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Et si le futur, ce n'était pas l'électrique mais l'essence de synthèse ?

Et si le futur, ce n'était pas l'électrique mais l'essence de synthèse ?

Peut-être ne devrait-on pas enterrer si vite les véhicules thermiques. Alors que de nombreux constructeurs poussés par les pouvoirs publics et l'opinion générale accélèrent le développement des voitures 100 % électriques, considérées comme seule issue possible au transport personnel, une alternative présente aussi de nombreuses qualités : le carburant de synthèse.

Pas de CO2, ni de NOx : les seules émissions d'un véhicule électrique à l'utilisation se limitent aux particules provoquées par les pneus et les freins, c'est un fait établi qui en fait un moyen de transport personnel idéal pour la ville si l'on est réticent à marcher ou pédaler. Mais du puits à la roue comme on dit, c'est un autre problème, même s'il n'est pas très populaire d'en parler : il y a d'abord la production des batteries faisant appel à des matériaux exotiques et rares dont l'exploitation n'est pas sans dommage pour l'environnement, puis celle de l'électricité elle-même pour les recharger, provenant majoritairement des centrales nucléaires en France dont on ne sait pas véritablement quoi faire des déchets.

Certes, il existe des solutions pour ces deux problèmes, le premier par de nouvelles générations de batterie sans cesse en développement, le second en les rechargeant par de l'électricité produite par des énergies renouvelables comme les éoliennes ou des panneaux solaires, par exemple. Mais il existe aussi un troisième écueil dont on parle moins : que faire des véhicules thermiques qui représentent encore aujourd'hui une écrasante majorité des ventes ? Eux aussi ont eu un coût écologique non négligeable lors de leur production et les remplacer, alors qu'ils ne sont pas parvenus à la fin de leur cycle de vie, par des voitures neuves, même électriques, ne feraient qu'aggraver l'impact général sur l'environnement.

 Mais il existe là encore une issue qui pourrait servir, plus ou moins temporairement, à réduire considérablement les émissions de CO2 des véhicules thermiques en attendant des électriques plus matures et plus propres. Comme le décrit l'excellent Yves Maroselli sur Le Point, il « suffirait » de remplacer les bons vieux sans-plomb et gazole par du carburant de synthèse alimenter l'important parc de véhicules thermiques, que ce soit des modèles neufs ou anciens et ce, sans transformation lourde. Le second avantage est que l'on connaît la recette et que l'on sait l'industrialiser. Le second, c'est qu'il peut être produit à base d'énergies renouvelables, comme, par exemple, le méthanol pouvant être réalisé à partir de biomasse. Le troisième, c'est que, stocké sous forme liquide, il peut être distribué par des stations-service traditionnelles. Au final, cela permettrait selon les projections de réduire de près de 90 % les émissions de CO2 d'origine fossile.

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