Ferrari va peut-être devoir négocier avec Mazda avant de sortir son premier modèle électrique Luce
Même si Ferrari affirme détenir les droits d’utilisation du nom « Luce », celui de sa première voiture électrique, il risque tout de même d’y avoir un problème avec la marque Mazda qui possède elle aussi ce nom sur son marché domestique.

Oui, les clients de Ferrari pourront bien opter pour une voiture entièrement électrique dès cette année. La marque au cheval cabré se prépare à lancer la Luce, une automobile à quatre portes équipée de quatre moteurs électriques et de grosses batteries au lieu de l’habituel bloc thermique (à six, huit ou douze cylindres selon les modèles). Le style de son intérieur, dévoilé il y a quelques semaines, a d’ailleurs déjà fait beaucoup parler.
Mais s’appellera-t-elle bien Luce ? Lors de l’officialisation de ce nom, certains s’étaient étonnés de le découvrir sachant qu’il correspondait à celui d’une autre voiture : la Mazda Luce, commercialisée entre 1966 et 1991 (sous de nombreuses formes et générations de modèle). Ferrari a récemment précisé qu’il avait réservé ce nom sur le plan international afin d’en avoir l’exclusivité.
Et au Japon, comment fera Ferrari ?
Mais comme l’indiquent notamment les journalistes d’Autoblog, il y a quand même toujours un problème pour Ferrari à ce niveau. Le constructeur italien a bien déposé le nom « Luce » au registre du WIPO (World Intellectual Property Office) ainsi qu’à l’EUIPO (European Union Intellectual Property Office). De cette façon, Ferrari détient l’exclusivité de ce nom dans l’ensemble de l’Union européenne mais aussi dans les 194 pays concernés par le WIPO, dont le Japon.
En revanche, Mazda vient aussi de réserver le nom « Luce » au Japon. La marque l’a fait précisément trois semaines après que Ferrari a dévoilé les premiers éléments sur sa voiture électrique. Ce nom « Luce » n’avait plus été utilisé par Mazda depuis 2017 et le concept-car Vision Coupé Concept, encore assez récent donc.
Quelle issue à un éventuel conflit ?
Le Japon fait bien partie du registre WIPO mais en principe, la loi nationale prévaut sur ces droits internationaux. Si Mazda et Ferrari s’affrontent en justice au Japon au sujet de l’utilisation du nom Luce, la marque d’Hiroshima pourrait réellement empêcher Ferrari d’y revendiquer ce nom en cas de victoire. Or, le marché japonais est justement très important pour Ferrari puisqu’il s’agit de son troisième plus gros dans le monde en termes de ventes. Bref, la marque au cheval cabré va peut-être devoir négocier avec Mazda.













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