Faire des économies avec des pneus premier prix ? Voici pourquoi ce n'est clairement pas une bonne idée
En ces temps difficiles et de recherche d’économie, il est tentant de se diriger vers des pièces détachées à moindre coût. Mais, il y a bien un équipement qu’il faut éviter de négliger à tout prix : le pneumatique.

Tous les postes liés à l’automobile augmentent : les prix à l’achat, la réparation, le contrôle technique, l’assurance et bien sûr l’entretien. Espacer davantage les révisions est de plus en plus courant pour de nombreux automobilistes. Pourtant, le bilan 2025 du contrôle technique se veut rassurant : le parc vieillit, mais le taux de contre-visite reste stable.
Dans les motifs de refus, le pneumatique arrive toujours en deuxième position. C’est souvent le parent pauvre de votre auto, celui qui peut « encore attendre un peu ». Il faut savoir qu’il joue un rôle primordial pour votre sécurité. C’est le seul élément qui relie le véhicule à la route et la surface totale de contact n’est pas plus grande qu’une feuille A4.
Remplacer ses pneumatiques lorsque le témoin est atteint revient donc à du bon sens. Seulement, la facture est souvent salée : comptez 100 € le pneu dans la dimension la plus courante (205/55 R16 91V) et près de 25 € pour le montage. Pour le remplacement de deux enveloppes de type Continental ou Michelin, votre compte sera délesté de 250 €.
Avec de tels tarifs, la tentation est grande de choisir ce qu’il y a de moins cher. En cherchant rapidement sur les sites spécialisés, il est possible de diviser la note par deux ! Ils se nomment Roadhog, Sunny, Milestone, Landsail ou encore WinRun et coûtent moins de 45 euros l’unité (dans cette même dimension). Ils sont bien sûr ronds et noirs, comme tous les pneus, et répondent à l’étiquetage européen. En plus d’être homologués, certains obtiennent un « B » au freinage sur sol mouillé. Tous les feux sont au vert ?
Un choc à plus de 50 km/h

Pas si vite. Ces pneumatiques, souvent d’origine asiatique, sont de très mauvaise facture. Leur niveau d’insécurité est tel qu’ils peuvent vous mettre en danger au moindre freinage un peu brusque. Dans le cadre d’un test effectué par le TCS (Touring Club Suisse) lors d’un freinage sur sol mouillé, les techniciens ont découvert que là où le pneumatique Continental s’arrête, la même voiture équipée de pneus DoubleCoin DC99 roule à une vitesse résiduelle de 52 km/h ! Ce dernier a besoin de 25 mètres supplémentaires pour se stopper totalement.
Autre exemple, lorsqu’un véhicule était arrêté avec des Goodyear (freinage de 80 à 0 km/h sur le mouillé), le même véhicule équipé de pneus Syron Everest 2 roulait encore à plus de 45 km/h !
Dans ce cas, comment ce type de pneumatique peut obtenir un « B » à l’étiquetage ? La bande de roulement peut être composée de plusieurs couches dont la première, celle qui est testée, assure un meilleur grip. Cet avantage est temporaire puisqu’avec l’usure, cette fine couche disparaît et laisse apparaître une nouvelle à la qualité encore moindre. Le freinage n’est pas la seule problématique, le grip latéral et la résistance à l’aquaplaning sont aussi des critères aux performances mauvaises.
Des pneus qui durent moins longtemps
En plus de vous mettre en danger, de même que les autres usagers de la route, l’économie réalisée à l’achat est petit à petit grignotée. Selon les profils, leur longévité est moindre. Lorsqu’un Michelin e.Primacy est donné, d’après le TCS, pour 71 500 km, une enveloppe de la marque Zeetex dépassera difficilement 20 000 km.
Un dernier argument pour la route. Fin mars, Michelin a procédé à un rappel pour un défaut d’étanchéité sur l’un de ses produits. Les fabricants de ces pneus exotiques n’ont sans doute pas la même préoccupation dans ce domaine.




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