Et si le prix excessif du carburant permettait de résorber les bouchons du 1er mai ?
Alors que Bison Futé prévoit quelques embouteillages pour ce pont du 1er mai, le gazole à 2,20 euros pourrait bien doucher les velléités de départ. D’ailleurs les ventes de carburant sont en baisse de 18,55 % au cours des quinze derniers jours. Bouchons ou non ? Ce long week-end pourrait donc agir comme un test grandeur nature.

Bison futé va peut-être s’arracher les plumes. Et si, pour une fois, le sachem des bouchons s’était trompé dans ses prévisions ? Lui qui prévoyait une circulation dense en ce week-end prolongé du 1er mai a peut-être négligé un élément : le prix du carburant en hausse et l’usage de l’auto en baisse.
Un tarif qui n’en finit pas de culminer à 2,20 euros le litre de diesel et à 2 euros le sans-plomb en moyenne et qui ne risque pas de baisser de sitôt, puisque le baril continue sa progression et s’établissait à 125 dollars ce jeudi 30 avril.
Les Français roulent à l’essentiel
Le plein reste donc durablement cher et même le plafonnement opéré par TotalÉnergies ne change pas fondamentalement la donne en ce moment. Résultat : les Français roulent moins, et pas que d’un peu. En témoignent leurs passages à la pompe.
Selon le dernier relevé national du Comité professionnel du pétrole (CPDP), entre le 11 et le 20 avril dernier, les ventes de gazole ont baissé de 18,55 % et celles de sans-plomb de 14,5 %. Une différence aussi logique que le prix de chacun de ces carburants.
Les Français ont peut-être chaussé des semelles de plumes depuis deux semaines, et pratiquent une remarquable écoconduite, il n’empêche que leurs déplacements se sont fatalement réduits et se concentrent désormais sur l’essentiel : les déplacements domicile – travail et les autres sorties en voiture indispensables.
Les départs en week-end en font-ils partie ? Pour le savoir, il suffira d’analyser les kilomètres de bouchons après les retours du dimanche 3 mai au soir. Si la circulation est restée fluide tout au long de ces trois jours, on pourra bien imputer le phénomène au prix de l’essence.
Il en faut peu pour résorber les bouchons
Selon une étude de 2016 de la Federal Highway Administration américaine qui fait toujours référence, il suffit de 5 % de voitures en moins sur la route pour que le pare-chocs contre pare-chocs habituel ne soit plus qu’un souvenir. Du coup, avec 18,55 % en moins, les autoroutes ne seraient plus qu’un grand ruban désert ? Sauf que les choses sont moins simples.
Les automobilistes priorisent leurs déplacements secondaires et si leur choix se porte sur ces trois jours de repos loin de leurs pénates, les bouchons continueront de sévir et Bison futé aura eu raison de les prévoir.
D’autant que les modes de déplacement de substitution ne sont pas opérants : même à 2,20 euros le litre de gazole, un trajet en voiture reste plus avantageux en voiture qu’en TGV pour une famille de quatre personnes.




Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération