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Et si on rechargeait sa voiture électrique en roulant ? Stellantis y croit avec "L'Arena del futuro" 

La recharge électrique par induction, on commence à bien connaître, et elle a même souvent été envisagée pour recharger les voitures électriques. Mais la recharge par induction dynamique, c'est moins "courant". Cela veut dire recharger sa voiture en roulant. Et Stellantis, avec d'autres acteurs, inaugure une piste test en Italie : "L'Arena del futuro", pour voir si ça pourrait marcher.

Et si on rechargeait sa voiture électrique en roulant ? Stellantis y croit avec "L'Arena del futuro" 

L'autonomie et la recharge. Ce sont les deux freins principaux à l'essor de la voiture électrique, en France et partout dans le monde. Et pour lever ces freins, les constructeurs automobiles explorent plusieurs pistes, donc l'une est la recharge par induction dynamique. En d'autres termes, recharger sa voiture électrique en roulant.

Dans ce but, Stellantis, qui prévoit d'investir 30 milliards d'euros dans l'électrification et dans les logiciels soutenant les projets de décarbonisation, vient d'annoncer l'inauguration du circuit "Arena del futuro", non loin d'une bretelle de sortie de l'autoroute A35 en Italie, qui relie Milan à Brescia.

Cette association d'acteurs (le groupe franco-italien, plus des partenaires internationaux, des universités, des acteurs institutionnels) n'est pas la première à tester la recharge par induction dynamique. En effet, Volvo en 2013 en parlait déjà, et Renault, en 2017, avait lancé son expérimentation DEVC (Dynamic Electric Vehicle Charging), en construisant une piste de test adaptée à cette technique, mais de 100 m de long seulement.

 

Ici, Stellantis et ses partenaires ouvrent une piste de 1 050 m de long, pour la phase 3 des tests du système "DWPT" (Dynamic Wireless Power Transfer). Grâce au DWPT, les véhicules électriques peuvent être rechargés "sans fil" en circulant sur des voies câblées grâce à un système de boucles placées sous l’asphalte. Ici la piste est alimentée par une puissance électrique de 1 MW (mégawatt). Pour que cette technologie fonctionne, il faut que les véhicules qui circulent sur cette route nouvelle génération soient équipés d’un "récepteur" adapté qui transfère l’énergie, provenant de l’infrastructure routière, à la batterie. De plus, selon le communiqué : "une connectivité avancée garantira en même temps, grâce aux technologies IdO (Internet des objets), une sécurité routière maximale en permettant un dialogue constant entre les autoroutes et les véhicules qui y circulent. Le revêtement des routes sera en outre optimisé pour le rendre plus durable sans affecter l’efficacité et l’efficience de la charge inductive."

Toujours selon le communiqué, les premiers véhicules équipés, une Fiat 500e et un bus Iveco E-Way, "ont déjà parcouru plusieurs kilomètres avec des résultats plus qu’encourageants" (vraiment ? plusieurs kilomètres ?).

Les premiers véhicules à tester le système sont une Fiat 500e et un bus Iveco E-Way.
Les premiers véhicules à tester le système sont une Fiat 500e et un bus Iveco E-Way.

 

Une idée séduisante sur le papier

Et la responsable pour Stellantis de l’e-Mobility Business Unit au niveau global, Anne-Lise Richard de commenter : "Il s’agit d’une solution de pointe qui apporte une réponse concrète aux problèmes d’autonomie et de recharge qui préoccupent les clients. [...] Nous accélérons actuellement notre rôle dans la définition de la mobilité du futur et, dans cette optique, la technologie DWPT nous semble en phase avec notre volonté de répondre concrètement aux besoins du client. La recharge des voitures en mouvement présente en effet des avantages évidents en termes de temps de charge et de taille des batteries".

Sur le principe, l'idée est en effet très séduisante. Si l'on comparait avec des voitures thermiques, ce serait un peu comme rouler avec en permanence une station-service sur le toit, avec l'avantage de ne justement rien transporter en plus. Recharger en roulant permettrait de s'affranchir de la recharge sur borne fixe, ou de l'espacer grandement. Sur la route des vacances, finie l'angoisse de la panne d'électron, pas de risque d'attendre devant une borne occupée ou de faire face à une borne trop souvent hors-service.

Cela décuplerait l'autonomie puisque l'on pourrait récupérer pratiquement autant d'énergie qu'on en consomme. Renault parlait à l'époque de pouvoir charger à une puissance 20 kW en roulant à 100 km/h.

Et cela permettrait aussi de réduire la taille des batteries, puisque ces dernières se chargeant en continu, nul besoin d'embarquer des grosses capacités pour aller loin. Cela fait gagner du poids, donc de l'efficience, mais aussi rendrait les VE moins chers.

Mais ça, c'est dans le meilleur des mondes. Car quid du coût de remplacement des routes et autoroutes actuelles par ces routes 2.0 ? Du temps nécessaire à la réalisation de ces chantiers ? De la compatibilité des VE actuels avec cette technologie ? 

Et quid aussi du rendement de cette technologie ? Et donc de son côté "écologique". Car s'il faut envoyer 40 kW à la voiture pour recharger à 20 kW, ce n'est ni écologique, ni économique.

 

 

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