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Coronavirus - Renault compte sur l'État et l'Alliance pour se relancer

Dans Economie / Politique / Industrie

Coronavirus - Renault compte sur l'État et l'Alliance pour se relancer

Pour le président de Renault, l'épidémie de Covid-19 est "l'une des épreuves les plus difficiles" de l'histoire de la marque. Jean-Dominique Senard écarte pour l'instant l'idée d'une nationalisation de l'entreprise.

L'épidémie de Covid-19 a mis à l'arrêt l'industrie automobile. Dans une interview donnée au Parisien, Jean-Dominique Senard déclare : "Nous vivons une des épreuves les plus difficiles de notre histoire". Le président de Renault rappelle que le secteur fait travailler 15 millions de personnes en Europe, dont 400 000 en France.

À ce jour, Renault a mis à l'arrêt 21 sites industriels. Pour Jean-Dominique Senard "la première raison est bien évidemment la sécurité, la protection et la santé de nos équipes". Mais il ne cache pas aussi une explication économique, avec une chute des commandes, plusieurs gros marchés du Losange étant en période de confinement, avec donc des concessions fermées.

Pour tenir le coup pendant la tempête, le Losange compte sur le soutien de l'État, dont il s'est assuré cette semaine lors d'un entretien téléphonique avec Bruno Le Maire, ministre de l'Économie. L'idée de nationaliser des fleurons français a d'ailleurs été évoquée par le ministre. Mais en ce qui concerne Renault, Jean-Dominique Senard indique que "ce n'est pas à l'ordre du jour". Il indique que cela n'avait ainsi pas été fait lors de la crise financière de 2008.

Jean-Dominique Senard garde d'ailleurs une confiance en l'avenir "parce qu'il ne faut pas s'y tromper, le jour où la conjoncture redevient plus favorable, dans l'industrie automobile, cela peut être extrêmement rapide et fort". On peut imaginer une relance rapide grâce à un afflux de commandes. Le président souligne notamment que le Losange ne devrait pas repartir de zéro grâce à son internationalisation. Ses usines en Corée du Sud et en Chine ont ainsi redémarré.

Jean-Dominique Senard compte aussi sur la force de l'Alliance, fortement secouée ces dernières années, mais qui pourrait bien ressortir ressoudée durablement par la crise. Pour le président de Renault, l'Alliance avec Nissan et Mitsubishi, "au sein de laquelle la solidarité aujourd'hui bat son plein et avec qui nous travaillons tous les jours sur un plan d'avenir [...] sera le fer de lance de notre rebond, face à cette crise mondiale majeure".

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Commentaires (82)

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PPfff ben voyons Lol...que des rapaces !! une Honte

Par

Si Nationalisation il devait y avoir elles seraient très provisoires. L'état n'a pas les moyens de Nationaliser et de garder. Très rapidement il y aurait re-privatisation.

Avec si possible bénéfice pour l'Etat .

Par

En réponse à anneaux nîmes.

Si Nationalisation il devait y avoir elles seraient très provisoires. L'état n'a pas les moyens de Nationaliser et de garder. Très rapidement il y aurait re-privatisation.

Avec si possible bénéfice pour l'Etat .

Exactement, comme ce qu'il s'était passé avec PSA , grace à quoi l'état a empoché plus d'1 millard d'uros

Par

Nous sommes au niveau de la crise de 1929. 2008 c'était rien à côté. ..

Par

Renault compte sur l’Etat ..... et au nom de quoi le contribuable français devrait aider ce constructeur qui fabrique surtout à l'étranger notamment chez le fanatique islamiste Erdogan ?. Avant d’aider Renault ,Senard devra expliquer pourquoi la clio est fabriquée en Turquie alors que Toyota fabrique la Yaris en France.Raconter que fabriquer des citadines en France n’est pas rentable étant un argument démonté par Toyota , Senard devra trouver autre chose.

Par

En réponse à anneaux nîmes.

Si Nationalisation il devait y avoir elles seraient très provisoires. L'état n'a pas les moyens de Nationaliser et de garder. Très rapidement il y aurait re-privatisation.

Avec si possible bénéfice pour l'Etat .

C'est vrai , mais finalement c'est mieux si l'état fait des bénefs car il s'agit de nous quand même , ensuite il pourra avec cette plus value financer des primes diverses ; prime à la casse , prime VE , ect...

Par

En réponse à Yvonnic

Nous sommes au niveau de la crise de 1929. 2008 c'était rien à côté. ..

On n'en sait rien encore , mais effectivement à côté de 2008 , là on rentre dans le dur.

Par

Ils ont montrés que sous la contrainte d'un patron exigeant, Raymond Lévy (1986-1992), ils étaient capables de produire des voitures de qualité. La R19 fut parmi les meilleures. Ce ne fut qu'un feu de paille et, dès le départ de Raymond Lévy, la culture d'entreprise est revenue et avec elle la médiocrité.

Aujourd'hui, le voitures Renault ne sont pas fiables, les acheteurs se font moins nombreux et seuls les institutionnels empêchent le naufrage.

C'est donc sur les fonds publics et sur la filiale Nissan (40% du capital appartient a Renault) que va reposer la survie. Ce montage là tiendra combien de temps? Il y a 10.000 bonnes raisons de sauver Renault, mais il faut en contrepartie exiger une gouvernance stricte pour remonter le niveau technique et laisser les bons ingénieurs faire de bonnes voitures.

A ce prix, dans 20 ans Renault peut devenir une marque que chacun aura envi d'acheter. Sinon, répéter ce qui ne marche pas ne permet que de retarder l'inévitable chute finale.

Par

En réponse à antikekedemes2

Renault compte sur l’Etat ..... et au nom de quoi le contribuable français devrait aider ce constructeur qui fabrique surtout à l'étranger notamment chez le fanatique islamiste Erdogan ?. Avant d’aider Renault ,Senard devra expliquer pourquoi la clio est fabriquée en Turquie alors que Toyota fabrique la Yaris en France.Raconter que fabriquer des citadines en France n’est pas rentable étant un argument démonté par Toyota , Senard devra trouver autre chose.

Toyota assemble certes la Yaris en France, mais en touchant combien de subventions publiques (Etat et région Hauts de France) par voiture produite ?

Quant à la Clio, elle reste au final la plus française des deux car entièrement conçue en France par des techniciens et ingénieurs français. L'assemblage final ne représente quasiment rien en terme de valeur ajoutée et emplois par rapport à tout ce qu'il y a avant. Les sites de R&D (Guyancourt, Lardy, Aubevoye) et les usines de mécanique françaises (Cléon, Le Mans, Ruitz...) de Renault, qui interviennent dans tout le processus de développement et de fabrication de la Clio, représentent bien plus d'emplois directs (internes) et indirects (prestataires/fournisseurs/intérimaires) que Toyota Valenciennes...

Par

Le mafieux de Carlos va leur manquer :bah:

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