à l’importation dans ces contrées, les raisons possibles à une fabrication sur place sont légion.
Reste que si le patron ne devrait pas évoquer un futur déploiement de sa fabrication, il devrait en revanche préciser les autos électriques à venir du segment C et D qui, quant à elles, devraient être assemblées à l’étranger, et notamment en Espagne. Le made in France pour le moment, soit, mais pas pour toute la gamme.















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