Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Téléchargez nos applications

Disponible sur App StoreDisponible sur Google play
Publi info

Nanoflowcell Quantino : une production envisagée pour une technologie révolutionnaire

Nanoflowcell Quantino : une production envisagée pour une technologie révolutionnaire

Imaginez une auto électrique que vous n'auriez jamais besoin de recharger, et qui n'a besoin que d'un plein d'une solution un peu spéciale pour fonctionner, tous les 1000 km environ. Dites-vous que ce prototype existe déjà et roule depuis déjà quelque temps. La société qui en est à l'origine explique être en contact avec un constructeur majeur pour une mise en production du groupe motopropulseur.

Nanoflowcell est une marque spécialisée dans la fabrication de voitures électriques, et son concepteur, qui reste toujours un peu mystérieux au sujet de son brevet, vient d'annoncer qu'il était en contact avec un constructeur majeur (et qui n'est pas allemand) pour l'industrialisation de la motorisation inédite de sa Quantino, qui pourrait devenir réalité d'ici 4 à 5 ans. Baptisée familièrement l'auto qui roule à l'eau salée, qu'en est-il réellement ?

 

Comment ça marche ?

Nanoflowcell reprend une technologie abandonnée dans les années par la NASA : les batteries liquides. Jugées trop peu intéressantes dû au fait qu'elles n'ont pas un pouvoir calorifique assez important (à titre d'information, un litre de diesel produit 10000 W/heure, alors que ces batteries sont à 600 W/heure, mais leur rendement est de 95 % quand celui du diesel est de 20%...), ces batteries ont été depuis améliorées par Nanoflowcell.

Concrètement, il s'agit de deux liquides séparés (un électrolyte, et un autre liquide utilisant la nanotechnologie et donc Nanoflowcell ne dit pas grand-chose) qui circulent dans deux chambres différentes séparées par une membrane pas totalement imperméable. L'échange d'ion entre les deux compartiments au travers de la membrane permet de générer de l'électricité. L'eau produite est soit vaporisée, soit stockée, tandis que le sel de l'électrolyte est stocké dans un filtre spécifique.

Les avantages d'une telle technologie sont nombreux : facilité de stockage (le liquide n'est pas dangereux), facilité pour "recharger" (il suffit de faire le plein, comme n'importe quelle auto), et surtout la possibilité de tourner à des voltages très faibles (48 Volts, dans ce cas précis, alors que des autos comme la Tesla à batteries classiques tournent à des valeurs nettement plus hautes). Cela donne un montage moins contraignant au niveau du câblage, sans pour autant sacrifier les performances. La Quantino revendique 105 ch et un 0 à 100 en moins de 5 secondes grâce aux quatre moteurs électriques Bosch (un dans chaque roue).

 

Une vraie révolution ?

Evidemment, il reste tout un tas de questions au sujet d'une telle technologie. Le fameux liquide, tout d'abord : est-il compliqué à produire ? Polluant à produire ? Utilise-t-il des composants rares ou compliqués à fabriquer ? Les questions sont nombreuses. Le concepteur, Nunzio la Vecchia, annonce un bilan carbone totalement neutre, en tenant compte du carburant...

Et que dire du prix potentiel d'une auto dotée d'une telle motorisation si elle devait entrer en production. La batterie liquide est une technologie de pointe qui n'a jamais vu le jour en automobile. Difficile, donc, de donner un ordre d'idée du tarif d'une auto d'un grand constructeur équipée de ce dispositif, mais si les réponses à toutes nos questions étaient en fait simples, on tiendrait alors une vraie avancée dans le monde de la mobilité électrique, surtout si le liquide est facile à produire et pas nécessairement polluant. Autant dire qu'il faudra suivre tout cela de près.

 

 

SPONSORISE

Toute l'actualité

Commentaires ()

Déposer un commentaire