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Conduite sans permis: le nouveau fléau (enquête vidéo)

Dans Pratique / Sécurité

Selon les pouvoirs publics, jusqu’à 600 000 personnes conduiraient sans permis en France. Un délit en hausse constante ces dernières années, et qui peut concerner tout type d’automobiliste, pas seulement les fous du volant. Caradisiac a enquêté sur ce phénomène des sans-permis et a pu interviewer l'un deux.

Conduite sans permis: le nouveau fléau (enquête vidéo)
Conduite sans permis: le nouveau fléau (enquête vidéo)

Conduite sans permis: le nouveau fléau (enquête vidéo)

 

Certains chiffres effraient. L’an dernier, 4,7 % des conducteurs impliqués dans un accident mortel circulaient sans permis valide. Mieux (ou pire, plutôt) : le défaut de carton rose - conduite sans permis ou malgré suspension, annulation, invalidation, etc. - aura été constaté à plus de 85 000 reprises en 2015, ce qui représente 18,3% des délits commis par les automobilistes. A titre de comparaison, moins de 20 000 cas avaient été répertoriés en 2001, avant le déploiement du système de radars automatiques et de l’arsenal répressif qui l’accompagne.

« Nous estimons qu’environ 600 000 conducteurs roulent sans permis actuellement, et la tendance est plutôt à l’augmentation », constate Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière. Sur 38 000 000 de permis valides, cela fait 1,6% de fautifs (dans la plupart des cas des hommes de 18-30 ans). Même si l’on parle ici  « chiffres noirs » (terme de criminologie désignant une valeur qu’il est impossible de connaître avec certitude), ceux-ci se voient étayés par les augmentations des délits de fuite ou refus d’obtempérer, en l’occurrence +14,4% et 12,6% en 2015.  Or, quand on n’a rien à se reprocher, on s’arrête au contrôle…

Par ailleurs, qui dit défaut de carton rose dit forcément défaut de carte verte : en cas d’accident alors que l’on conduit sans permis, l’assurance couvrira les dégâts occasionnés mais se retournera ensuite contre le fautif. Le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) estime qu’entre 370 000 et 750 000 voitures circuleraient sans la couverture obligatoire, ce qui représente 1 à 2% du parc total. « La fourchette que nous donnons est large, mais elle est certaine », précisait en avril 2016 à Caradisiac François Werner, Directeur général du FGAO. Même si on peut aussi rouler avec un permis valide mais sans assurance, voilà qui donne une bonne indication du nombre d’ « irresponsables » circulant sur les routes de France.

Bien sûr, il n’est pas question pour Caradisiac de pointer bêtement les méchants radars qui à force de verbalisations pour 1 km/h de trop fragilisent les permis au point de conduire à leur annulation, tout en prenant dans le même temps la défense des gentils automobilistes trop sévèrement matraqués. Ce serait trop facile, et trop réducteur. En effet, il est toujours possible de connaître son solde de points via Internet ou en se rendant en préfecture, et de suivre des stages de sensibilisation à la sécurité routière le cas échéant. Il s’agit simplement de constater que nous sommes face à un phénomène qui prend des proportions inquiétantes, quelles qu’en soient les raisons (et elles sont nombreuses, la principale étant la négligence).

Pour autant, il n’est pas question non plus de qualifier les conducteurs sans permis de délinquants. Il s’agit bien souvent d’automobilistes lambda qui perdent leur permis par négligence (voir paragraphe précédent), mais qui décident de continuer à rouler parce que la conservation de leur emploi est en jeu. Pour Caroline Tichit, avocate spécialiste du droit routier « les gens qui perdent leur permis sont des gens comme vous et moi qui travaillent quotidiennement avec leur permis de conduire. Ils perdent leur permis pour diverses raisons ou, pour certains c’est vrai, ne l’ont jamais passé. La plupart de ces délinquants potentiels ont conscience des risques qu’ils prennent, et commettent ces délits pour les besoins impérieux de leur profession. »

Dans les faits, il apparaît que nombre d’entre nous puissions être touchés par ces pratiques aux conséquences souvent désastreuses, et ce dans toutes les couches de la société, du chauffeur-livreur à la vedette de télévision. Un phénomène inquiétant, donc.

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